
il cl<>l.-i'miiiri' l'espèce, parce >iuc An'sioie o négligé d'en don-
„w U a«cnplioi> i), Alcl.-ova.)de î ) imiie IWmple de Ucl..„,
en déoiiva.u el en Hgiu-anl le l.oheicau sous le nom de
.Siiiihiil. l'empèeUe pas il
le3), comme espèce pai'lic.iiièie, le Falco avborealis tl'Mberl
le gi^aïui. «ny 4) fnit »"ssi menlion (lu Sul.luueo cl du Dcnarofnlco
tomme de deux espèces dislincles. Friseli 5) en doi«-
Iiuiil une bonne fignrc <ie Tadulle dii liobeieaii, lui attribue
1res mal à propos les noms de Rocliicv, I.khofalco ou Esalon.
HvissonÔ) a le premier i-éuni nn bobei-cau le Falco arboreatis
d'Mbert le grand ou le Ücndrofalco de Gessner, mais il emploie
ce dernier nom pour di'signer l'espèce. Linné 7), ajant
suivi cel exemple, pi efèi-e ce|.endanl le nom de Falco siibbulco
¡1 celui de Dendrofalco, el à dnter de celle épociiie, le boberean
ligure dans Ions les écrits des 11 a Ui m lisies, sous la dénomination
laiine de Falco s.ibbuleo. Il existe, dans les diffémits ouvi-ages
d'Iiisloire nalnrelle, un grand nombre de figures plus ou moins
bonnes du hobereau; nous nous bornons ù cilcr celles conteimes
dans les ouvrages de UuiïonS), de Borkliausen 9), de ¡Saumann
LO) el de Gnnid M).
Le liobei'eau porte en anglais le nom de «liobby.. En Allemagne,
il est assez géné«denieut connu sous cclui de Raïunl'alke;
cependanl, la plupart des naturalistes allemands modernes
onl cru devoir suivre l'exemple de iSanmann, qui a conlïix
à cetle espwe le nom allemand de I.ercbeiifalke, oc fjiii
signifie faucon aux alouettes. U-s fauconniers hollandais se servcnl
indistinctemenl, pour désigner le hobereau, des noms de
.boQmvalk.' et de «molliel.; mais ce dernier mot est évidemmeiiL
corrompu de <baillet>, usité du temps de Merulu la),
hobereau a été observé dans presque toutes les parties
lenipérées de l'Europe; il babilc aussi la grande Bretagne i3)
et la Sui-ile méridionale i4), mais il ne se trouve, ni en Islande,
Iii dans le nord de la Scandinavie, Il est commun en Hollande,
en Fnuice el en Allemagne; les naturalistes italiens en fonl iiieiition
coniitie d'un oiseau généralemenl connn dans leur pays;
Küsleri5) l'énumère parmi les espèces de la .Sjrdaigue, et le
comte von der Midile 16) constate qu'en Grèce >1 est commun
en hiver, mais qu'en élé il babite de préférence la Rumélie.
I.es vovagcm-s hollandais cl Mr. Smith onl recueilli des individus
de celle espèce au Cap de lionne Espérance; Pallas dit qu'elle
se trouve en abondance dans loiue la [lussie et la Sibérie jusqu'au
Kamtschatka 17), el le musée britannique 18) en possède
un iudivi.lu originaire de la Chine 19). En clé, le hobereau babite
du pnU'éreiice les petits bois, oii il établit son aire sur les
arbres élevés et près de leur cime. Les oeufs, au nombre de trois
{1 <iuatre, sont d'un blunc sale, recouvert de tous entés ]>ar des
Il bn
is di.stii
•. les
préféi-ence la cbasse aux alouettes qu'il a l'Iiabitiide d'ace
pagner loi-s de leurs migralions. Il se nourril également d'.ii
oiseaux de petite taille, particulièrement d'hirondelles, et a
voit souvent poursuivre ou prendre toutes sortes d'insectes,
à défaut d'autre nourriture, soit i)ar prédileclion pour ce g
(le cbasse, soit lorsqu'au jeune âge il n'a pas e
asseï de dextérité pour atlraper les f
li formen
proie favorite.
Lc hobereau est le plus doux et ie pins familier des oiseaux
de proie d'Europe; il s'apprivoise facilement, surtout «¡uand
il a été enlevé du nid, et son éducation ainsi que son alTaitage
ne demandent <|ne peu de soins. Excellent voleur, celle qualité
el celles que nous venons d'énnmérer le l endraienl très précieux
pour la cbasse au >ol, s'il étail doué d'un caraelère plus féroce el
pins sanguinaire, el s'il savait se servir avec plus de dexlérité de
ses series. Itéduil en captivité, où il ne (icul exercer ses foive.s
comme à l'étal sauvage, on ne parvient pas même à lui faire voler
des alouettes qu'il sait cependant fort bien attraper, lors<(u'il
se trouve en pleine liberté; aussi arrivc-l-il souvent qu'au lieu de
poursuivre le gibier, il s'amuse il faire la cbasse aux hannetons,
anx sauterelles ou ii d'autres insectes qu'il rencontre dans les
aiis. Ne pouvant cire employé avec succès ([iie pour le vol des
oiseaux sillés on d'échappé, ce faucon n'est nullement estimé
aujourd'hui, el on ne le voit jam.iis chci les fauconniers. Il
parait cependant que d'autres peui>les en fonl encore usage;
car Pallas 20) conslate que les Cahnouks se senent de celte
espèce comme oiseau de cbasse, cl on voit par une notice
publiée récemment par Mr. Hrummond llay^ii), que ce petit
faucon est fort en honneur cbej; l'empei-eur de Maroc. Quoique
les anciens fauconniers aient l'ail peu de cas du bobefait
mention qu'en passant, ce faucon n'en a pas moins acepiis
une certaine célébrité, parce que c'était l'oiseau choisi de préférence
par la jeunesse 23), p r les oiseleurs îii) el en général
par des personnes, dont le rang el les moyens ne leur pei'-
niellaient pas d'enlrelunir des laiicuiinorics; de là proliabiemcnl
l'usage qui existe dans quelques pi-ovinccs de la France, de
donner le nom de hobereau aux petits spigneura ou aux genlilsbommcs
de campagne q<ii font de la chasse une afi'aire de
prolit plutc'u que de plaisira.Î).
LE FAUCON s.tPiiiB. - Il existe en Syrie, en Grèce, en Sardaignf
et ilans [ilnsirurs nariies Jn midi
de l'Eui-opi
ipii dépasse
dont le ph
iiiers. Artbeloucbe de Alagona .) l'appelle Faucon .Saphir, el
i-ti parle dans les termes suivants: « Le Faucon saflir se cognoist à
.. ce qu'il a le.'i couteaux plus longs que la queue, e.t a les signes
seinblans au Pelerin, sinon qu'il e-st plus petit.» D'Arciissia 2)
le nomme Faucon Tagarot; voici ce qu'il en dit: ..le vous pon 1-
• rois discourir dti naturel des Faucons Tagarots: niais poui-ce-
.que bien nremenl on en recouMe, ce ne serait que gasier
»du papier: et d'ailleui-s je ne leur ay jamais veu faire chose
«ipii mérite d'cslre recilée, pourccqu'ils ont le corps fort pendil
à proportion de Icuis ailes: ce qui fait qu'ils craignent
" fort le \enl. Toiitcsfois il se peu! faire, c[u'aux pays, ou il n'en
ufait pas tant, ils peinent mieux faire qu'ils ne fonl au nosli-e.
» \ucuus ont pris des Fakpicts 3) pour des Tagarots, el .se
..soiu trompe/. Ce.si oyscau est aisé à discerner d'avec les aiiccircs,
pour avoir le vol cMieniement lung, la main grande,
..et verte ou bleui', comme celle d'un Unier, et la tele grosse.
"Quant à .sa naUu'e, touchant les purgations, il est comme le
.Tiercclcl de Faucon, sinon qu'il est encores moins rolmste,
-combien qu'il soit quelque peu plus gni i id.C'est évidemment
le faucon, apporté du nord de l'Afrique, dont parle
llubcr4) et dont il donne la figure, mais ipi'il désigne mal
à propos sous le nom d'Alcthe. nom onqiloyé avant lui par
d'Ai-ciissia pour <!ésigncr un autour des ilcs Acores, ili.nt nous
parlerons plus bas.
Ce faucon, dont ic peut guere ti<
; facilement du hobci taille plus fort
par .sa ipicue pi'oportiounellemcnl plus toi
les de son plumage. La femelle porte quinze pouces en longueur;
ses ailes sont longues de douze |)ouces et demi, la ([ueiic
offi-e six ponces et dix lignes. U licrcelel est comme d'onlinaire
plus petit, ses ailes ne portant que onze pouces, la queue
que six |)0iiccs on longueur. U' doigt du milieu de cctle espèce
est long d'oii\iron nu ponce cl trois lignes. La cpieuc est poiu'-
vue lie (piatoi7.e il i|uiiize bandes tiansvcrs^dcs d'un lu'iiii rongcAtre
très paie, qui s'cllàceiit ord in ai renient .sur la barbe externe
des pennes. Les jeunes sont d'un brun foncé, avec les plumes
<iu veiilre cl de la poitrine bordées de brun ronge. Le front,
aiitcrieiire du cou e» les plumes des pieds
iigeàtrc clair, et pourMis de taches longia
gorge.
t ta
11 disti adultes
«n'rcnl. à l'cxeeptian des Uuidcs .. la que
teiutc uuiformc d'un In un-noir gri,
( x faucon olisi'né, lors de l'éiioipie de la piX)|>agalion, sni
les <'<',lcs racaillcuses de la Sardaignc, y pond ses oeufs dan.
Us e s i-ocbei
t. Ces iEuls, au nombre de trois, i'cs.seniblenl
es à ceux du tiobereau, mais ils sont un lieu
déxeloppés, celui du milieu n'ofTrant qu'ciniron un ponce ei
longueur. Les ^rri a ™nl dt- eonlctir janne, ainsi que la liri
loiïqu'elles sont pliées, n'atteigncnl |>as justju'à l'exl.vmilé d.
la queue; elles portent en longueur neuf ,>OUCM et un qiiar
à neuf pouces et trois quarts. U queue, longue de six poii
ces ;i six pouces et demi, es! huge el en forme d'éventail,
\ u jeuiie âge. couleur dominante des parties supérieure
csl un brun rougeiitrc sale et peu foncé, inlerrompu sur la 1,U<
pardc.s taches noirilres longitndinali«; sur le dos el les aiie»
de larges taches liansvcrsales de cette même teinte. Li queue
blaiicbàti-e à l'i-xtrémilé, offre, outre une bande terminale Irè
large, dix à onze bandes noirîitres bcaiit.iup plu Les
, bordées de blanc < poun
.•s parlie-s inférii
IS de l'oiseau, 1
les plum
, beaucoup plus paie (pie celle du de..;-
.1 blanc, notamnie.il sur la gorge, sur ie
à l'exception des dernières, pourvues
de taches longitudinales d'mi l.ruu nointre, le plus s<iu-
>enl très larges, cl en ibrme de larmes sur le ventre ou sur
les plumes des jambes, oil elles sont .isscz pelitiis. Li tache en
lient marqui'e. La i'cmelle adulte
iiK la livr urfaite
ives. Il
«jolie
et assez itifl'éreiile de celle de la femelle adul
A CCI Age, il a le dessus el les ciblés de la tète, les )>artlis
postérieures dii dos avec les couvcrtiircs siqiérieures de la queue,
ainsi que la queue même, d'un beau grls-ccndré. large buiidc
nul disparu. Le dessons de la <pieuc est blimcbàtre. I,<.s rémiges
sont, il l'exception de leuis taches claires, d'un brininoir.
U- manteau est d'un brnn-isniv couleur de caiielle, et
orné de tacbe.s noires en larmes ou en ca-ur. Enlin. la tehiic
des partie.s inférieures de l'oiseau esl plus pure et tirant au
gris-rongeàtre, el les laclies qui onieiit ces parlies, sonl petites,
longitudinales sur la poitrine, en forme de gouttes ou de
liirnies sur le ventre el sur les flancs.
Il est é>ideut que les aiirl.-ns Grecs et Romains ont dû
ignore sons quel nom ils l'ont désignée. l'Insieuis naturali.stes
onl cru reconnaili.c dans cel oiseau le Ceneliris dont Vristote.
Pline et Élieii font mention, cl ils onl ég.ilcment rapporté ¡1
cette esp(.ce le 'l'iniuniculu.s de Cohnnelte 7; et de Pline«),
quoique ces auteui^s se soieiil bornés .'1 dii^e, en (urlaiit de
leurTiiumnenliis, que c'est un niseaii qui niche dans les édifie
« et qui défend les pigeons en i-ponianlaiil le» é|)ervicrs.
Nous a^ons déjii conslalé plus Imiil, en tmitanl du lanier.
.¡n'All-ert le grand indique la ercsserelle sous le nom de .riibciK
lanarius.Ç)) que fou appelle en aile d, dil-il. Swei-
G...
iai.s.sal>te (le la crvs.serelle <[u'il (téc