
i
quVii Allemagne, l'on fnisail venir lous les ans, de Holllndt-;
\ni granii nonibi'e de faucons desliiiis pour le vol du licron,
Pi des fnueoniiiere liolbiid.nis qui savKÎenl affaitcr cei oiseaux;
el Doliel i), qui dil à |>eu pi-¿s In .n.'mo chose, iuppoile
<|ue ces fauconuici^s hollandais venoicni pour 1^. ^.luparl de
Vnlkenswaai'd.
liu cfTcl, des feuconnici^s de ce village ont île au service
<lc iilnsieuiï princes allemands jus.quc vers la lin <lu si<^cle
passe, oil la fanconnerie lomba'en désuétude en Allemagne
comme dans presque lous les aulres pajs de l'Europe. Du
reste, elle avait été supprimée en Prusse, dans les p.y-mières
années dit règne de Fi'édéric le grand. Ce prince qni, tomme
on sait, n'aimait pas la cliasse, nyaiil fait présent à la duchesse
d'Anspauh des fai:cons d'Islinde que la ooiir de Oaiieniarck
[ni avait adressés en lyija, il ne lui en fui plus envoyé depuis
celle époque 2).
IHÙ LA FAUCONNERIE AU DÀNEttAaCK, EN NOUWISGE ET EN SOÈDESi.
Toules nos recherches tendant à constater l'époque de l'inli^
odiicliou de la ruiicoiinerie en Scandinavie cl au Danemarek,
ont élé infrucUienses. Nous ignorous complclemeiit, si cet art
y fut apporté par les colonies que la tradition a fait passer de
fAsie en Scandinavie, ou s'il j l'ut iniroduil par les ^onnand5
(jui «lévaslèrcn^ dés les premiers siècles du mojcn âge, les
cm')1c5 de la grande Bretagne, de la Fi-ance, de la Hollande et
de plusicuis aulres contrées, et qui éicndirent leurs courses
jusqu'à Conslantiuople4).
Dans les «Sagas» Scandinaves ei islandais, il est souvent fait
mcnlion du faucon, mais piis de manière ù en conclure ù
l'évidence que les héros dont ces tradilioiis rapportent les
hauls fails, aient en efl'ei exei'cé la chasse an vol. Ou sait que
le faucon était consacré au mailic des dieux Odin, et que cet
oiseau porte dans la Mythologie des Scandinaves le nom de
Habrok? qu'étant i'emWème de la force et de la valeur, on
ci'ovait honorer les princes ou guerriers distingués en leur
eonfénnt le nom d'haukr 5); enfm, il parait qu'on avait
l'hahilude d'enlerrer ces oiseaux, après les avoir hiulés, avec
leu« nniilres défunts 6). - Dilrnar, qui visita la Suède au
commencemenl du onzième siècle, constate même que les
Scandinaves ¡>ayen5 immolaient lous les neuf ans, à leurs
dieux, dans le village de Selon, qiiati-e-vingl dix-iieuf hommes,
autant de che\'anx, de chiens, et de coqs, au lieu d'éperviers 7).
On raconte que le faucon, appartenant au prince Broder,
i, s'an-acha les plumes lorsqu'il apprit que son maître
condamné à subir la peine de mort 8). Une autre
veut que le roi <le Daneinarck, llolf Riake, que for.
avoir vcçu au septième siècle de nolie ère, avait,
les gens de sa suite, chacun ,un faucon pci-ché sur
lors de la visile qu'il rendit au roi !x Ijpsala, cl .|ue
1 du roi |>r>rla!t, comme celui d'Odiii', le nom de
iils du
•suppose
l'épaule.
Mahrokg).
Quoic,u'on c précision l'épolire,~
il n'en résulte pas moins que déjà avant rintroduelion
du christianismo dans le Nord, c'est il dire avant le neuvième
siècle'', l'u.sage de ganler cl de porter des faucons avec soi
était assez général cliei les peuples Scandinaves. Ce fait conduit
naturellement .à la supposition que ses oiseaux sei-vaient
ù qiieh[ue chose de plus qu'à une simple ostcnlalioD. Quoiqu'il
en soit, ce n'est, comme no.v^le verrons tout à l'heure,
siècle que datent les làil.s jiar lesquels il
est |irouvé d'i^ne mantèi% évidenli
tublcment exei'cé la chasse au vol.
Godefroi, vice-roi du Schleswig, voulant,
avec Charlemagne, se reixh'e maître d'.Ai?
lue par SCS propres gens pendant i|u°il e<ec
vol 10). - Le premier rôi de Danemarck,
qui 1 ' 99'.
Nonvcgc, le gouverneur de c
peuples o
larold Blaaland,
lu'Olof
iiniyère .1 e fourchuc
, char i3). On c
1375, comm
roi appela la Norwége &
utenrs suédois ia¡>poi'tci
, qui i-égua a>. commencement du
isse au vol et que son faucon prit
le jour suivant quatre coqs de
12). — Waldeiuar 1, lySi de UineÍ,
exerça la chasse au vol, monte
ucore le roi Waldcmar Alterdog,
ani été- amatciir passionné de la
Nous ne possédons gnèi e des données reiiu1\es 11 la manière
doiil la chasse au vol a élé exercée dans les pays du Noid,
pendant les qualre derniers siècles; celles qui sont parvenues
jusqu'à nous roulant presque toutes sur les lois touchant le
droit de prendre ou de vendre les faucons. Il p,irait même
<(ue dans les pays dont nous parlons, l'usage de la faucoiuierie
a été moins généi'al et moins cultivé par les princes «pie dans
la plupart des autres pays de l'Europe. Le.< rois de Dancmarck,
par exemple, ne gardaient, comme nous le verrons
plus bas, pendant la deuxième pa:;lic du dix-septième et nue
ne siècle, jamais plus de deux a
portail annuellement de l'Islande,
glande parlie du
six des faucon
tandis qu'ils c la fois
s prin ;s de l'Europe; (|
,„ „„„pic
iiivoyé des présen
ensemble le roi Chrétien VU el la reine Caroli ! Mathilde.
Une vingtaine d'années plus Urd ou donna, si
lieux, une fdte semblable, en l'honneur de Guillaume, due
de Glocester, et ce fut probablement la dernière chasse au
vol qui se fit au Danemarck. — En Suède, le duc Fi-édéri
'\dolphe, frèi-e puiné du roi G.islave III, fut le dèrnier prhn
qui eserça la cha.sse au vol t).
Cependant, les princes de Danemarck et de Nonvégc 01
braneoup contribué à rendre aux fauconneries, de la plupai
des cours de l'Europe cet éclat qui les a dislingiiées peiidai
plusieurs siècles. I j Norwége et principalement flslaiide étar
les den* seules contrées, où l'on puisse se procurer, sans iro
de diRlcullés, les plus grandes et belles espèces de faucons
les rois de ces pays oui tic bonne heure commencé à profile
l pour I fair
revenus, soit pour jouir à eux seuls du privilège d'obtenir
ces faucons en nombre sulTisanI pour en pourvoir non seulement
leurs propres iàuconneries, mais encoro celles de la
]>lu|>arl des autres princes de l'Europe.
Les anciens codes nonvégiens renfermcnl phisieui-s lois relatives,
pour la plupart, au droit de prendre des oiseaux de
chasse. Une du ces lois a), par exemple, porle que ceux qui
enlèvent les jeunes faucons de l'aire, seront regardés comme
des voleurs. On voit par une an Ire loi, datant comme la précédente
du li'Kiz.ièine siècle, que les rois de iVorwége s'étaient
rései'vé le droit de làire prendre des làucons snr tous les jioints
lient prendre dans leuiï
()roj)rcs terres étaient obli
.k- les vendre 3). — .Magni
derUlande, réserva à)
des faucons, mais accoi-da
vilége d'y faire cheroher
igahälcr, ayant fait la conquête
le droit d'y faire prendre
es de Drontheim le piv
doni auparava JOUI
de l'Islande 4). Ccll.
à la suite d'uue convention conclue le
le roi de Nonvége et l'arelievé(|ne Je.i
puric (|iie h" roi eonecde à ce dernier
[nivilégc d'achelcr des faucons gris, a
prcdécesseursS). — 11 existe plus
des II
mdilions
»•('ge, dans la Suède méridio-
111, datées de tô.lg cl I5DO,
nommé Mogciis Gylilensljerne,
que ceux ipii désirent prendre
e gerfaut qu'ils prendron! j). Un
: endroits de la Norwégc, de» gerfaul:
'inblables à celles que nous venons er8). Un
autre docuineui, dalé Lundegard le 7 Avril 1
un boui^eois de IJelsingoer, nommé Hans Goutsen, le privilège
d'aller prendre des faucons dans cerlaius lieux de la Suède el
du. Danemarck 9), Un Iroisièmc. du •« .\vril i56i, concède
au faucomiier Lauritz, d'aller prendre des gerfauts dans Ions
les lieux cmiveiiahles du disirict de \ordeul]eld en Norwcge,
loiijoui's .sons la condiliun de céder an roi chaque Iroisièine
gerfaul qu'il p.-cndra, pour la somme de six ecus 10). De
semblables documenls datent de 1741 et 175711). D'anlies
dispositions encoi-e, les dernières (,ui aieiu clé prises ()ar le
gouvernement danois, sont de l'année 1792; elles indiquent
les lieux du Danemarck propres à prendi-e les fatiuons dont
ou se servait, dans ce pays, principalement pour le vol de la
pei-drix: ces lieux se Uwivaiont dans le Holsiein et dans l'iie
de Séelande; dans celte dernière ile, on prenail h-.s faucons
près de l-'l-iskesoen situé à quelques lieues au Sud de Kupenhague,
et à Odsherrcd dans la partie sepleiitrionale de file.
Le droit de prendre des faucons en Norwége s'adjugail, dans
le siècle passé, publiquement au plus oflranl, el ordinairedans
les archivc
ivale des renies à Kopenhagite, plusieurs
repris
ponant que ce droit a élé adjugé
nommé Verhagen, nuiitrc-fauconniei
dition constamment stipulée dans
de Oancmarek devait recevoir tons
gerfaut. Verhagen aval! acquis ce .
nuellen
inuellemenl pour la !
, |)our
Iroil, depuis 1740 à .746.
de écis; dcpui.s 17^9
une; depuis 1738 à 1764,
pour acquérir le droit dont nous venons de parler depuis 1772
jusqu'en I77Î>, le grand fauconnier de la couronne s'.idre.ssa,
dans cette dernière année, à la chambre royale des leiiti-s,
afin d'obtenir pour Lord Orford et le fauconnier hollandais
riiuiçois lieckcr, la permission d'aller prendre des faucons en
Norwége, ])ei'inission déjà accordée à ce fauconnier l'année
précédenle, où il avait élé prendre en Nor«'ége des gerfauls
poui' le duo de Deu^i-ponls. Cependant, ce droil fut de nouveau
cédé, PII 1783, au 111 ai Ire-faucon nier Verhoeven, movennaiil
ICn Suède, il élail permis à loiil le monde de conslr..;,-«
des cabanes pour y prendre des faucons, en payant la somme
d'un diicat po.ir . l^que cabane ,4)- Les fauconniers dnnui..
s'y rendaieul .suuveul ainsi que ceux de la Hollande; en 1738,
un fauconnier fi aïu uis demanda un passe-port du gon> enicment
danois pour aller prendre des faucons en Suède, ci le conseiller
intime Riron de Bcrusioff, fil demander e
On n'est
• les fau<
is allé pi
mnieis de l'élec
iidre des faucon:
1760 des
cur de bavière. i5).
au Groenland, non