
<li- epllc contrée, soil au dixième siècle, soit h une époque
[lins récente sncore. — Nous verrons plus lard qne la chasse
iiu vol Tut également cxevecc par It» |)rinccs de la dynastie
lignante dn Mexique lois de la con<(iièle de ce pavs par les
lispagiiols; cl tout porle à croire que c'est eneoi'e de l'Asie
c]ue col art a été appone an Nouveau Monde; mais ce scrail
s'ciiroiicev <Uiis le ciiamp des liypoliiòscs que de vouloir fixer
l'époque, à laquelle rinlroduclion de colle cliasso y ail eu lieui).
l-es renseigneniculs que qous venons de doiuier sur l'oi igine
de In clia&se au vol, sulUrant pour dcmonirer que col art a
été invenlé dans le ceuli-c de r\sie, proliableineiil par les peu-
|>lïS nomades <[iii pai^coureul sans cesse ces contrées, cl à luie
é]>oquc IrÈs reculée de l'Iiialoire; el qu'il s'esl l épandu de ces
poys, de i'un cóle au Japon et dans le Nouveau Monde, de
l'autre còlè dniis l'Imle, la Perse ci l'-\ste occideiilale, dans
le nord <lc l'Afrique et eu EurO|>e. Il n'existe au contraire
aucune donnée qui puisse nous aiiloriscr à admellre que la
cKasse au vol ait jamais été exei-céc dans l'Inde au de là du
Grnige, dans la Malaisie, dans la Nouvelle Hollande, dans
l'Aïuêrique du Noi-d el dans l'Arri<¡iic au sud des contrées
riveraines de la Méditerranée.
Ces observations générales si«' l'origine de la fauconnerie
cel art chez les différeuls peuples qui l'ont exeKé-
DE LA FACCONNEBIE EN ASIE.
Nous \cnons d'émeili'e la supposition riue ce sont prolialileincnt
les peuples nomades du centre de l'Asie, (pii ont in\cnlé
l'art de la fauconnerie el culli\é dès l'époque ta plus reculée
de l'hisloire. Eu cffel, les grandes plaines qu'Iiabilcul ces peuples
se prelcnl pai' excellence à cet exercice, car elles al>ondent en
oiseaux de chasse et eu gibier de toute sorte. c(u'il est sonveiil
difficile d'approcher dans ces lieux découverls. Or, la vilcsse
d<is oiseaux cliasseui's surpasse de beaucoup celle des chevaux
ou des.iulrcs bctes domestiques dont l'homme poun-ail se servir
pour la cl
^ enfin,
puissamm.
On Kl dans un ouvrage japonais f) qu'ei
enlrait au nombre des préseiils que se faisai
hs l€m|is de la dynasiie Ilia, dont on nua
à l'ai
il fut déjà (
siede avant l'èlle eh ré li en ins la Chin.
par Ics cni)ierciu-s rcgnanls de cel empire,
fan 400 avant l'ère cliiélieiine que Cicsie recu
wis de Peiic, quelqiies notions relatives ù c
cxcrcé à c-elte épo.iue i>ar ccrlains pcu|)lcs h
l'Inde CI de la Perse.
cifier le genre de
d'Aiiil.-,, que l'on
surinonlé d'uno co.
sim|.lciucnl qii
f c iravail <,ue
isc auquel il S(
it peint, sur »
ne el appelé .
e peuple n'avait d'exis
hi chasse, sans spévrait.
Thwroci 4) dit
drapeau, un oiseau
blême de la grdudeur chez les ]>eupladcs mongoles et qu'ils
avaienl nu-mc l'hahiliide de conférer le nom de faucon aux
pei-sonnes distinguées 5), on pourrait conclure de ce que l'on
vient de lii« sur Allila, que les Huiis oui en effet connu el
exercé ta fauconnerie.
t.'hisloire des Mongols, proprcmenl dils, pit-senlc plusieurs
délails relatifs à hi cli.isse au vol. Nalchin 6), un des .incèlres
de Tellingiiiz-Kban, rencontra un jour deux chasseui-s à cheval
à peu de dislaiico l'uii de l'aulrc, lenanl chacun un faucon sur
le poingi il rcconnail ces oiseaux de proie, qui avaienl appartenu
ù ses frères. Les chasseui-s désirenl savoir si dans les lieux
d'oii venait Nalchin, il y avait des canards cl des oies sauvages.
Nnlchiii poignarde ce chasseur cl attache à son corps le cheval
el le faucon; puis il tue cgalemcul r.iulre chasseur et relouriic
chez lui, lenanl les faucons sur les poings 7). .Sous Tchingiiln-
Ktiai ii-diri e siècle,
premier enqiloi de l'empire fin celui de gi-aiid-veneiir, cliai-ge
doiil un de ses (ils élall revêtu; les chasseui's élaicnl répartis en
n-ginieuls cl les fauconniers porlaienl le nom de Konschdschi 8).
Dans ses ordonnances, ce prince i-ccommanda à ses fils reKCrcicc
de la cb.isse qu'il appelail l'école du guerrier. Le commeneemeiil
de t'h¡^e^ élail la saison de la grande chasse <(ui resscn.blail à
une expédition mililairc; cependanl il n'est pas fait racnlion de
la chasse au vol, dans la description qui est parvenue jusqu'à
9). l.es princes des Rirguises (|ui.
Il Rasehid, liabila epoque ai n lieu .•de
•léniseî, en piitanl hommage à Tehinguis-Khau, lui euvovcrenl
eu présent des gerfauts 10). Silierefeddin-Ali, historien de
ïimur, raconte que deux des lils de •l'chinguis-Khan, s'adonnèi
enl, pendant lout un hixer, à la chasse au cygne avec le
Toghrul, le plus noble des oiseaux de chasse du Turkeslan,
et qu'ils envoyaieiil chaque ehenuiinc .'• Samarkand, cinquaiiUchameaux
chargés des cygnes iju'iis avaienl pris n),
.Marco-Polo a donné, comme nous le verrons toul à l'heure,
un lableau curieux de la chasse au vol lelle qu'elle fut exercée,
dans la deuxième moitié du Ireizièine siècle, piir les emperenra
chinois de la dynaslie mongole el successeurs de Tchiuguiz-
Klmi. ta). Rubniquis déjà raconle des Mongols en général, qui
oceupaicnt à celle époque lout le centre de l'Asie depuis la
Mer noire jusqu'en Chine, les délails suivants relatili à la fauconnerie.
« Ils oui des faucons el des gerfaul.« en ciuantilé.
Ils por sur le poing droit et melleni .
f col qui lui ix-iid iiisciu'à hi 1
la main gauche la lèle el l'eslomac de l'oiseau, tie peur <|u'il
ne soit battu du venl cl emporté en haul. La plus grande
partie de leurs vivres vient de chasse .) »• Marco-Polo, en
parlant de la vie.-ROinadc des Nfongols. dit que les hommes
de ce peuple ne, connaissent, oulre les exercices mililaii-es,
d'autres oceupalioni ([iie la chasse el la fauconnerie; aussi outils
les meilleurs faucons et les meilleurs chiens du monde :>).
Il vaille les faufc'oDS qui se Iroiivenl dans la province de Thelu
lh, (aujoûrd'liui la partie orientale de la province de Taiigut),
cl il dil i[xie les indigènes les emploient avec succès pour la
chasse au vol 3). Ce mémo voyageur rapporte encore que les
habitauls de la .province de Iludaksehan. située dans les parlies
..rienlafo du Turkeslan, lesipiels font remonter leur origine à
Alexandre le grand, tirent de leurs montagnes d'excellents faucons
el (¡u'ils sont uis experts dans la chasse 4)- Ce fui déjà à
celle époque quo les princes mongols, ipii régnaient dans l'Asie
occiJeiitàle, obienaient de l'Luropc des gerfauts5).
L'empereur de la dyuasüc mongole, i-égnant en Cbiiie du
temps de Jlarco-I'olo, c'est ¡1 dire dans la deuxième moitié du
IruiMèiuc siècle, faisait venir des faucons de la Sibérie au nord
<lu moiil AUaiC); il en obteuai! de luaivliands mahomélans;),
el 011 lui apportait même de l'ile de Sumatra des faucons d'une
i'S()èoe |)articulière8). Il aimait à ficqueiUcr son palais dans la
ville de Tsehahauor, parce que, dans le voisinage de ces lieux,
se trouvaient non seulement des eaux stagnantes el des rivièi-es,
i-epaires d'nn grand nombre de cygnes, mais eucore des plaines
[icuplées de grues, de perdrix et d'autres oiseaux. Celle abondance
de gibier qu'il chassait avec des gerfauts et desfaucons, lui
faisait prliculièremeul chérir un endroit, oil il Irouvnil de quoi
satisfaire .lu plus haul degré son penciuinl pour la faucoiinerie.
.\lin de
N et des cailles qui
iialiilaic ;rand nombre une
• vallée siluée à peu de distance
coteaux de celte vallée de toutes
garde-cliasse .surveillaient ces
)iscaux en jelant des grains dmu
de siniels; enfin il .ivait fa
linées à servir de refiigc 0
eu hiver, le grand-Khan 1
«chameaux, dans le liei
¿ore, dans la cité de 1
ce i>aUis, se trouvait m
parc i-cnfcrmail de r
uix, sur lesipiels on vo^
•s el de ceris de |)lusi
iqucmeut destines à t
els ils claienl appel
conslruire de pelila
giiiier pendant la un
visitiiil pas ces lieux
faisail venir le gibic
: sa résidenectj). L'en
.¡.,s une fois par s
. Sa Majesté em
chasse la). 11 éUit accompagne de dix-mille faucaiinici«. el
d'un nombre égal de garde-cbasse t3) qui amenaient avec cu<
im grand iionibi« d'oiseaux chasseurs de loulc espèce. Ixs,
faueoiiniei-s, rci>arlis en compagnies, suivaient la cluu,se dans
diveiïcs dii-ections et apporuicnl la plus grande partie du prr>-
duil à Sa Majesté. L'empereur, soiin'raui de la gouiie el élani
souvent obligé à passer des défilés, montait ordinairement des
élé|>hanls, ou se lenail dans un pavillon, décoré en dcilaiis
de drap d'oi, revêtu en dehors de peaux de lion, cl porlé
par ([ualre olcphanls. Il gardail dans ce pavillon douze de ses
meilleurs gerfauts cl élail accouipagiié de douze île se.- ofliciers
les plus favoris, pour l'amuser el lui lenir compagnie, l.c
autic-s jiersonnes ipii l'enlouraienl élaicnl moulées li cheval, et
l'averlissaieul aussilot qu'elles découvraient des grues ou c)uel-
([u'aulre gibier; c'étail alors seulciiicnl <(ue l'empereur ouvi-ail
les rideaux de son pavillon el donnait des ord.-es pr>ur jeler
les oiseaux. C'est en rbassiinl de celte sorte (|ue l'on arrivait
dans une certaine plaine étendue, où élaient dressées les tentes
pour l'empereur el s.i cour: ces tentes étaient au nombre de
dix-mille; celle de l'empereur seule pouvait contenir dix-mille
personnes, el était ilécorée avec un luxe incroyable. Près d'elhi
étaient dressées des tentes non moins belles, destinées pour les
femmes de l'ciupereur, lesquelles, pi-eiianl cgalemcn! pari aux
chasses, avaient leurs faticons à elles. Pendant la chasse, les
gardiens se poslaienl, deux ou trois en.scmhle, à de petites
distauics les uns des autres, pour surveiller le vol des lançons
ou pour les rappeler el reprendre, dans le cas qu'ils allaient
s'éloigner au poinl de s'égarer. Ciia<iue oiseau, ap|>arlenanl à
Sa Majesté ou à «iiielques uns de ses gentilshommes, élail
pourvu d'une (lelile Uiblelte d'ai^ctil allachée à fuiie des serres,
et sur laquelle élail gnivé le nom du propriélairc de l'oiseau.
li-op grande disiai
fait planter soné,
àbil,piUfacilcm
nombre de r
s qui
ndard,
. plus vile les oi.v^aux
.eaux s'était éloigné à
nu du gardien qui vena
homme appelé gardie,
1 des 0
:[uicum[ue désirai! s'adr
•s dan
e l'on se croyait trouver a.i milieu d'une grande c
lit encore augmenté par la multitude de curieux (¡iii s'
iir cire lémoin de ce beau spectacle. L'ciu|)creur
Loiil le mois de mars; apivs celle époque il r
apilale par la mcmc i-onte qu'il avait suivie.
1 de chasser, chemin faisant, pendant loulc
ilans sa
Te n c pièi
ehas.scs, surpasse li
^ de gibie, c l'on p , lors d
>. - Des h
de Sa Majesié ou dans le r.iy.
eneorc élail-il défendu de lut
couque, depuis le mois de ni;
des étals sujcis à l'empereur,
l'abondance du gibier dans e
, sévères défenla
chasse dans les domaines
e ses différenlcs résidences:
gibier d'une manière quplisqu'eii
oelobre. dans aucun
c^'esl .'1 ces lois ,|u"élail duc