
oinmencer peu de lemps après ses migrations. Un nombre
plus ou moins coiisidiirable d'individus, venant probablement
des régions se)>lenlviona!cs, ¡asse l'hiver dans TILurope tempèrie,
ce qui a mc-mc lieu, suivant \¡lsson, dans la Suéde meridionale.
l.'épci vier fair de préféience la chasse aux oiseaux
de |>eiitc taille, comme grives, pcrdi'eaiix, cailles, mésanges,
se nourrit aussi de campagnols el même d'insectes. Volant bas
et en rasant la terre, il sail surprendre sa pi-oic sans en être
icmérité et la làcullé qu'il a d'cxéculer de:, mousir
«perçu
vements prom])ls el
elle vole, niinnd elle
également bien sa proie quand
percliée quelque part ou blottie à
Ierre, le portent souveiit à la poui-suivre jus<iue dans ses véduils
et à pénéirer quelquefois avec elle dans les cours des
édifices, dans les clables et mime dans les appartements habitcsmale
cependant est beaucoup plus faible et moins courageux
que la femelle.
.\ujonrd'hui, ou fait peu de cas de l'épcnier comme oiseau
<le chasse, et on n'emploie jamais le lieiiclcl à cet exercice.
(In peut cependant afl'aiter cette espèce pour le vol de toutes
sortes de petits oiseaux et même pour ccUii de la perdn:(,
mais comme elle ne soit prendre les perdrix que iorsip'elles
n'ont point encore ae((uis leur développcmeul complet,
cette chasse o(Fre peu d'inléix't au véritable amateur. Toutefois,
un se servant de l'épcrvier pour le vol des perdreaux et de
la caille, on peut souvent obtenir en un seul jour une bonne
quantité de gibiei'- D'Arou&iia a fort bien iixlitjuê les avanlages
que peut offrir la chasse à l'épenicr dans certaines localités.
Il dit de cet oiseau i): «En ce pays de Provenec on prise
fort peu les esperuieis, fors en <iucl<|ues lieux particuliers oii
il a passage de cailles: ce qui est principalement au c[uarli<!r
de Toullon et villages d'alentour, où elles passent en telle
quantité qu'il se Ireuuera homme à Sifoui-s, uue lieue de Toullon,
qui auec un l'ispcruier, une gaule à la main, et sans cliien,
prendra six douzaines de Giillcs par ioiu', si grasses, ([u'à
peiue peuuenl-clles voler: ce passage dm« le mois de Septembre,
el d'Octobre- Ce plaisir est lellemenl commun en ces
quarliei's-là que tous s'j occupent. A]>tc5 ccste saison passée,
ils niellent leurs EUperuicrs dans luic cliambre, les gardant
pour l'aimée suiuanle; cl en .Inillel ils s'en «ruent aux perdreaux,
à quoy ils sunt mcrueilleusemeni bons». Les b.ibilanls
de la pelile Russie, les Calmoucs et les Talares emploicul égalemcnl
l'épervier pour le vol de la caille î).
DE PLUSIEURS OISEAUX DE BAS VOL ÉTRANGERS.
DE L'ALÈTHE. - C'esl sous ce nom que d'Arcussia3) a indiqué
un oiseau de chasse dont l'espèce uous est iticoniiuc-,
mais qui ap|>artient cvidcmmenl au genre des autours. Il parait
que cet oiseau est originaire des ¡les Açores, ^'élant pas
à même de fournir des olwei-valions nouvelles sur cette espèce,
nous nous bornons à répéter ce qu'en a dit d'.Vrvussia. «Pour
leur taille, elle est presque comme celle d'un tiercelet de Faiicon,
cl le pennage par le dessus tout de mesme. Leur dcuaul
est de couleur orangé palle, tirant au Perroquet, auec vu
Croissant fait eu forme d'vn fer de clieual :ui bas veii les cuisses,
qui est de couleui' brune. Ce sont oyseaux de courage
pour le gibier qu'ils volent, qui est proprement la perdrix.
On les jette du poin: leur inclinatiou est de voler bas et roide,
faisant leur elTect de ràtesse. Ils prennent la branche, et ne
soustiennenl de leur naturel. Ils ne volent pas en compagnie,
et ne s'en voit point de iiiais. Ces oyseaux viennent des Isles
Occident! appor
la piece
à l'arriuee de.« vaisseaux, tant ils sont ))i ise7- des Espagnols. On
les nomme .Vieilles, mot Grec, qui est autant à dire t|ue véritables,
ou courageux: aussi sont-ils les plus asscurez ojscaux
qui volent la perdrix, ari-eslans au buisson comme vu .\ulour;
si bien qu'on n'en perd jamais par leur faute, D
comme oiseaux de chasse cliez plusieurs peuples de l'Asie, nous
croyons devoir fixer l'attcnlion des fauconniers d'Europe sur
ces êtres dont les qualités nous sont totalement incoiuiues. I..C5
aigles-autours, désignes dans le catalogue méthodique sous les
noms de SpÌ7.a<-los ou de Morphuus, tiennent d'un côté des autours
par leurs ailes courtes et arrondies, ainsi que par la forme
de leur bec; de l'auti'e côté ils rappelloiit les aigles propremeut
dits, en ce qu'ils ont comme eux les tarses cmplumés de tous
côtés jusqu'aux doigts. Ce sont des oiseaux dont la taille égale
souvent celle de l'autour ou mdine des aigles les i)lus forts.
Leurs serres sont robustes et assez développées. Ils sont répandus
dans les parties chaudes de l'Asie jusqu'au .lapon, et ils
se trouvent également e.i Africpie et dans l'Améri<iue méridionale.
Il parait que ces oiseaux ont k l'âge adulte la téti- h- plus
souvent ornée d'une toufTe de plumes plus ou moins allongées.
I.cs espèces de ce genre n'ont été étudiées jus(|u'à présent (¡ne
d'une manière assez imparfaite 4)i et l'on est dans une ignorance
presque complète de leur manière de vivre.
Dli LA M VMÈRE DE PIllî^DRE LES OLSliAl X DE CHASSE.
On se procure les oiseaux de chasse, soi
leur aire quand ils sont encore tout j>cli
dant des pièges loi-squ'ils sont compléter
lespren.
fornu-s.
choisir t
de duvet el o
i n'ont altcint que la long
Il obligé de les iraiisporte
st facile de dénicher les je
, l'épervier et le faucon »
t de piiille.
,aille q >isi.sseul ordin:
rochers escarpés. opera
)t pour y placer h e des
s de parler
imée de dangers qu'il faut
crainte, si l'on veut en sortir sain et sauf.
On emploie plusieurs moyens |>our s'em[>arer des oiseaux
ci)nii)lélemenl formés, et ces moyens doivent souvent varier
suivant les espèces (|iie l'on se propose de prendi-c, vu la diveisité
de leurs mo:urs et de leuiï hahiludcs-
II y a différentes manières de prendre les diveiïcs espèces
de faucons de grande taille. La manière la plus usitée de prendre
toutes sortes d'oiseaux de proie, mais plus parti eu Hère meut
les faucons de pas.^age, et celle dont le succès est le moins
douteux, ne peut s'effectuer que dans certaines localités et au
moyen d'un a]>pareil assez compliqué; elle demande beaucoup
d'expérience, cl, pour y réussir coniplétement, il (àut avoir été
inslruit par un homme expert ou par des iàuconniers de profession.
la» vastes plaines couvertes de bruyères qui bordent
la partie septentrionale de l'-MIcniagnc cl s'élcndcnl par la Hollande
cl le long des eûtes atlantiques de la Fiance jusqu'aux
confins de fKspague, offrent le terrain le pins favorable à cette
espèce de chassc. On y voit paraître annuellement en automne
les faucons pèlerins qui, ayant passé l'été dans des contrées
plus froides, Iravei-seut ces lieux découverts pour aller
s'établir, pendant la saison rigoureuse, dans des régions où ils
trouvent de quoi subvenir à Icuii besoins. C'esl dans ccs plaines
que les faucouniei'S se rendent à l'époque de la inigmlion
des faucons, pour y dresser Icui-s filets, sùi-s d'attirer vci^s eux
lous les faucons qui fréquentent ces endroits à la distance de
quelques lieues à la ronde. Après avoir choisi un lieu convenable,
on commence par y consiruirc une loge de lerre dont
rinlérieiir olïre tout au plus une h.-iulcnr de quatre pie<ls et
demi; une roue, pos(ki Iransvcrsalemeni en desjius de celle
loge, en forme le plafond; l'entrée, pratiquée du coté de l'esl,
parce que le vent de l'est n|iporle rarenieni de la pluie, se
ferme au moyen d'une porte grossière que l'on a .soin de i-c-
\èlir ,i l'eMérieur de gazon, ainsi que toutes les autres parties
de la loge. Les g-.izons placés inimédialemenl au dessotis de la
la lose
oblon
cet oiseau; on applique, en outre, une baguelle plus grai.de au
dessus des trois autres, pour empêcher (pic le.s épervieis ne
pui.sseni saisir les pi«s-gri<!ches dans leurs réduits- Ce travail
terminé, on enfonce il une dislance de cent el trente pieds
de la loge du fauconnier et dislanles l'une de l'autre de soixante
il soixanie-dix pieds, Iroi.s grossp.s gaules, longues chacune
de vingt-innq pieds et au sommet dEsc|iielIes on attaclic
des filières qui aboutissent à la loge du laiiconnier. On lie par
les liieds un pigeon vivant à la lilière de la première gaule,
c'est à dire de celle qui, vue de la loge du fauconnier, se
trouve du côté droit, el on construit pi-ès de celle gaule une
petite loge de gazon servant de refuge ii ce pigeon. A la filière
de la deuxième gnule on allache un faucon privé que tes mauvaises
qualités rendent de nulle valeur, el on suspend à celle
même filière, à une petite distance de ce faucon, un gro.'i bouquet
de plumes. La troisième gaule est garnie d'une loulTc de
plumes semblable et d'un faucon artificiel fait de bois. On
dresse ensuite les filets donl on se sert pour prendre les faucons.
Ces fik-ts, au nombre de trois, sont placés k une dislance
de trois cents pieds de la loge du fauconnier, l'un veis
le nord-ouest, l'auti-e vci-s le sud, le troisième vers le nordest.
Ils sont de forme ovale et pourvus, à leur bord aniérienr,
d'un demi-cercle de bois de deux pieds et demi de diainclrc,
auquel on allache d'un cité un lil de fer qui ahoulil il une
petite ouverture praiicpiée à la ba.se de la loge du fauconnier.
Après avoir fixé sur le sol le bord libre du filet au moyen
de peliies fourcheties de bois, on retounic la moitié aniéricm
e du lilet, on arrange le filet entier sous le demi-cercle
de bois, et on recouvre le tout de brins d'herhe.s on de hruv.'-
res. On fiche ensuite, au rentre de l'espace que peut couvrir
le filet, un petit piquet pourvu d'un Iron par lequel on pass«-
une filière qui aboutit également à la Inge du fauconnier. \
rexlréinilé opposiù! île celle filière est attaché un pigeon vivani
que l'on lient enfermé dans une loge de gazon placée :i iiiu'
distance de irenle pieds derrière le filet; celle loge est pourvue
d'une trappe de gaziin qui s'ouvre d'elle même, quand on
relire le pigeon, à l'approche du faucon- L'ensemble de l'appareil
pour prendre les fautons élani dressé tel <iue nous venons de le
décrire 3), lefanconnicr se rend Ions les jours, dès la pointe du
jour, dans sa loge, pour y resler jusqu'.in coucher do soleil