
I;
ci'Auxcn^c. ceinls de l'cpéc, revdlus du surplis, la lite couverte
d'iui chapeau orné de plumes, porlanl raumiisse sui- le bias el
r,i|>ei'vier sur le poing. Ce privilège avait <jlé accordé dès Paoiiie
1423, aux membres de celle ilUislrc famille. U Irisorier
de celle même iglisc jouissait de la prerogative d'assister au
service divin, les jou« solennels, parlant l'épervier sur le poing.
Ce droit lui avant été contcslé par les clianoines, ses confrères,
il lui fut confirmé, principalement par la raison que le trésorier
<lc l'église de Nevers joiiisiiail du même privilege 1). L'ordonuanec
suivante a rapport il des prorogatives analogues accordées
au Seigneur de Sassay et au curé il'Éiv. « Peut le Sieur de
.Sassaj faii e dii'c la messe par le cure d % ou autre eu l'église
N. IX d'Evreux devant le gmnd anlel, ([uand il lui plaira; et
peut le dil sieur 011 curé clu-isser sur tout le diocèse d'Evreiix
avec autour cl liercelel, six cpagnoiils et dpu\ lévrieis, et
peut le dit sicnr faire porler cl mellre son oiseau sur le coin
du grand autel, au lieu le plus près cl le plus commode, ù
sou vouloir. Peut le dil sieur curé dire la messe bollé et
épei-onné dans la dite église N. D. d'Evrcux, lambour lintlanl,
en lieu et place des oi^ues-a). — On faisait venir, comme
nous le verrons plus bas, des oiseaux deebasse.dc l'Irlande, de
la Nor«vése, de la Givee, de la Barbarie, ainsi que de beaucoup
d'aulrcs contrées et même de r.\mcn<|uc, et on les
IKivait souvent à des prix excessifs. — I-es diverses e8]>èces
on applicpia celle gra<latioii de rang aux dilTérents états de la
liaute société. L'ordonnance (|ui régla cette distinction a clé
conservée dans plusieurs ouvrages AnglaisS). L'aigle, le Tautour
cl le mtlan4) y sont assignée â l'empereur; le gerfaut anx roi^
le fiuicon gentil anx princes; !e faucon montagnard ducs;
le pèlerin aui. lords; les oiseaux bAlurds aux barons; le sacre
aux cbevalieis; le lanicr aux esquii'cs; lemerillon aux dames;
le liolicreau aux jeunes genlilliommes; l'épervier aux pi èti-es;
l'autour aux Irabans; h cresserelle anx aonicsli([ues. — T.es
rois, dans leni« enti-ées et niariiies, se faisaient précéder par
Icnr c<iuipagc de fauconnerie, et ce! usage s'exerce même quelque
fuis de nos jours, lors
l'ii un mol, la fauconnerie a joué, pendant plusieui-s siècles.
un rolc dont on a aujourd'hi li de la peine à se forr lier une
idée, et la connais.sauee de c :et art fut indispensable à quiconque
pi'étciidail cire bien ne et bien élevé; de là aussi le
grand nombre d'ouvrages i|iii o1n t été publiés sur celle malière
el les nombreuses éditions qii e la i>liiparl d'entre eux cm l eues.
0:s ouvrages, ainsi que les nombreuses notices que les bisde
n'aller sèpai-émeui l'iiistoire de la fauconi
dilférents peuples de I'riur0|)e qui ont exercé e
nous lions proposons de faire dans les pages
E EN nUNCE.
s Ics pays de l'Europe, e'est la Frai
a été cxercéc avec le plii Nous
(¡ne la ebasse au vol avail été inli'oduite dans ce pays
inquiènie siècle. Les i-ois de France eureiil leuis fauconniers
parliculicrs de même qne les rois des Francs, et ils
ne lardèrenl pas de créer la cliai'ge de mai Ire-fauconnier du
roi, litre cliangc plus lard en celui de gi'and-faiiconnier de
France. On trouve à ce sujet, dans la grande Encyclopédie
fi-ançaiseS), plusieurs détails que nous reproduirons ici dans
leur ensemble, quoique contenant auMi des renseignements
relatifs à des époijiies plus icceulcs. « L'origine de fanconnier
est de l'an i»5o, Jean de Beanne a exercé celle chaîne depuis
cc Icmps jusqu'en ia58. Éticnne Grange était maitre-tàuconqualilé,
jusqu'à Eusiacbe de Jau
t qui fut établi graiidpour
fauconnier de France eu i4o6, Le graiid-fauc
a dilTéi-eiites sortes de gages; outre les gages 01
corneille, el l'cnti-etieu de ce vi
qualic pages; pour l'achat el les four
de leurres, de ganU, de chaperons.
t pour l'achat des
It de fulélité
s des gibecièi'cs,
itlcs, de vervelles
les charges de chef de vol, loiïqu'elles vaqi
la réserve de celles de chefs des
du cabinet du mi, el de celles de garde di
de Compiègne, de l'Aigle 1
fauconnier a seul le droit
pour prendre les oiseaux de proie eu toi
buissons du domaine de .Sa Majesté. Les
,ie,. français ;rs sont obligés, à
le les presen
de la chambre et
•es, des foi-éts
forêts royales. Le gi'andllre
qui bon lui semble.
iD tons lieux, plaines et
uthands (àucoiil
glTXII
• les exposer e• n venie.
qui choisit . u ••Client
manquent au X plaisii-s
présenter au roi tous
T de la nalit m, à qui
ceux (jii'il esliine ncccssaires, ou qui
dn roi. Le grand-maitre de Malie fai
Ic.s ans douw oiseaux, par un chevali
le roi fail présenl de mille éeus, quoique le graml-niailrr paw
à ce même cheval
de D.inemarck et I
des gerfauls cl ani
chasse, venl avoir
chefs |)Ourvus |>ar
grand-faueouuiei, <
Quand la proie est
et le chef an grand
er son voyage a la coiir de Franco. Le roi
e princi- <le Courl.uulc envoieiit aussi au roi
res oiscaux dc proie. Si le roi, etant a la
le plaisir de jeter h.i-mcme uii oi.s..au, les
le grand-fauconnier pre.senleut I'oiseau au
détails hisloi
noire aperçu gé.iéi
Les traités écrits
le poing dc Sa MajesU'.
le pique m d.mui' la ic
>r qni la |>ré; le de même ai
langue lion
Ci cullivé c
lanc foiil (»Tuve que l'ari c
estimé, dans le midi de
treizième siècle. — 1.,. r.
la fauconm.
France, dutiinl le douzième
Philippe Auguste, se trouvant, en 119., lors de la iroisièmc
cmisaJe, dcvaiil la ville de PloiomaVs, il arriva que son faucon
blanc (|n'il avait appoilé de la France s'écbapp:i el se pei-chii
sur les murailles de la ville. Les soldais du Sullaii Salah.-ddin
l'ajaul pris, l'apportèrent .'i ce prince qui, regardant cet ateidont
comme d'un hon augure, rofiisa de rendre l'oiseau.
<inoi(|iic le roi lui fit oHrir eu échange h, «,mme dc milh^
dncaisG).
U livre du Roi Modus el de la Re
ouvrages de chasse écrit en fiançais.
B Riicio, le premier des
l co.„posé au commen.
siècle, fo
itail estimée au
lu moins à l'égal de h
ouvrage qu'a lot
nnployait déjà,
X de bas vol el
ere et le gerfaut
le celui du héron, On conuaissoit déjà
m praliqu.iil la prcteudiie science de
les mabdi
luules sortes de vol, 1
l'usage du cbaperon
et de gu
ouvrage dc fauconnerie,
eiions de p.irler, esl le
le celui
offre des renseignements sur I
Vúoh, Jean II et Charles \
orla des hoberaiix aux c
li ill dresser uu faucon, <
roman des oiscoiu ]>ar Gace
lieu du quatorzième siée
uconncrie des rois Philip|)c de
autour, quoique cliapclai
que dès i'àge de neuf a
qu'à sa douzième amié
le m.iilrc-fauc(
vie les chiens
ilaine d'oiseaux
i'uu fera voler en.seinble a
cl le moindre était écar
el lui lâchèrent chacun
l.e roi descendit dc cheval
de l'oiseau qu'il a\ail voie
leur,
. Uu
ir à qui fei'ail le m.
vol avec des faucon.
lieu •t.mg.
.loiiue e
doiii'.ainc
oil l'ou fil lever le.s oiseaux
iol du héron se faisait égalen»
c même du vol de
: gerfaut el l'aulo
ri,..ion d'une chass
On i Il ploya il
, Vigne
«•ux tons une vinglaine d'oiseaux»: celle chasse dui-i huit joui-s
dc snile. Il parle de f^uis le grand, évèque de Senlis, qui
avail fail un Ir.ûlé de fauconnorie, du comic d'Auxerre, fauconnier
Ins experl qui nvail composé d'excellenls remèdes
pour les maladies des oiseaux, el du eomle de l-'laudres .qui
liiisait des oiseaux aulanl qn'bomme i|iii soil i'i lîriiges ou :'i
Home», linliii. on voil par cct ouvrage qiùdoi-s on apporta
en France non seulement <les gerfauts, mais aussi des faucons
de Itarharie, appelés Tahoroles. el doni monseigueiir Bcrlr.iiid
Dn Gnesclin, connétable de France, offrit deux an roi.
•Nous avons déjà rapporté, en irailaiil l'histoire do la nuiconncrie
cIicî: les Turcs, que le roi Charles VI fil parvenir llaje^id
des amollis el des liuicons, avec des gants brodés de perles
pierreries pour
lîoiirgugnc e m oya doi
du duc de iSevei'S, si
.St.u> Charies \ I
uler ces oiseaux, cl ,|ue le duc de
faucons blancs pour la seule laiicou
ils 1).
lie de Bourgogne donna en i453, à
vit à l'un des bouls de la salle un
plusieurs
lii s'écrier .à l'aguel, à l'aguel,. cornu
fauconuie Dans le même instant on aperçut an ci
e opposé
un faucon qui s'avançait ¡raur combattre le liéron;
avec laiit dc rapidité «t hcurtii le héi-ou si rudement qu'il
rabattit au milieu de la salle î).
Il parait que Louis XI a préfé.-é la vénerie à la faucoi^
nerie. Philippe dc Commines dil de cc roi: .Pour tous plaisii-s
aimait la ebasse el les oiseaux en leurs saisons ; mais n'v
I point laiil plaisir comme aux chiens. 3). - . Il dépenmoins
qu'il pouvait et entendait à assembler trésor
OUI- remhoui-ser le duc de Bom-gogne des villes engagées
rivièro de la Somme comme pour faire ses plaisi.-s,
B celui qui aim.iil merveilleusement à chasser et à voler;
mail largement à braconniers cl à fauconniers qui lui
II son déduit. 4),— Il employait quelquefois ses troupes
opérations de chasse. Il fil placer des déuichcmeuu de
faisaii
à des
soldais, on di-essa des embus
Ions les chemins pour enlevei
-, près deïonn,, des fauc
le dnc dc Bretagne devail re
e Turquie. L;i m:
réussit. On dil que l^uis M r
jour-là pour la p
fois de sa vie 5).
On irouvc des détails curiei
l^uis XII et François I. dans
imoires dc Hoben de
Maiik, maréchal de Fleuranges 6). Le chapiire qui a rappor
à la fauconnerie es! inscrit: .Cy devise de Testai dc la Faul
eoimerie du Uoy de France.. Il reiiferme les données suivantes
« Premici-ement la Faulconnerie ,hi Uoy est une chose ordinaire
el a le Grand Faulconuier qui est un fort bel oaice eu France
el l'est pour l'heure présente 7) un homiesle Genlilhomme.
el de bonne maison, qui s'appelle Heué de Cossé, premiei
Pannelier dc Finuee. Le dict Grand Faulcounier a d'cslai
rpialre mille Ilürins, et a cinquante Gentilshommes sons luv
qni onl bon cslat, et cinquante Fauleonnie.-s aydes; el on'l
les dicls Geiililshommes cinq ou six cents francs d'e.sial, el
les aydes deux cents, cl départ le dicl Giund l'aulconnier Ions
I Faule
•l peut h
•r voler par Ioni le lloya
oii bon liiy semhle, s-ms que pei-sonne liiv p
•m pese he meni, et tous les Marchands d'Ojscaux
tribu.. ndi-e i
lauine de France iiy ii la Cnur, sans le coiisenlemeut
l Grand Fuuicoiinier sur peine de eonfiscalioii de te
r marchandise; el a le dici Grand l'aulconnier plusit
iix droits, et fauil <pie le Boy luv accepte tons les ovseai
a un Couirerolcur el un Thresorier, el gens ordon
r la Ver
I du Koyaun
an, le Roy p
Fi-aucc s ordini