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[Ii'ivii alludi^ à la Tilicrc de la gnuk- milayeiine et ensuite le pigeon
lié n la filièie de In pivmicve gaule. A mesure que l'oiseau
ennemi s'avance de pliis pi'cs, les pies-griècKes dcsigiiciil par
Ikiii' agilalioii plus on moins vive, l'espèce d'oiseau qui parait;
dies ne sagiteni que mollcmenl 5Ì c'est un milan, une buse,
im aigle; si e'csl iin busard, elles su débauenl sur leur perche
en poussant de grands cris; enfiu,5i c'est uu épervier ou un
l'iuicon qui s'appi-oclie, elles ne lardent pas à jeter des cris de
détresse et A se précipiter dans leurs i-édnits i). Cest alors que
le cliasseiU' reliie de sa loge le pigeon ctnrcimé derrière le filet
pits duquel le faucon s'est approché davantage. l i faucon s'abat
aussitôt, fond .inr le pigeon, le lie et s'aeliarnc tellement sur sa
proie que le cliassenr peul enli'aiuer l'un el l'anli«, à l'aide de
In rdiére, vers le piquet perforé dont nous avons parlé plus
haut, et les envelopper facilement dans le «Ici. On se procure
de cette manière, soit en automne, soit au printemps a), toutes
sortes d'oiseaux de proie, mais particnliérenieiit des faucons
|>clerins cl c[iicl(|ucl'ois aussi des gcrfanis. Ces dernici-s, cepcniLint,
ne quiiiaiii que rarement la \orrvége, on esi ordinairement
obligé d'aller les cliercliei' dans leur pairie, oil on les prend olv
soinmcnl <le In même nianièi'C que nous venons de decriie, en
élablis.s-int les lilels sur les plnteaiix de celle couircc montagneuse.
Il y a, pour s'cmpnrer des faucons de grande taille, plusieurs
iiurres movciis pln.i simples quo le |)récédenl, ninis que l'on
]>eul seulement em|>ioyoi', loi'sque, par un buureus liasard,
bic. Aiissilnl que l'on aperçoit le faucon, on tàclie de s'en npproclicr,
s;uis en èlre vu; parvenu à une dislauce convenable,
on làebe alors uu pigeon, auK pieds duquel un a ntlaclié une
ficelle enduite de glu, longue de trois pieds et pounuc au
bout libre d'un menu caillou ou d'un petit objet quelconque
d'une légère pesanleui. Des ([ue le faucon a pris le pigeon,
il s"e.ignge dnns la ficelle, tombe à lerre, el comme il est incnpnble
do se relever, le clinsseur peul aloi-s seu empai^ertoul
il sou aise. On emploie oi><l inai romeni le moyen suivant, lorsqu'il
s'agit de ralrapper les oiseaux de cba&se égarés qui, ayant
joui de lem- liberté pendant quelque temps, ont repris à un
certain degi'é leur cai'aclère faroucbe. Silot qu'on aperçoit le
làueon, ou làulic uu pigeon aux pieds duquel on a eu soin
il'ntUebcr une ficelle longue de soixante à (|uatre-vingt pietls
et par con«^]uenl assez pesame pour <jue le faucon ne puisse
eniporler le pigeon api-cs l'avoir pris. faucon obligé de se
poser à teiTe avec sa ¡noie, se met aiissitót à la déeliirer, ninis
dès qu'il l'n Inée el qu'il en a enlevé quelques morceaux, le
clinsseur se montre et clias.sc le faucon. On anange nloiî autour
du pigeon un noeud coulant cpii l'ait pailie d'une ficelle longue
de quelque H doni un bout e!
j>i<|uet enfoncé près dn noeud coulaiil. Après avoir couvert
ce noeud coulant de plumes de pigeon, si c'est un faucon
égare que l'on veut reprendre, et de brius d'berbes ou de liruyères,
si c'est un faucon sauvage, le chasseur se relire, emporlaul
l'autre bout de la ficelle, et se cavInnK quelque part
pour allendre le retoui' du faucon. Celui-ci, ne voyant plus
pemoline, ne tai-de pas à reloui'ner près de sa proie el il se
trouve aussilót pris par les pieds dans le noeud coulanl que le
Cluisseui' reseñe avec la filière.
Quant aux autoure, il y a différenles manières de les prendre.
On se sen o l'd in ai re nient à cet effet d'une espèce de cage 3) de
la forme d'un cube plus spacieux par uu liaul que par en bas; les
paiois de celle cage que l'on jilncc (n és de la lisici e il'iui bois
sur un poleaii fiché en terre, sont revèines tl'ini filel grossier,
dont celui d'en liaul est mobile et arrangé, au moyeu d'un
le pigeon mis comme appàl au ceuti e de la cage. On emploie
également pour prendre les auloni-s ini filel carré, suspendu
de façon (ju'il reuf'ei me un espace de dix à ilouüc pieds cubes;
l'autour, en fondant sur le pigeon qui est allaclié à ierre an
centre du filet, s'y empotre de mauieiK! que tous ses eHurls
pour s'en délrara-sscr sont imililes- S'il s'agit de prendre les autoui^
hmncliiei'S, oi> les atlirc vers lu filet, eu imilanl la voix de
leurs parenLs. Pour le-s éperviei-s, les èmérillons el en général
les oiseaux de proie de petite taille, on les prend, soit aux
filéis pour les pin.sons, soit à cette espèce de fi lois qu'on a¡>
pelle pantière; mais les différenles méthodes de prendre les
aulouiî, les éperviers el Ic.s petites espèces de faucons élanl
connues de tous les eliassenrs el n'élaiil jamais cmplcnécs par
les fauconniers, nous n'en donnons pas dans notre ou\rag<'
la description délailiéc.
Dès que l'ou a pris un oiseau dont ou \enl se sei vir ponila
chasse, ou en enveloppe les ailes avec le linge- dont nous
avons parlé plus haut cl on le garrollc au mo^en des rubans
atlacliés à cc linge, pour In Iransporter ensuite à la maison.
Ou peut au.«i, si le faucon a été pris le malin, le gin-.Ier auprès
de soi jusqu'i
de r Í dont o
iiiféi-ieui-s avec une fic-llc; on lui bride l'aile, on lui énion.ssc
les ongles el le bec, cl on l'attaclie sui' le sol en dclioi-s de
la loge où il reste jus<|n'.i ce que l'on i-elourne cliez .soi. I.cs
soins ullérieui-s qu'on lui donne .-lyniil rappori au Irailemeiil
el à l'afFaitagc des oiseaux, nous en parlerons dans les diapi-
])]• L\ M^MÎ'KIÎ \W. TRMTER LES OISEAUX DE Cil \SSE.
remplis de déUilssui
oiseaux de clia.sse,
maladies. Se copiant
s'affranchir
les .secrels de l'art prétendu de traite
inbus de pi-éjugés dont ils ne savaien
s ban.
obscur unbre infini de
enièdes dont l'inefficacité se montre toutes les fois qu'il s'agit
i; les appliquer. Plus éclairés que leurs ancèlres el guidés uniueinent
par l'expérience, les fauconniei-s de nos joniï oui lodemeiit
rejeté ces fausses pratiques, invenlées par les peuples
<1 dont
arabes; i
de irailei Lix de chasse aux élémcnls les plus simples;
ils ont reconnu qu'il n'exisie pas de reinèjles sili's pour réiablir
la santé des oiseaux alleints d'une maladie sérieuse, el au
lieu de prenilre des peines inutiles pour les guérir, ils lâchent
|)lutnl de pi-éveiiir ces maladies, eu mettani tous les soins possibles
à conserver la .sanlc des oiseaux.
Un des poinis les plu.s essentiels pour atteindre ce but, reside
dans le elioix i-i la juste mesure des aliments que l'on doit
disiribuer aux oiseaux de chasse. Le pal ordi
•t pou r les uo
ranché les parlies
I viande
de simi>lemenl cou
leur fait dépecer e
destinée pour les
une espèce de pàti
Irais. On doinie au
X de bas vol,
X i,b»
.uf fraiche <1
mcmbi-aiicuscs ai
Il donne celle vi
.voir, le matin à sept I
Il lieu du pài oi-dinair.
orneilles ou des dionea!
1 a soin d'y mdler quelques oeufs
X niais le pàl deux fois par jour,
res Cl l'après midi ii ciii(| licures,
mdre cliaque fois à leur gre; mais
•r une on deux fois par .semaine,
soit des pigeons vivaiils, .«oit des
fil de les paili
iibservcr ccriaincs ix-gles i)ar rapj>orl à l'heure oil «n
il et à l'éganl de la quaiililé de iiourrilnre «iii'oii leur
• chaque fois- Ou donne aux oiseaux de ps-sage uoii-
,1 pris le i«il. h- malin à dix heures, el un leur ¡leroulre
de [ni'uilre (pidcpies bec.ades d'iui morceau de
ani à la suite de leur i-ep.is ordinaire qu'au moment
:-mcllre ii la porche, après les avoir portos sur le poing
l'uie iioii.elle
gorge. Dni-aiil l'époque de la clias
•inploie pour .
le rel>ail k-s oisc
meni qu'ils «m
faut
s il faut encore modifier cc régime à l'égard du gei--
di-s faucon» blanc el d'Islande, Ce» oiseaux de grande
taille digérani leur proie moins vile que les antres espèces, ou
ue peut les employer pour la chasse succes.sivnnieiil pendani
deux joui-s; on leur donne par coiisi^qiienl bonne gorge le
jour qu'ils ont volé et demi-gorgo le jour .siiivaul. Comme
on repail de (ligeons, ()endanl les époques de l'affaiîagc et de
la chasse, les oiseaux toutes les l'ois qu'ils oui volé ou l'ail
leur leçon, ils avalent d'eux-mêmes la quauliié de plumes nécessaire
h la digestion des aliments; mais loi-sajue apivs ces
époques on ne les nourrit que de viande de boeuf, il esl m^
cessairc de leur donner, au moins deux fois par semaine, soil
quelque oiseau vivant, soil la peau d'un oiseau cncoi-e couverte
de SCS [ilumcs; uu donne de préféi-eiice une jiean ou des
poils de lièvre ou de lapin, aux espèces de gi-ande taille dov
linees ¡i la chasse de ces quadrupèdes, tels rpic le gerfaut, hfaucon
blanc el le faucon el'lslande.
Il y il ¡ilnsieui-s antres poiuls qu'il cOn\ionl d'obsener pour
conserver la sauté des oiseaux. Quand il fait be.au temps, on
doit les jardiner, c'est à dire, les exposer à l'air tous les joui-s.
après qu'ils ont rejelé la pdolle. .V cet elTel, on porte à l'air
les oiseaux niais perchés sur les blocs; mais, pour les oiseaux
de passage, on élablil dans un jardin ou dans un auli-e lieu
convenable des molles de gastón hautes d'un pied, sur lesquelles
on place les faucons chaperonnés, les allachani .i l'aide
de la longe il de |>clilc> f'oiii-rhettes de bois fichées <lans le sol.
Il esl également essentiel de faire ¡ircndre de temps en temps
des bains aux oiseaux <le chasse. A cet eilct, on les porte, l'aile
bridée el après leur avoir donné bonne go^¿e, sur les boi-ds
d'une rivière ou d'un étang dont les eaux sont limpides; ou
les attache .sur le sol a l'aide d'une filière liée à la longe: on
leur Ole le chaperon, puis on se relire à nue petite distance.
On laisse à l'oiseau, après .s'èu-e baigné, le lemps nécessaire
poiu- .-.'cp lue lier el se .sécher; mais dès i[u'il ooumience ii se nmii.
ti-cr iuquiel, ou s'approdic de lui avec précaution, on le prend
sur le poing, ou lui reiiiel le chaperon el Ou le porle clin:
soi, .S'il s'agil de baigner les oiseaiu niais, on peul aussi se servir
à cet ellét d'uii vase très spacieux <rargile ou de Ix.is. Dui anl
l'é|)oquc de raffail.ige, on baiguc les oiseaux Ions les huit jouis;
dès qu'ils soni alTnilés au puiiit de voler pour biui.
U li-ailement des oiseaux de din.-ae, h>.-s du lemps de la
mne, cxigeani beaucoup de soins, on ne garde ordinaircmeni.
à l'ap]>roche de cette é|joque, iine les espèces rares on les individus
dont on a pu apprécier les bonnes (|uaIIU'S. Des qu'il»
commentent à dianger do plumage, ou le» uu-l trois on qua-
Ire ensemble dans des apparloiiieub spaeirus: on ^ place di-s
blocs pour qu'ils puisseul se pci-diei
' disi ri I
ture abondante:
es plume- d
•s haig.