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U IL-iye .
pi'êlé 8
5« Hollaitdi; i). 1.C Iroisîèine cmuiaiil rinslnioiioo
1 nommé Philips Di.c«., qiinnil celui-d .ivaii
il, devniil b Ciiambre des complcs, eiili'c les
^ md-faucoiinioi- Jean Hcyii, lors dc son inslallalion
comme mailre-faiicoiiniei'. Celle i<.sliiioiron porle Iv cpic le
m.iilrc-rnucoiioler doil laire dc son mieux pour prendre ou
Taire prendre des faiicoos, soil en Hollnndc, soil dans d'aulies
conlrées; II'; (¡ii'il doil s'arranger, avec tes inilividns qui
prennenl des oiseaus de chasse dans b pi-oviiicc de Hollande,
do manière à ce que ces oiseaux lui soieiil apportés pour èlre
prcsenl<!s à Sou lixcelleiice a); III': qu'il esl lei.u d'agir de
même à l'égard des poisoimes qui liaiisporleronl des oiseaux
par ies l'avs-Bas en d'autres lieux, afin que Son Excellence
puisse faire un elioix lout au plus Je deus, faucons de chaque
cage, el qui seront pa.yés au laux fixé par la loi 3); IV-: qu'il
doil niellre tous les soins possibles pour enlreleiiir loules
sortes de vols cl maintenir celle chasse.
I.CS princes d'Oiangc, stndhoudcrs de la [lollande et <le la
Frise oceidenlale, furent revci
de gi'aud-forcstier, île gi'and-ven
i par les Klais des dignités
II- ei de grand-rancoiinier. Ils
;xercer les fonctions de ces
slicuteiianis. I.e prince Manme
lieutenant grand-forcslicr,
Guillaume dc lîh.i. dit Trescharges,
un ou i-aremeiit plu:
rice, |>ar exemple, s'adjoignit
grand-vcneur el grand-l'aiiconi
long 4); et celle charge fiil exereée sous ies princes Krcdc
HeiiH et Guillaume II, par Jean van den Kcrkiioven, Seignc
de llcenvliclS). T-e îî Novembre 1612, Hevn»-r van Oldc
hariieveit, Seigneur dc Groeneveld, fui nommé, par h; p.iii
Maurice, grand-fauconnier (le la Hollande et Je In Frise oc
dcnlalc6), I.e prix stipulé et payé à la |>Uce des oiseaux
chasse Jii comme droit ou hommage féodal élail, en iK
le d-én
hagaid, qualii linze sous; un autour hagard, (¡uatie
lit S0nS7). ^ous voyons par plusieurs
lettres 8) adressées, en iG36 el 1637, au prince d'Orange, par
n. de Ihicriem, Seigneur de lierkenrode, qu'il exista, à uctie
époque, dans le bois enloui-anl ce château, une héronnière oil
nicluiienl |iius de mille couples Je hérons, dc hiliorcaiix .-l
d'autre giliier. Ce gentilhomme se plaint des frécjiieiils alms que
l'on faisait, soil en aliatlanl le gibier à coups de fusil un d'arhu-
Iclc, soit en eliassani avec l'antonrg); car cet oiseau, ilii-il,
déirnil dans une seule journée plus de hérons que ne le sauraieul
faire vingt faucons. Il supplie Sa Gnice, de lui accorder
une sauvegarde a<ee Jéfense
ainsi que dans les
ille de Haarlem cl l
., au Vogeleusang, i
niai-ais, s'cleiidnul depuis la
Berken rode jusqu'à Overvei-i
bergli et à lleemstede, adii
les princes de la
er la chasse au vol. Il est cvi<lent par u
•poque que le prince Fi-édcric Henri ava
Noorn
iTice un fauconnier
L'iusivcnienl de la fauconnerie, el un iromnié !
chef de l'auloiiiserie du prince 10). ~ Nous re
,n> de ce mime fautoniiier, mais écrit d'une ma
difTéi-ente, savoii' Jean Verbrugge, dans une pièce manuscrite
datée dc cette même époque. Elle eontieni l'oetroi obtenu
<Ui Roi de Uanemarck et de Nonvége, sur l'ordre du princfrstadhouJer,
par .lean Verbruggc et Henri lie Giof, faneonniers
du prince. Par suite de cel octroi, il leur fut accordé d'aller
prendre des faucons en Norwege. t)n leur laissa !e choix d'exer-
:i frais COI
, pour :
011 d'j aller chac
nier cas, ils avaie
parties que chac ni
irait exph
n propre compie. Dans ce de
de diviser la Norwége en dei
mcncemenl du dixé
des détails sur la
.n sait qu'elle n'a <
ivasion des Fiançai
Depuis celle époqne jus<¡u'au co
vicme siècle il ne nous esl guère r.
connerie des princes d'Orange, mai:
J'exisler qu'en 1790, époque de I
Hollande.
Avant de passeï' à l'hisloire de la fauconnerie des temps
modernes, il convient de dii'e quelques mots Je riiifluence
qiie ies faiiconniei^ hollandais ont exercée sur la fauconnerie
en général. HuHaiiele a eu, depuis (iliisieuiî siècles, la
ivpulatiou de produire les meilleurs faneonniers du monde.
Cuiciardini déjà a fait leur éloge d.u.s ce sens 11 ). 0' \r< u,«!a 1 -.-}
e domic r Jém. supcn-,
des fauconiiiei-s français sur leurs conii-cres hollandais:
prouve pour le moins, que ces deriiiei'S .-laient dignes de
rivaliser avec les fauconniei's français à une époipie où l'ari
de la fauconnerie était parvenu -i son apogée en France. Au
J'este, le fait i|uo beaucoup de princes et de particuliei'S du
siècle passé oui appelé eu leur service des faiieuunicrs hollann
talciil généralement
dais pa'rlé ti
leur comesi
Il parali q,.
ont cotilnb.
les llollan.h
t plus parti
I aujourd'hui
Í de la fatico
la sobriété
,les pli ¡nables, tant pour prendre
ux destinés pour la haute voleri
couniers bolfandais. U'éváqiie Opliovitis^)^ qi
la première moilié du dix-septiÂne sièelé, fait
fauconnier 1 village de liei-geik. Oudenboven 3) qui
écrivll à celle même époqne, dit que le village de Valkenswaard
est habité d'un grand nombre de fauconniers. I^s
maisons de ce lien ont ca elTet été bâties en grande partie
par l'es fauednniers de cette époque 4). Il y avail autrefois
'dans ce vilhige luie trentaine Je m'ai Ires-faiicon ni el's. Joui la
dépense annuelle s'élevait à cent mille florins. Deux faiieoniiiei'S
éli'iingcrs,.J'un au service Jii Prince de Galles, l'autre
au service Je l'électeur de Saxe, s'étaient établis ù Waalre,
village des environs de Valkenswaaixl, et dépensaient environ
Jix.mille "ilorins par an. Vers la fui du siècle Jernier, il n'y
avait pas plus de douze fauconniei'S à Valkenswaaixl; encore
la plupail d'enli-e eue étaient-ils au service de princes étrangers)
aussi lie retouriiaienl-ils dons leui-s foyers qu'en anloninc,
pour y aller prendre et aflàiler des faucons. Au temps Je la
plus granJe (leur de la fauconnerie, les hru_vri-es Je toute la
province Ju Bral)anl scptenirional élaienl couvertes de cabanes
pour prenJre Jcs faucons, el beaucoup de personnes qui
ii'élaienl pas des fauconnier.s de profes-siou, quittant en automne
le métier qu'ils exei-çaienl babitiiellenient, trouvaient
une occupation plus lucrative en allaiil prendre des oiseaux
Je chasse. Les oiseaux, pris dans la saison, après avoir été
offi-ant, e
Valkensv
se paya ante llorii
la pièce 5). I.es hui
pour prendre des lai
jusqu'en Norwége c
Ihneons 9) et
de Ko peu lia;
jusq'u'rt .
1 Suède 7). beaucoup
rinces ou de ])articuhers
r h-s faucons d'Islande,
s de l'Kuiope ei inèiiie
• 0). Ceu
itaires à \'alkenswaarJ, possédaient géiiérabmc
s qu'ils faisaient cuhi\
h'S auberges 11). Ces ;
en! passer par leur village.
spccincle d'une
J'écl,a¡.pe i3).
tem;p.s moJcrnes, nous en traiteron.f dans le chapitre si
DE U FAUCÛNNEIHE DES Tl
1.1 fauconnerie, après avoir fleuri eii Europe Jepuis son
introduction au quatrième siècle Je notre ère jusque veis la
(in du divhuilièmc, commença, dan« les dernières Ji^ ^unées
Je ce siècle, à tomber suecessi veine ni en J_ésuéluje dans h«
diflemits états de TKurope; elle loinha lolalemenl en oubli
pendanl les guerres dan» lesquelles presque loule l'Europe fut
enveloppée deiiuis la grande revolution Irançaise justiu'i la
paix générale en i8i5; el ce ne fut que de nos jourt que
l'on s'efVoi'<;a Je faii-e revivre, sur quelques ¡loiiils 4e l'ICurope,
un an qui avait fait, pendant tant de siècles, Iw déliées de
Les auteurs modernes qui, dans leurs écrits, oui parlé de
l'bisloii-e de la fauconnerie, ont généralement attribué la .decadence
de cet arl aux causes suivantes, Ce seraient, selon
eux, la diminution de.^ faucons, l'invention du petit plomb
ainsi que le goùl univci-sel Je la chasse au fusil, et la cnhnre
toujours croissanle des terres, lesquelles auraient amené cCtte
ilécatlence. Pourlanl, il esl facile Je réfuter ces assertions.
Les essais de fauconnerie f
possibilité de se procui«r des là neons
]>our exercer toutes sortes de chasses a
l'invention du petil plomh, dans la de
siècle, a beaucoup coulribué .
l prouvé
s en nombre sulîis
>ol. Il est vrai <
nière moitié du c
septièn
fusil plus général qu'auparavaul; 1
lUl que la Ihiiconneric llorissail cm
le panie Ju siècle passé, dans la |
c- I j culture plus étendue des t<
vu plu
plus g
Je riiuro])
F»- I-
. J „ p).
anlrihuer à i-estieinilre l'exei-cice d
ines localités; mais non pas Influe
Ú fait Impn.'uibic. Lu un mot, i
nous \enons d'ènuniérer, pour
! d'un arl cullivé par lanl de
t pendanl une si longue série
;oi'il individuel des
:: des différents él; s lie l'Lui-ope,
visible A faire
s qu'ils gouveixisté
A diverse»
hipart des pays