
(lire « le gmiiil livre de fniicomiErie dont If nomlire de volumes
esl Irùs coiisidcralile. Quelque leinps siipaiav.ini, on
iiviiil appoi-lii de b Corée au Ja|)ou des fnucous alTaiiés que
l'empereur Sei wa donna ù sou ministre, el il fil aceornpagnor
ec ca<lo.-iu de celui d'iiue belle chasse, située dans le pays de
Scw, tioiil le cher-lieu esl la ville d'Ohosaka. Ce fut enAii
vers eclle mi}mo époque qu'aii'ivèreul de Boungo, dans l'ile de
Kinusioii, deux fauconnieis liahiles, qui cnseignerenl lart de
lu faiiconnei-ic d'après les méllioilu» en usage elle?, les clraug.'
i's. Il esl encoi'o eonslnlc dans cet ouvrage que les faui^onniei
« japonais onl écrit uu grand nombre de livres sur celte
niatièie, qu'ils onl comhiiii les diffcrenlcs mélhodes tant
anciennes que l'ccenles, et qu'ils ont publié de nouvelles
éililions des anciens ouviages Yiig king et Yiig ho fang. Ces
<lerniers Iraik's cependant sont, au dii-e de l'auleui-, Irop
obscni-s pour ilrc lus sans les coin m en la ires des fauconniers,
et la mélliode ((u'ils enseignent ne s'accorde guère avec celle
eu usage nu Japon. — I..CS oiseaux île chasse énuinérés dans
wt ouvrage sonl les suivants: i, L'Oho taka ou grand faucon
femelle; 2, le Seo, niàle de la précedenlc; 3, le Fajabousa; «i, le
Fasi Iaka nu Fai taka, ainsi nommé pai'ce qu'on le dit venir
de la Pci-se, contrée appelée en chinois Posse, en japonais
l'asi 1); 5, le Koiiori, màle de la précédente; 6. le Tsounii,
qui est probablement IVpon ier ou la pie-grlèche; 7, ic Yelsusaï
el 8, le Sasiba. — L'auleiu- lcrniii>e son ouvitige par les
observations suivanles. Les fauconnieis se distinguent par des
attribnis particulicis. Ils se couvrent la U'te d'un bonnel de
soie bigarrée; ils porleiil un habit de chasse cl des cbausses.
I.eur main gauche esl revêtue d'un gai
•ce que fon porle,
au Japon, où Tewcice de la chasse e
lemùl.f d'exercices
guerriers, l'oiseau sur le poing ganch.le,
landis qu'ou le porle
sur le poing droit en Chine
1 général daiis les pa\s
élrangei-s. La faueounière iloil
Ils tiennent dans la ibyiile uu bàlon de cinq à six pieds de
long, fourchu à rexli-émilé el destiné à tirer vers eux el à
lever sur le cheval qu'ils moulent, le faucon avec Sii pioie,
dn lieu où il s'est aballu. Une biguetle dont ils sonl munis
leur sert à inquiéter le faucon pour l'cmpcchcr de dormir
servent d'une espèce de bouffctle faite
:r les plumes du faucon lQi'Sf[u'clles oui
iKiie ou la rosée. Les jets cpie l'on aluseaux
de chasse de grande laillc sont
élé mouillées par la |
lache aux pieds .les c
de sept il huit pouces; la longe offre cinq pieds en
;ur et lu filière cent qiialrc-vingls à ([ualiv-cent cinî
pieds, On ein|)loie encore plusieurs auli-es sorles de
ur suspendre le gibier pris par le faucon, cl les règles
1NSC japonai.^es presei ivenl jusipi'aux espèces d'arbin; qu'il
rui do choisir, i, cet elTel, dans les différentes saisons:
C pin ou le sapin, dont les branches
r les fruils de la cliiuae an vol; landis
•sen-é aux alouettes et à la caille, [.es
d'un fil a une mince plancbelle de bois ou de corne de
cerf dout la surface est environ de deux pouces can-és 2).
Ou lienl chaque faucon dans un perchoir séparé, dont le
plafond est li'ès élevé el dont le plancher est garni de
cailloux. pei-cbe, sur iaquelle est aliacbe le faucon, en
occupe le milieu. Pour prévenir que le faucon ne s'endommage
le plumage eu s'aballaul sur la perche, ou lui enveloppe
les ailes de linge el garuil sa <|uoue d'un sac de celle même
étolTe.
Ou voit par les détails que l'on vient de lire sur la fauconnerie
au Japon que cel art j est encoie aujourd'hui d'uu
usage générîd, qu'il j esl regardé comme une science digne
d'être cullivce par les piiuees el les guerriei«, qu'il y a Ibui'ni
ntalière à des ouv.^ges sans non,l>re 3), el <,ue l'on exerce dans
ce pays, comme ou peut aussi le voir par les tableaux japonais
représenlanl des chasses, depuis le vol de la grue, du héran,
de l'oie, du faisan, du canard jus<iu'à cclui de la caillc, de
l'alouctle et du pinson,
Le pass;\ge suivant ij) tiré de la relation des amba.ssailes
liollandaises à la cour du Japon, prouve combien la fauconnerie
est en honneur dans ce pa\s, cl à quel degré ses
monarcpies la font respecler. I.e voici : < Les ambassadeurs
de la compagnie des Indes, Frislus cl Bi-oekboi-sl, rencon-
Irani, lors de leur voyage en i6.ig .i la cour de l'empereur,
pris du village de Kaneia, dens faucouuiei's de la cour occupés
à chasser, on fil aussilol arrèlcr le convoi, les cavaliers
qui l'accompagnaienl, descendirenl de cheval, et on ne se
remit en marche que loi'S(|u<> les Ciucouniers furent passés.
Au moment de mcllrc sous presse, noire savant ami M. llnfl'-
niaiiu vieut encore nous communii(ucr deux planclies xvlographiques
failcs en Chine el représentanl la sailie cl la reuirée
des fauconniers 5). On voit sur chacun do ces lablcaux plusieurs
Chinois ¡1 cheval, dont celui qui précède porle, sur le
poing droil, un faucon cbaiierouné. Tous sont munis d'arcs
el de fièches, el l'un d'entre eux est armé d'un Iri.lenl, Ici
que l'on emploie en Chine pour tuer les saugliei's. Ou voil,
à cnlé des cbasseui^s, uu lévrier cl, à leur relour, ils sont
suivis par nu cheval chargé de lièvres, fruils de la chasse.
Les arbi'es el les arbustes de la contrée ([ii'ils rraitcbisseni se
trouvant dépouillés de feuilles, on peul en conclurc que celle
chasse a eu lieu dans la saison froide.
Di; i.A FAUCO^^El^lE IÎN ASII'Iuque.
On ne possède que peu de reiiseignenieiils relatifs â la
chasse au vol en Amérique. Cel art, évldemnienl apporté de
l'.\sie au Nouveau Monde, p.ir des Irib.is qui v u.surpèrcnt
le pouvoir suprrnie, s'exerçait encore par leurs descendants,
les princes du Mcxiq.ie, lors de la conquête de ec royaume
par les Espagnols. Herréni, l'historiei. des expéditions de Ferdinand
Cortez l'apporte les faits suivanls louchant la làucounerie
de Montézuma. Après avoir parlé du magnifique palais de ce
prince el décrit le jardin qui l'entourait avec ses douze bassins
d'eau peuplés d'oiseaux aquatiques de loule sorle, il dit 6)
((u'il se trouvait près de ce palais une autre maison cgaiemeni
très belle, renfermant de superbes apparlemcnls, el que l'on
appelait la maison aux oiseaux. Les oiseaux cependant qui
s'y trouvaient élaieut d'une autre espèce que ceux que l'on
tenait dans les e.iux des bassins: c'étaient tons des oiseaux
de proie qui no servaient que pour la chasse. I-es personnes
chargées de sunoiller ces oiseaux, les Irailaient avec tous les
soins possibles el en liomuies experts dans ce genre d'occupalion.
Monlézuma lui-même visitait celle maison plus souvent
qu'aucune autre, afin d'examiner les oiseaux de chasse; et il
se plaisaii à eutreleQir les chasseurs el les gaixliens de ces
nani la chasse au vol. Ccrlaines grandes salles de cet édifice
étaient remplies d'un grand nombi« de sujets appartenant à
diirérenlcs variétés de l'espèce humaine, de nains, d'individus
monstrueux, el ou voyait dans d'autres salles, des cages avec
des bêles sauvages, de grands serpents, des crocodiles, etc. Les
oiseaux de chasse élaienl gardés dans une salle qui s'éleiidait
lu long du corridor, dans de spacieuses cages de i>ois de
forme cylindrique, el pounues de perches. Tous ces oiseaux
de chasse apparieiioient à neuf ou dix espèces, cl parmi eux
se Iroiivail une cinquantaine d'individus remarquables par leur
•acilé, attendu
X devo 1, à cliai
repas,
3 poule ou u
coq. Tous t
séparés
s de \alallle. Le uouibic des giu'-
coun d'entr
y compter les chasseui's
•onsidérable- Phisicu.-s c
déjà depuis de longue
m tout à fail inconnus aux Espagnols.
) ensniie les grandes chasses c|ii ,e faisait
l'on exerçai l aussi la chasse au vol,
prenait .pie peu d'intérêt, no, lobsuml
cul avec lui ii ui ccrlain nombre d'aigles
proie, ce qi i'il faisait princip
r « grandcui • sur les
qu'eu Ainéii que la chasse au >ol n'a
1 très i>clil u< >mlirc de peuples. cl que
onl élablis da ns celle ]>arlie dn monde,
exeicée. \o us n'avons liouvé aucun
relie ail élé exercée par des iu :digénes
i: du N •t Wilson 3) dit
mue. Pour 1'Vu c méridionale,
r sont, à ce qu'il parait, que quelques parties des Andes,
elle ilniisc s'exerce aujouixl'hui. Popiiig 4), en i)arhml,
la relatio.i .Ir son voyage, des Andes du Pérou el paièremonl
des environs de Quito, rapporte que les indicinu^
eul lo Pisaca 5), pelile espèce de gallinacée que
lourrail comparer à la caille, avec des faucons que l'on
parl'aiicmcnl aliailer poiu' cc vol; et le capiUiine de
•au. M. Boclcn, non» lait pari qu'il v a nu-me vu chasser
DE LA FAUCONNEniE EN AFRIQUE.
En Afrique, la chasse au vol ne parait avoir été exei-cée (|ue
par les Arabes el les Tui'cs, qui se sont établis dans les régions
septentrionales de celle partie du monde. \ou5 avons déjà fail
observer que les Arabes onl piobalilemenl appris cel arl lors
de la conquête de la Peree qu'ils firent dans le premier siècle
après Moliannncd, el on peut siqjposcr que les difi'érontcs
familles de la nation lurque l'ont tullivée, comme tant d'aulres
peuples de la grande tribu mongole, avant d'avoir quitté les
contrées ([u'ils habitaient originairement,
Abulfcda, le célèbre historien cl géographe ai-abe, visitant
en i327 le Caire, accompagné de son fils cl d'un ambassadeur
mongole, ic snllan régnant «11 Égypte leur lit pié.senl d'un
grand nombre de faucons de plusieurs espèces 6). - Shaw ;)
lapporlc que la chasse ii l'oiseau est un des ])lus gi'auds plaisira
des Arabes et des gens un peu au dessus du commun dans le
royaume de Tunis, el que les bois de ce pays leur fournissent
pour cela toutes sortes de beaux épei viers et de fancnns
Les deys des êlals barbarcsques et les ompc.-eui's du Maioc
ont été de loul temps grands amateurs de la chasse au vol,
iSoiis verrons plus lard que les rois de iNorwége onl envoyé,
déjà au treizièiiie siècle, des faucons au sultan de Tunis, et
que les rois du Dancmarck onl souveiit fait parvenir des faucons
d'Islande, dans les deux derniei'S siècles, soit aux deys
d'Alger, de Tunis et de Tripoli, .soit à l'empereur du .Maroc,
qui eu a encore eu en 1791. L'empereur du Maroc acluel-
Icnient régnant emploie même le hobereau pour la chas.se au
vol 8).
Ou trouve dans les Souveniii de la vie militaire en Afrique,
par Pierre de Gislellan, la notice suivante relative i'i hi fauconnerie
des Aiabes de l'Algci'ic : . Les chefs avaient hi main
droite garatilic par un ganl nommé smègue. Ce g;,nt n'a pas
de doigls. Les élégants le portent en peau de ligrc ou ,Ic
panthère. L;i-dcssus se pen;he le faucon, souvent même un
l'iuitre sur les cordes eu poil de chameau qui enloi
hailes de la tète. — A peine en chasse, des poules
lhage parteni devant nous, el les faui-o:is déi.apu
s'élèvent d'abord on ligne droite; puis, loi-squc Icu
accoutumés ù la lumière, onl apeiru leiu' proie, ils
ireni les
IS loin, u bruit
deux lièv ml leur gltc, el les faucons
ftirenl de nouveau lancés. Tant que le lièvre court, il échappe
il .son ciinenii; mais lorsqu'il hésite pour chercher une reiraile,
c'est aloi-s <|iic l'oiseau s'acciDclu' il son dos el conimeiiiclui
manger fa cervelle el les yeux. Il e.i est des faucons
Il fallait entendre les Ai,il.es se mo<|i.er
miuuler et les accabler de re|«-oobes;
du miulro possesseur du meilleur chasse
que se préparent 1rs chasses d'hiver. L'
vol, lombe sous le piège du faucmmicr
•s gour.
micr; encore sauvage, «
préparc une cfiassc facih