
DES OISEAUX DE HAUT VOL.
Ut oi«a..x iippelcs en termes de faaconnevie oiseaux <le liaul
vol, aiiparliennenl sousexceplion à celle division du genre faucon,
c|ue l'on a riiabiludc .le comprendre sous le nom de faucons
nobles. Ils formcnl un groupe asseï i-ielie en espèces qui sont
clisii ibuées sur loules les parties du globe. Ils oui, comme les
iiiiires fiuicons, la mandibnle inl'éi'ieurc Uonqude à rexlrémilé
et |>ourvuc d'une Oclianci'ure angnlaire qni i-cpoûd à un feston en
forme de deiil.doiii cbnque bord de la mandibule supérieure se
li-oiive pourvu, el qui esl quelquefois suivi d'un deuxième feston,
.ii i^ondi et très peu développé. D'une organisation vigoureuse,
ils ont le corps l'.iroassé, le cou court el pourvu de muscles assez
Ions, la létc large par dcrrièi^e, les serres robustes, les doigts
longs, garnis par en-bas de gios tubercules et armés de gi'ands
ongles coures et bîicérés. Les larses, recouverts decallles qui
prennent sur le devant du tai-se la forme de petites plaques
ii régulicres, sont seulemeni emplumcs veiï le haut de leur jartie
antérieure. U plumage de ces oiseaux esid'un tissu seiré, les peuue
ssont mi des et très solides. Laquene, conslam m eut composée
tic douze pennes, esl de moyenne longueur ei lan! soil peu
iuivudie i Pexliïmité. I-es ailes sont pointues et ne couvrent,
loi'squ'elles sont plioes, dans les uns, c|ue deux liais ou trois
([uarts do la queue, tandis qu'elles s'étendent dans d'autres jusque
veiï son eslrcmité. Li pixiinièi-e rémige est tantôt lui peu plus
longue, tantôt im peu plus courte que la t.^oisieme, mais toujom
s |)lus courte que la deuxième qui li.variablcmcnl la pins
longue de toutes. Cette première penne esl forlemcnl rcli'vcie
la barbe interne pi-ès dn commenccmenl du dernier rpiart de
sa longueur, el ce cai'aetore s'oWrve égalemenl dans l'émcrillon
sur la seconde penne. Celle espèce a aussi les liarbcs cxtéiieurcs
de la deuxième el de la iTOisièmc rémiges échancrces, taudis
que dans les autri-s làiu'ons, la deuxième l'éniigc esl la seu)e
qui soit |>ourvue d'une cclianci'ure sensible à la barbe extei'ne.
I.'ii'is de l'ail est toujours d'un brun h'ès foncé- Iji cii e, la membianc
des )Cux ul Iw sci'res sont dans les adultes d'un jaune
plus ou moins vif, lirant souvent sur le bleuâtre ou sur le verilàti'c;
dans les jeunes, ces parlies sont onlinairenient d'un vert
bleuiilre livide, passant .«>iiveiU au jaune sur les (ilaqnes des doigU.
Les faucon» ne subissent annueilement qu'une seule mue complote,
qui a lieu veis la fin du mois de juillel el en août; cependant
on voit souvent se l enouvcller, à ra|)proi:lie de l'époque
des amours, loi-sque le plumage a été endommage, c|uelque,s
plumes isolées du cou, de la tète ou des parties inf'érieuifs;
mais celte mue locale el partielle n'opère pas de cbangemcnls
dans les leintes de l'oiseau. U première mue générale a lieu
quand l'oiseau a alleinl l'âge d'un an, el c'est alors <)u'il se
re\èt de U livrée parlàite, (|ui se distingue ordinairement de
ci-lle du jeune âge par des eouleui-s plus vive» ei plus agréablenunil
disposées. I./C5 Dincs suivantes ne produisent de cliangemeiits
sensibles à l'éga.^d îles teintes que ilans le n.àk- de l'éinérillon, el
à un degré inférieur aussi, dans le faucon comnnui; niuis ces cliaugemenls
se bornent en général à ce cpic les teintes acquièrent
plus de vivacité i-l à ce que les taclie.'! des parties iiiférienres
diniennenl pins élroiles. \u jouno àgc, les deu-; sex,a d'une
même espèce «ont pnrfailenieni »einblalilcs à l'égai-d de leni'>
teintes; on observe encore la même ressemblance entre les deux
sexes, <|uand ces oiseaux se sont revêtus de leur livrée parfaite,
et ce n'est que l'cniérillon dont le mâle présente à l'âge adulte
une distribution el des nuances de leintes diiTérentes de celles
de la femelle. 11 n'en est pas ainsi de la taille des deux sexes,
le male des faucons étanl, comn>e dans tous les oiseaux de
proie, d'un septième ou d'un builième plus pelil que la femelle.
sujet à de nombreuses variétés
Il faite des cliangeniunls prodnil.i
Le plumage des faucons est
Individuelles; mais, abslraclio
par l'aelion de l'air el d.i jour
férences plus ou moins sensibi
aux modifications que présentei
w born s difl
la form.
nil le plumage est orné.
A fétalsauvage, les oiseaux de haut vol se nonn i
ent de proie vivante, clioisie presque loujoniï
lais l'émérillon se contente aussi, f
des ois<
de toutes sortes d'inseeles. lis ne savent s',
qui se tiennent i teiTC, ni de ceux quiso
chesdesarbresousurun anire objet quelcoi
exlraoï-dinaire, po.«cdant de puissants moyens de vol cl des sci
res organisées de manière à pouvoir saisir et retenir avet focilil
Ja proie, les faucons allac[iienl avec succès les oiseaux les ]>lii
agiles, qu'ils prennent conslamnient au vol, en fondant sur eu
obliqueinenldeliauten bas. A)ants.nisi leur proieaveclenre.serres
ils l'emportent, et se percbant soit x terre, soit sur un tertre
surquelcjuc antre ol>jei convenable ou même sur un arbre, ils I
dcpcccnl aussitôt, la tenant dans leurs serres el enlevant les eliai.
aveeleurbec.l..esoiseauxdeliaul vol vivent isolément ou par paire!
Us ne font annuellement qu'une seule ponle. Us consiruiseï
leur ail«, soit dans les fentes des rocbers, soit sur les arbres o
même sur des urlirisseaux, soit enfin en pleine Ierre. Ixiui-s oeuf:
au nombre de trois ¡iqnatre, en forme d'ü\ aie régulier apiiroeliai
un peu du spbérique, sont d'un blanc vei'dàti-e p.irscmé oniina
renient de laches brunes ¡»lus ou moins nombreuses. Le.s jeun«
au sortir de l'oeuf, sont i-evélus d'un duvet blanc, i|ui s'use et di
parait il mesure que les plumes elles-mêmes anxipiellps il lien
poiissenl .1 iravers la peau, la première mne générale n'a liei
ainsi que nous l'avons dit plus baut, que l'année suivanle, el e'e
iparer oi des oiseaux
peirliéssiu-les bmn.
ne. Doués d'un e fore«
l'oiseau se rcvèl de sa livrée plii.s on moins parfaile.
¡spari
Les lieux de séjour elio
vent selon les e.^pèces et su
d e I a p 10 paga li on, lia b i tel
montneux;et ilvena.in
s. Usui
,1 vol, va ri.
.lorsdel'i
esfoi-eis;d'anlr<'sprclVi-c
s'établir dans les plaines couv
soit de brons.sailles ou d'arbrisseaux isolés, bi manière dont ils
s'j prenneni l>onr attaquer leur liroic, les oblige d'aller la rlierclier
dans les lieux déeonverls, soit sur les clairières des boi.s.
soit le longdelalisièrcdesforéls, soit sur les plaines »voi.siiianlrs
même. A rai)i>roilie de la .saison rigoureuse, la ljlu]>art des oiseaux
dchanl voient l'habitude de changer de séjour: les unsqiiillenl
les montagnes ou les forêts pour de.scendn; dan," le.s plaines, on
pour fréquenter les lieux cnilivés, où les altire l'abmidance <lii
gibier; ils .ippixiclient alors souvent des linhltalioiis. s'étahM.ssont
même dans les vieilles masures ou sur les loui-s an milieti des
villes, d'oîi ils fonl des i'a\agc's panni la volaille des husse-couis.
Cerlaines espèces, iiotamincul plusieui-s de celles qni liahileni
Il été les conii-ées fi-oides, éinigrent en liiv
IX qui leur oirrcnl une noui
ainsi la sa
pour aller r
iure plus fi
;s pays ; ^s dis-
de leur séjour oi
Qnelques espèces :
loignantparees caractères d'autres espèces qni à leu
piwiieiil entre elles par certaines marques dislinet
.-Lihlir, dans la division des oiseaux de liant vol, pin
visions. Nous ne parlerons que de celles qui ont iap|
.X espétants
ei-s européennes. La premiere de ce.s subdivisions comprend les
espèces de gi'ande taille, dont la queue est assu/. longue pour
dépasser notablement les ailes, lorsque celles-ci sont pliées. Leurs
seri-es, quoique robustes el très développées, offrent cependant
des doigts proportionellement un peu plus courts que ceux du faucon
commun, lycs plumes des parties hiféi'ieures du corps sont, proportions
gardées, un peu plusgraiidesetd'un tissu moins serre, l-a
lache '
olli-e 1
moustai;Ke <pii descend de chaque côté des joues, et qui
e marque très caractéristique dans la plupart des faucons,
étroite ctsouvent moins apparente que dans le faucon
I, et elle.s'ell'ace, dans certaines espèces, avec l'àgc plus
s complète meni. Les lâches enlin doni les plumes des
il l'âge aduli
la formi de bandes In
d'Islande, legerfaul, les
vei^sales à bonis para,
lun-A celle subdivisi
ennes, le faucon bla
elanierel le lanier
ordini •e. Cedali
le espèce, s
, 0II1-.1 e quei
le faucon comm
moins longue q
saboulissentpre
; les
espèces de la première suhdivisi
rextremitéde la queue. Ses doîgls sont très longs; mais les plumes
des parties inférieures sont plus peliles et plus raides; les laches
enliu dont les ¡»lûmes des flancs sont ornées dans les vieux, se ju«-
sentent sous la forme <le baiules li-ansversales neltemeiil dessinées.
I Al laehe eu iiioiisuiclie esl beaucoup plus largo que dans les aulres
i)i.seaux de liant vol. Quoique d'assez forte taille, ce faucon ne
sur]>asse pas en grandeur les plus jietiles espèces de la premièiv
»uhdi\ision-L'émérillon formelali-oisièmesnbdivisioii des oiseaux
de haul vol. Il se rapiiroclie sous plusieurs rii)il>oi ls de I'cjjcrvier.
Les ailes de celte pelile espèce élani moins longues que d'ordinaire,
elles ne rccou> rent, quand elles soni pliées, qno les deux tiers
ntéi'ieurs de I» queue. Ce niemhre est pou
onsidéi-ahie de bandes que celui des auti
muinale es! très large. I.a taelie en moiistai
iiarciuco. Le bec esl plus coni(n imé, la lè
onde ([lie diUis les aulres oiseaiu de haut \
SI pi'e.siine aussi longue cpic la deuxicme;
ourle que d'ordniaire, ne s'étend pas au d
[ualrièmu. ("est le seul iàueoii d'iiurope c|
éiréeie .Ma barbe inlernc comme la preniii
11.ige sf poun
de celle-s de la femelle. Quoique ,ie pelile
en volant peu d"élé\a
•ud'nn nombre moins
îst plus large et pins
Ui uoisième rémige
de l'extrémité de la
lit la seconde rémige
,cl dont la troisième
aille, l'émérillon es
t beaucoup d'adie:
¡Vous passerons maiiilenanl ii la description desoi.seanx de haiii
vol dont on se sert en Knrope pour la eliasse. Ce sont le faucon
blanc, le faucon d'Islande, le gerfaut, le sacre, le lanier, le lanier
alpliaiiet, le faucon ordinaire el l'émérillon.
1)1 FMCO.N BUXC.
U faucon blanr esl de Ions les oiseaux de cliass.- le |>lns esliiné
et le plus célèbre. La beanlé simple de sou plumage, son
cai-actèi-e Iraitable, sa taille cl sa foi-cc supérieures à eelles de
tous lesauti-es faucons, la difTicullé de se le pTOenw, nu cpi'il n"habile
que les régions du cercle areti<[uc, oii il faut aller le elierelicr
à grands frais, tout cela a contribué à lui assigner le premier rang
parmi les oiseaux de faiiconnerle, et .'1 le rendre d'aulant plus
précieux que les pays où l'on exerce la eliasse an vol. sont éloignés
de la demeure habituelle de ce fancun.
Celte espèce esl facile à reconnaître à l'âge adulte, par son
bec qui est d'un jaune p.ile, el par la belle couleiu- blanche qui
domine, à l'exception dpi taches foncées des parties supérieures,
sur tontes les autres régions dn corps. longueur tolafc de
l'oiseau, mesuré ilcpnis la pointe du bec justiu'à l'exlréniilé de
la <iueue, est environ de x ingt-denx à vingl-Irois (lonces. (meiiire
de Paris). U doigt dn miheu, sans son ongle el mesuré depuis
la base de sa première phalange, offre nn pouce onze lignes à
deux ponces, law, haut de deux ponces quatre ¡1 six lignes
depui.s la plante des pieds, est ])ar devant recouvert de plnines
jusqu'à la fin du deuxième lieis de sa longueur. Oans la lèmelle
de celle e.spèee les ailes poi leni ordinairement quinze ponces el
demi en longueur, el la queue oiTre neuf pouces el nn quart.
I^s ailes du màle sont longues de ipiatoiv-e pouee.s à (pialoiv.ipouces
trois qn.iris, et la
huit pouces et demi.
Dans la première antié(
aux jeunes des espèces voi:
des yenx sont alors d'un
jan
e faucon binnc ressemble b
M, Les pieds, la cire et la mi
les doigis sont ix'vi ^ins. U bec esl couh urde ploinl , foncée pass.
inl au noiratre > .ei-s son cxtrémilé i a quelqueio is mêlée de
Ix-s ongles sont noii-s. Ueouluui l'dn fond de
la lète, du cou el de toutes les partie: ; inférieures de l'oisi-au.
esl un blanc plus r des taches
1 on gi ludi nal es d'unh run-noirà.repinso u moins fonc é- Ceslaehes
cependani ofTrenl une étendue divei-se sur les dilTér enles parties
de l'oiseau- Kllcs sont Irès éiroilessur la goi^e el les couveilures
inférieures des ailes, pins grande,s sur le cou, la poitrine, le
ventre el sur les plumes des jambes, el Irès larges sur les plumes
des Hancs. où elles pi-ennent souvent le dessus, de sorie que la
teinte du fond ne parailqnesous la forme de larges hcndures ou
de taches transversales etorbicuiaires. Cette leinle foneée domine
égaiemcnl an cenl.-e de la nuque, ainsi <ine .sur k-s parties supérieures
cl posiérienres de la région des oreilles, cl elle forme.
an-dessous de l'angle de e, une lâche en inou.slachc
médiocrement prononcé
le blanc forme des boi-di
une large ra
.-.Klnc, derri.
, .lessnsde la lete.
ni et au-dessus des
•e ip.l SI- prolonge.