
Cl'oix de May, qo'il esl Icms de metire les ovseoi.lx en nnië,
IPS Veneurs vieniicnl lous habillis de verl avee lems Ironipes,
cl les Faiiiconniers liors de ta Cour, [loiir ce <]ii"il failli qu'ils
iiiDUent Iciis oyseauh en mue cl le lemps des Vcnciii^s approche
poin' courir les cerfs à force, et quand
Croi!:
|>our qi
eliasso lous
valent pins
plus de ph
peul moi
ia Saínele
à )a Conr,
chenils, el
t!o Sei>leml>re, le Grand Fauicoimi
ce qu'il esl lenips de niellre les Cli
les Venenrs hors de la Conr, car 1rs cerfs lie
•ie»; mais le Roy qui esl à pn^seiil l) fnici loul
•nr il chasse liyver el csic, et prend benucoup
iir à la Venerie, qn'il ne faiel à la Fiiulcomieric,
cr la despcrae de la Faulconnerieà Ircnic-six mille
l'élat du dict Grand FaulconnierT..
chasse au vol il'élail pas moins eu honnenr chez les
sureesscui^s de F.'ançois I de la race des Valois c|ne dans les
i-i'gncs prrecidenis. PInsiuui-s ouvrages sur celle matière, qui
eut paru à ecUc époiiue, en sont témoins. U'Areussia a) dit à
ec sujet: "Feu Monsieur le duc de Guise alî'eclionnait beauconp
les oiseaux. Monsieur le conncsiable, cl tous ceux de sn maison,
ont tnusiours Icun lui grand nquippage de Faulconnerie; et si
la Vcnevie u'y esloit omise: ce que j'ay veii du regne de Gbarles
l.\ el de Henri III. De ce mesme temps, feu Monsieur le
(;.'!mil Piieur de France Ilci.ry rlWngoulesme, lils naluicl du
y Henry II,
c Gouv
il à la Faulc<
oi^di e, . e depui,
lai'les IX cependant parait avoir eu de la pr<Milee
5nerie et noiammcnl pour la rhasse au cerf, su
lui-uicme composé nn Irailr 3).
ciu'i IV aimait beaucoup la chasse au vol, sani
r ¡1 la vénerie. -Sidly lappoile
necdot.
e panie de chasse que 1 1606, s
ualin, et il vonlail dhicr des peMieauí
l'oiseau. Il dis» e les II
ait levé un
I preudi-ait
Irndres que quand on Its prenait de celle suric et surlout
,|uaud il pouvait les arracher lui même à l'oiseau .4). — lleiua
IV di5,iil nu jour au iHitour de la chas.sc. «J'ai eu uii fort beau
jonr de chasse; mes oiseaux oui si bien volé, el mes levricre
ont si bien couru, que ceux-là ont pris forrc perdreaux, el
reux-ci trois grands levrauts.» Sully ajonic: « l.a chasse tenait
loujours, comme à l'ordinaire, un des premiers rangs parmi
SCS iliverlisscmeuls» el il dit ensuite, en parlaiil des chasses
<iuc Henri IV faisait en 1607, à Fonlaiiicbleau: .Sa Majesté
a])rrs avoir chassé le malin ii l'oisean, avait fait une chasse
au loup, et fini s:i journée par une li-oislcme au cerf « 5).
l/iuls \IH crpi'iniant surpassa lous ses prédécesseurs et pcutélre
aussi tous les rois de l'Europe par son amour pruir la
chasse au vnl, el faisait des dépenses énormes pour cijlrcli
nir un alllrail de fauconnerie aussi complet que possible.
Ou trouve :i ce sujet des détails cui'ieiix dans l'ouvrage de
'cussia qui était âgé de soi
publication de la principale édi
peu
le rai, quoique déjà marié, •
npruulons les détails sulvanis. L'auleui
méialioii des différents vois entretenus pai
du Millan, de l'Aigle pescheur, du Millan
es semblables oyseaux, se faici ancc dc.<
époque de la
•ailé 6), tandis
dlbord l'én.i.
ce roi7),, , Le vol
loir, de la Buse, el
Gerfauis, lien-ciels
de Gerfaut, et Sacres. I.c vol du Héron; auec des Gerfaux,
lien-elels <le Gcifaul, Sacies, Sacrcis et i'aucons. Le Fauper-
Irieu 8), le Jean-le-blanc, l'oyscau sainct Martin, el le Cbabuan;
e prend avec les Faucons qui volent pour Corneille. La Cannepeliere,
le Courly, le Cbouquas, le Hoberean, le Corbeau,
la Corneille, el l'Esparuier; par Faucons. I,c Canari, par
lis; c'est le vol pour rivière. f,i- Gabereaug), la Poule
la Chouette, l'Arondelle de mer, la Crosscrrlle, et h-
Li par Tiercclels de Faucon. Le IJulor, ).ar Saciéis. Le
et le Sabal 10); par Ticreelets de Faucon de passage.
U-I Perdrix, par Ijniers, Sacres, Saciéis, Faucons el Tiercelets,
15 el Tiercelets, el Alelíes. La Caille, par Espernier,
erillons. L'Estournean par Knierillons. I.c I.ieui'e, par
Gerfauts, Alphanels, Sacres, Laniei-s, cl Autouiï. Le Lapin,
.•s et Tiercelcis. Le Vol de la Pie se fait par Tiercelets
i et Esparuiei's on compaignie. La Huppe, se jirend
Emerillons. Le Geay, le Pinssoii, la Gorge rouge,
u Marlinel, l'Oeil de lîoeufii), la
•ert nu Bechcboys, par Esparulci-s.
irillons, ou l'Esparuier. Le Merle,
r. L'Alouelle legere, el le Cochev>;
le, par trois Emerillons. U' lîalle
t Halle des champs, par Esparuim. Le Moyncau,
richon ouKovieletia), par
s, Emerillons, cl Pigrieschcs. I^ Chauue-Sourv, par
de Faucons niais, et par Cre-werellcs. Le Pigeon
.•illé, par Emerillons, el Tiercelels de Faucon.. D'Vreussia
larle ensuite de l'ordi'e de la Fauconnerie du Roi dans h's
ermcs suivants i Le Roy se Iciie au poiiil dn iour, prie
Dieu en son Oratoire; puis desicuiie: cela faicl il monte an
;abiuel des oyseaux, oii il y a des Gerfaux blancs et d'aiilre»,
des Tiercelels de Gerfaut blancs et autres, des L-iiiici-s commuiis
el Sacrcls, des Uiiiicrs de
e Pesche'
Mésange. 1
lerillons, ou l'Espar
par deux Emerillons
par lisparu
Tici-celel
isie, et leurs Ui
nils, des Faucon,
Tagarols, et leurs t
Emerillons, des Aui
is, (les Hoberea
Falquéis: Et general
desquels le sieur d
oyseanx du CabincI
le pelitUuis.son,ctSi
i, des Fan Fauco
niais, des Fau
des Mue/, en
IVlegri,
\nlenai.-es, desiai;
d'hommo,dcsI-ai.
ercelels de toules sorics; dcs AIrlles.
ours el Tiercelels, des l^>aruiers et 1
IX, des Crciscrelles, dcs l'igricsches,
cnicni de lo\iies es|>èces (l'oyseaiix do pi
• Luync en a la cbargr, poui' esire le,
<bi Roy. Et suubs Ir dil sieur de Li
m frèrc, que .Sa Maicsié nomme ltni.s.so
de Chaslaigiicrayr esl Grand Fancoi
oyseaux, portant les veruelles du Roi, le recognoisseiil, comme
a esté iugé par arrest du Conseil: Le dil sieur Enon m'a
asseuré avoir ceste année sept vingt pièces d'oyseaux sous sa
charge, pour laquelle il a payé cinquante mille escus à monsieur
de Viéville. U sieur de I.uync a la charge du Vol pour Millau,
duquel le sieur de Gulenet son frère est nyde: pour ce vol
il y a dix hommes enl^lenus. Outre cela il a un Vol pour
Corneille, et autre Vol pour les Champs, el le Vol des Emerillons.
U Vol du Heron, esl sous la chai'ge du sieur de
Lignié; Il a douze oyseaux entretenus, bien qu'à présent il y en
ayt plus; outre cela il a quatre lenrieis cl quinze hommes.
Pour le Vol de Corneille, les sicui-s de Ville et de la Roche,
le tiennent à moitié. Ils ont vingt quatre pièces d'oyscaux
entretenus, et seize liomines. Le vol des champs est en la
charge du sieur de Lassou, qui pour eest effect a certain
nombre d'oyseaux entretenus, six hommes, et dix-huit épaigneux:
il a aussi le Vol pour Pie de la grande Fauconnerie.
U Vol pour riuière a pour chef le sieur du Buisso
noler que de chaque volerie il y a double Vol. 11 y
pour Hei-ou, et un autre pour Corneille, sous le n
la (-„.rderebe, tenu par le sieur de R-iy, oil sont e
seize hommes et dix-huit oyseaux; les chels soul,
nai-quis de Rambouillel:
Il làu
alterna
le p,oi
emeni de la dile Garderobe. Plus
r Gentilhomme, il y a un Vol pour les .
Vol pour Pie, de quatre o
nsieur de Pallaiseau, a enc
,. Mo
Cl dix-huit
r do Rouilly,
.s par :
auleur, auquel nous avons eniprunic ees délails, raconle ensuilc:
«Coimne le Roy va á la Cbasse el ú quels ioui-s. i), Les iocns
pour le plaisir de la chawe du Roy suni le I.uiulv, le Mcrcretly,
el le Sainedy: il y va aussi les aulres ioura, .s'il l^^• a
alKures im|>orlanle.s. Le Diinauche il rem))loyc h .s<.ruir Uieu,
pour cslre sa Majeslé le f.ls aisué de TEglise cu effect, comine
de nom: el méme les ioui-s de chasse il n'v va iamais cu hvver
ipiil nail ouy sa Mcssc de grand matiii:' Puis 11 disiie: Kl á
dix heiires, eiilre dans sou carosse et s'cii va, ou vei-s le U.iis
•le Vincennes, ou vers S. Cloud, ou dn eoslé de sainct nmis:
les issues ,le Paris cxtremeiucnl bellos
ixqueis le lioy so plaist le plus. 1! a d'ordi
propri
un bou nombre de Scigneui-s, qui l'accompaguenI
compagnie de Cheuaux Icgers, conduite |)ar monsieu
\ul pour Milan el les Emerillons, •
ndemout esl lonioui-s prcs de Itiy;
trois des plus accomplis genlilshor nmes de ia Cou r, el dn
Sa Maiesié fail beaucoup de cas. lanl pour leur melile
toutes choses. cpie pour osire pa. •lirulieromeut t. és-capabi
ru cette sriem :e. El ie puis «lire que iamais un ne voI:i
bien eu Frauc< qu'on fut anionrd-hny. Jamais Roy n'eul la
lie do si bous oyseaux que «1 .Maje, Ué a de presela.
J- SO
Do tout
parts on les hiy apporle seaehant comnu- il ayme. I.e-
Grecs luy apportent les Sacres, les Hollaudais Ic-s GcifanLs: Ic
pre.<enl annuel vienl de Malic, duquel sa Majeslr me donini
de sa grace un Sachet le moys passe, .pie ie cberis a rcs^l
do ma vie, le noinmant le Real, pai-ce qii'
elle l'honora de ce
ainsi. Je dis aussi
propres pour faire h
vols SI is de e
n, et me commanda de le nomnicr
iamais Roy u'eul de persounes plus
•oler que mainlenant; el qu'on regarde
ques an dernier, (out y va par ordre.
: il fait beau voir tous ces chefs des
vingt Faneomiiers porlani les oyseaux,
es de sa Majcsle: Puis qnali-e aulres
:irer le Milan, les Conioilles, la Unse,
le Fa<ix|>erdri<
et lous vcsius des lii
poriain les Ducs pour
la Cresserelle, le Corh
qui viennent au Duc pour le bnirelcr. Ces quatre,
que le Roy est à deniyc lieue des faubourgs de Paris, el en
pari oii l'on puis.sc commencer à voler, vont deux deçà el
deux de là des ailes du chemin que Sa Majesté fail: el faisant
voler letirs Ducs, ils attirent de toulea sortes de ces oyseaux;
et aussi tosl qu'on les void venir on cric pour aduerlir. Milan
milan, Corneille corneille. Corbeau corbeau, Cresserelle cresserelle;
ainsi des autres. Et s'il se trouve quelque soupçon
d'empesclienicnt, soit de quelque bois, ou maison des champs,
ou village trop proche, on jette un Duc à cinq cents pas de
l'antre; et dp l'un à laulre on alliie ces oyse
commodément, esloignant pai
lieu o
e les
Corne Alor
le Roy de sou carro.sse it monte à cheval, el inconlinenl on
luy apporle tel oyseau qu'il demande, ou bien le grand Fauconnier
présenté à .Sa Majesté, l'oyseaii le plus propre à ce
(pion prêtent de voler. El à ce point chacun s'arrcsie pour
n'approcher li-op le Roy, el ne luy ilonncr de l'empcsohempnl
à son vol». — Comme il seruil trop long de reproduire ici
la description des diiTorenls vols exercés par Louis Xlll, nous
finirons par faire observer .pie la Reine prenait quelquefois
:s chass !l que le Roi I
c jardin
es relevée
il Ixisse volerie. On fa
:i méme s'anius:
is |.ublices à CCI
sillés i
ive. cnmb ie.i te goût de la
D'Areussi a , ) mande que,
r aux ine linallons du toi,
.•s, soit ec clésiasiiques, gens
des lerrei : où ils pouvaient
nx. Ils 11' exerçaient c<-(,cnisait
à cel te é|>oque veni.-,
mes les p; irties de rEur,.|)e
es. D'Arcu ssiaS). par exempio,
dil avoir e
magne, de Suis
de la Barbarie,
d'Vlexandrie, de
e Tunis, de Malte,
¡les do Majorque
2 de Flandre. d'Allelelquefóis
des Indes,
le Sicile, de Candie,
el de Coi-se, et de
de Glande de Morais. que lx,uls \1V
le grande fiiuconnerie, el que de Moráis