
¿Mil chef du vol du l.iroii i)i mais i. juger de ce que l'histoire
de ce prince nous apprend, il est éviilenl quil faisait
beaucoup plus de cas de la vcnei'ic que de la fauconnerie,
<|ui eou.mcii<;a dès lors à toinl.er en dieadeuee en France,
cl qui ne I)U1 se relevei' dans la suite, les successeurs de t^iiis
XIV ayant celle même pit-dilcclion pour In vénerie qtve leur
aieul; aussi la iiautc noblesse, allirde suecessivement à la cour,
après les guen-es de la Fronde, cessan-elle d'enlrelcnir des
oiseaux pour sou propre compte.
En parcourant les notices sur la fauconnerie, pidilicfs en
1786 el i665 par M. le Royî), lieuleiianl des chasses du parc
de Versailles, 00 voit en effet que ia fauconnerie de Uuis
XV n'élait guère plus que l'ombre de celle de I^uis Xlll. 11
est vrai que la clwi^e de grand-fauconnier de Fi-ance exLstail
encoreS), et que les pi-ésenis de faucons envoyés par le roi
de Danemaick et le gi-and-maiti'e de Malte ari-ivaient régulièremenl
lous les ans; mais tout porte à croire que l'on n"e\crçail
à celle époque <]ue la basse volerie. Du moins, si M. le Roy
volerle
dos faucons, il n'aur.
doit suflire pour aifail'
d'ailleurs il dit lui-mi
magne,
>u seulement le vol du liè\re avec
aioemeut pas avancé qu'un mois
Iseau quelconque pour ces vols4)i
I parlant des vols du milan cl du
vols s'exercent irès i-arcmeulS),
•ie en France, quoique très brilque
pas dun usage aussi joii
L] beaucoup de princes <
celle d'Aileune
oonsidéioble
Quant à la fauconnerie de T-ouis XVI, le fauconnier van
<leu Heuvell, qui y a servi depuis 1785 jusqu'en 1795, nous
a posilivement assuré que, durant celle époque, les vols du
béron, du milan, du lièvre el en général la haute volerie,
n'ont pas élé exercés en Finance, ei <|uc l'im ne vola ([ue la
perdrix, la corneille et la pie, Il résulte d'une letli« adressée
au gouvernement danois, par le Mar<|uis de Forgel, capilaiiudu
vol du cabinet: que la haute volei ie étant supprimée par
l^uis XVI, en 1787, l'on cessa des iors d'envoyer, du Daneniai'ck,
des faucons d'Islande à ce roi 7). Ce ne fui ccpeudan!
((ue loi^sque en 179a tous les fauconniers avaient été renvoyés,
<iue la fauconnerie cessa d'esisler complètement en Finance.
^'ous verrons dans la suite de cet ouvrage qu'elle n'y a reparii
que quelques instants, pour clix! aussitôt oubliée de recbef.
:NS, LES ESPAGNOLS
U< fauconiici'ic dans l'Italie, l'Espagne el le Portugal ne nous
olfie <[ue peu de détails dignes d'èlrc rapportés.
Quant h l'Italie, plusicui-s auteursS) conviennent que cet art
> fut inconnu avant le douzième siècle el qu'il y fut inlmluil
]>ar l'empereur Frédéric Baiberousse. Son fils, l'empereur
Frédéi'ic 11. résidant or<linairement eu Sicile, y exer(:a aussi
la chasse au vol, comme nous le venvins plus (a.-d eu ti-aitaul
de la fauconnerie chez les Allemands. Gyraldog) rapporte que
id qui le premier de tous les Italiens
de chasse au vol. Plusieurs ouvrages
en Italie dans les quinzième, seizième
de fauconneri
el dix-septième siècles a
irt y fui alors géne-
X qui exerçait celle chasse, avait sa
fauconnerie à Viterbe, où il enli'elenait non seulement des
oiseaux de chasse de toutes sortes, mais encore des perdrix,
des bihoreaux el des faisans en grand nombre 10). Lucrèce
Uorgia fil un présent de deux oiseaux de chasse nouvellemeni
arrivés Ede l'sclavonic, à Elisabeth Este de Gonzague, qui
aimait beaucoup la fauconnerie 11). L'exercice de cel art n'est
probabiemenl tombé en désuétude que vers la fin du siècle
passé, car encore en 1771 et 1778 le roi de Dancmai-ck envoya
des faucons blancs au duc de Parme 13).
On ignore l'époque à laquelle la fauconnerie a été iulroduile
en Espagne cl au Portugal. Isidore d'Espagne, (|ui a
vécu au septième siècle de uotre ère, en parait avoii' eu des
notions, car en parlant de la naiure diverse des oiseaux, il
dit de l'épeiTicr qu'il se pose sur la main de l'homme i3).
On conuail un bon uombre d'ouvrages Espagnols el Portugais
tpii prouvent que cel art a fleuri, au moyen âge. dans ces
étals comme dans presque toutes les autres contrées de l'Europe.
Charles V, après la conquête de Tunis, stipula que les rois de
cel étal seront obligés d'offrir .à Sa Majesté impériale el aux
des plus beaux et douze des meilleurs faucons, en mémoire
perpcUielle des bienfaits qu'ils onl reçus de Sa Majesté i4). —
l.cs lispgnols faisaient même venir des oiseaux de cliasse de
la Nouvelle F.spagne i5). — Enfin, les rois d'iîspagne el sui^
joui de Portugal appartenaient, comme nous ie veri'ons plus
bas, au nombre des princes qui, jusqu'à l'époque de la gi'ande
ié\olulion française, recevaient souvent el en assez giand
lombrc des faucons pris en Islande, de la part du i de
Dane rek.
DE LA FAUCONNERIE EN ANGLETERRE,
La faucoimerie a été introduite de bonne heure en Angleterre.
On a une lettre 16) du roi anglo-Saxon Aethilherlh 17)
adressée à St. Boniface 18) archevêque de Mayeuce, ii !a Hn de
laquelle il dem.inde à ce dernier de lui envoyer deux faucons
bons pour le vol de la grue; car, dit le roi, il n'existe dans
nos coDliées (c'esl-à-dire dans le royaume de Kent), ipie peu
d'oiseaux propres à ce vol.
Il existe, dans la cathédrale de liavcux en ^ormandie, une
tapisserie, appelée dans le pays «la toilette du duc Guillainne»,
sur laquelle est repi'cscntée le départ du comte Ilarolil |ioui'
la Normandie, el l;i conquête de l'Angleterre par Ciiilhuimc
le eonquèrant. C'est une pièce de toile de dix-neuf pouce» de
haut sur dcux-ccnis pieds de long, el on pix^end r|uc c'est
l'ouvrage de la reine Mathilde, femme de Guillaume le eoni]
uéi'anl. Hai'old et Guy, comte de Pontliieu, y sont représentés
l'épei-vier sur le poing i).
Du temps de Heni'i I, c'esl-à-dire au commencement du
douzième siècle jusque longtemps apivs cette époque, le.s
amendes se payaient souvent en faucons qui formaieni ainsi
une partie des revenus de la couronne. Outi de Lineoln, par
exemple, fut obligé de payer en une seule fois luie amende
consistant en cent faucons de Korwége el amant de gerfauts
et il se devait trouver, parmi ces oiseaux, dix faucons blancsî).
Riehai'd Coeur de Lion chassa avec le faucon près de Joppe,
Sade il Melik el Aadil, afin d'obtenir des poules, pour rcpaiti'c
les oiseaux de chasse qu'il avait apportés de l'.Vngleten'e el
cjuil désirait présenter au Sultan ÎÎ). lin passant par la Dalmatie,
il enleva dans un village un oiseau de chasse; les
paysans, sur son refus de le rendre, l'atlaquèrent avec tant
de vivacité que ce ne fut qu'a\ec difficulté el en se défendant
vaillammenl qu'il parvint à s'échapper dans un monastère S).
Dans les lois forestières promulguées par Henri III, il est
stipulé que chaque homme libre doit avoir dans ses bois des
:ons, d'aigles el des nids
de héron 6).
En 1276, le roi de Konvége, Magi
Edouard I un présent de trois fauco.
de ce même Edouard J, adressée an
ipii suit: «Nous vous faisons pancn
•lunt deux sont nfraités pour ie \ol de la gi iie et du héron ;
i|uant aux deux autres, vous |)Oui'ie/', les employci' comme bon
vous semble. Ayaul déjà perdu neuf faucons blancs, il ne nous
eu reste pas pour offrir. Eu aucndani, nous avons envoyé
s I^baler , envoya à
gris 7). — Une lettre
i de Gislille, porte ce
1U1S de nos gens en Norviégc, pour en chcreher •> 8).
t rapporte qu'Edouard III, iraversaiil en iSSg )a
ec sou armée, tniinail à sa suile des bateaux de cuir
3ur pécher dans toutes les rivières qu'il renrontniit ;
ivail bien pour lui trenle fauconniers à c
3U|iles de forts chiens
quelque
lu'il I
Il il alla ehaqin
i plais
jour I chai
eu.ï des 1
•ivicre,
el d..s
e roi » g). La loi suivante, promulguée dans la trenic-quairi
iruiée du règne d'Edouard III. enjoint à ceux qui relroir
m faucon perdu, de le porter chez le shérif du comté;
;ai'dent l'oiseau, ils payeront une somme é(|invalente à la va
lu faucon el seront emprisonnés pour deux ans ou pour
^ de 1 s long,
ondilic
l |.as
celui dérobe
^ul^¡r la morne peine qu'un voleur
chos..sio). — Une aulre lui p.omuli
I.i94, .léfendail, .«jus peine d'empriso
jour, el d'une amende à fixer par )e
levci- les ivufs des niils de faucons,
éclos en Anglelerre, et elle ordonnai! de
l'étranger 11).
Hen VIII a
vol. En i536, il (il défendre, sous pcine'd'em-
¡>risonnemenl, de tuer des i>erdrix. <les faisans et des hérons
dans les lieux que Sa Majesté s'élail i-ése.-vés pour l'exercice
de la chasse au vol . 2). — On connaît de lui l'anecdote snivai.le
rapportée par plusieurs écrivains. Henri Vlll, suivaul un jour
son làucon à pied, essaya de fnmchir un fossé à l'aide d'une
perche: celle-ci s'etanl cassée, le roi s'enfonça, la lèle en avant,
dans la bourbe, oii il serait infailliblement étouffé, si son
valet de pied ne l'en avait j'étire.
Oes lois semblables à celles <pie nous venons de citer louchant,
soit la pi-éservation des oiseaux de ehas.se, soit eclle du gibier
qui faisait l'objel de la chas.sc au vul, ont été publiées sons
le règne d'ltii.s.ibclh. I.i ga/elle de Londres de Jeudi, Avril
ai à 55, année 1S81, contient l'anuonco qu'un des oi.seaux
de Sa Majesté, savoir un tiercelet de faucon gentil, s'élant
•e lleatli e égarf e, t Eadinhead, <
pense à
On payait (¡uelquefois, 1
à des prix i. Sir Thom: Mon
i, les Oise!
son pai' i
1 de chasse
•mple, qui
vivait sous le règne de Jaccpies I, paya,
auteurs de fauconnerie, une seule couvée de faucon.s au prix
exorbitant de mille livres sterling.
Tout porte à croire c[ue les princes d'Anglelcrrc, siiccesseuiï
de Charles H, n'ont guère fail de cas de la fauconnerie; aussi
la eniir de Danetnarek a-l-elte cessé, au commencemeni du dixhuitième
siècle, d'envoyer en Anglelerre le piéseni annuel de
faucons d'Islande i3). Malgré cela, la charge de graud-niucounier
dr la couronne, hérédiuire à ce qu'il pan,il dans la
maison de SL Albans, existe encore aujourd'hui. Parmi les
genlllsboumies qui av.iienl, dans la deuxième moilié du siècle
passé, une prédilection particulière pour la chasse au vol, un
cite avant tout l.oixl Orford, qui dépensait annuellement des
milliei'S de livres sterling pour l'cnt.-elien de sa fauconnerie 14).
^ous verrons, eu Irailant Tbistoire de la fauconnerie dans les
temps modernes, que plusieui's aulres gentilshommes onl,
depuis celle époque, cxei-cc la chasse au vol en Anglelcri'c,
\ .seuls que l'on doit la < vation de
, loi'S(]u'il était
le de l'Europe.
lu<le dans
LE LA KAUCO^NERIE CHEZ LES ALLEJLANDS.
'z genei-al c
Is onl, depuis des siècles, <
lez. les Fi'anes, que dtjii au
noire ère le roi Anglo-.S,ivon Aelbilb.fiih ill'
des faucons bons ])our le *ol de la gi-ue,
|iei tur h'rédérie Biu'bci'ousse <¡111, au ilouziéni
le premier l'art de la fauconnerie en lia
ième siècle de
en \„gl,n<^rre
•inpi-rei 1-ré.léri. Il,