
I»'», Cl si, «ntmiiii- |iai' son pcncliani, il IG.S mil>liait un in-
»iniil, il siifTil de les lui rappeler pour le faire .•enlrci' .-.iissilôl
dans son devoir. I.'oiseaii de chasse, au contmire, n'a point
<rallacliemcnl poin' l'Iiomme ou pour son maiire; il ne Ini obéit
jamais de sou propre inou\omenl, cl en senaiil à son plaisir,
il eroil <liins le fiiit ne pourvoir qu'il ses propres besoins; des
punilions exercées sur lui ne produlmieni pas le moinilre cfTel ;
il s'enfuil aussilùl qu'il a joni de sa liberie pendant quelques
heures; en poursuivant les animaux qu'on lui fait prendre, il
est moins poussé |)ai- l'instinel que par la conscience qu'il a
d'olilenir, apK's les avoir pris, de quoi salisfaire h son appéi,
pour le
i-etient les leçons
exercer. Dès qu'il an^ivc
liberté, il l'aut lui faire
obligé de l'attirer
ul sa nourrilure favorilc; enfin, il ne
Ini donne qu'aulant qu'on les lui fait
u'il a passé <juclqucs join's à l'clal de
•péter ces m(lmcs leçons, a\aul de
r le vol; et un ralle plus considéapic,
l'époque <
,sorlo qu'il fimi
suffît
pioveI' poui- la cliasse.
Cette ililTéi-ence enli'o
Quant i. l'éducalio
de l'imlividu: >1 e:
.elle époque 01
2S dispositions du chien cl de l'oiseau
mil nécc.ssairenient que pour affailer
cmplovei- des movcns très différenls
,hesser les chiens à la cl..-.«e.
t dépend du elioiN
le gihie
der pa,
s'agit s.
.i appr.
ordres de «oi
il rei'liercbc
î gibier par
ux de chasse, il n'e^
Iure! (les individus; c
iir lu chasse, il est d'ab.
e sauvage et fai-ouehe,
apporter
. J alTairi^'
er leml'homme
et à celle dos animaux; dès qu'ils sont appiivoisés,
les pi-cmicres leçons ont pour hul <!e les foi-ccr par la Ibim
r .-.nprcs de leur
; eu les dressant pour li
cet exercice quand ils se
chaque fois vole leur .
toujours leur laii
à jeun, et les récompense
enfin, il est u.^eut d'alTailc
lie gibier qu'il est destiné à voler, O.
générales que l'affaitago des
i.rinei|.es assez simples et q,
U-ni|)s à apprendre la théori
.dividu sur la seule espècc
•. de cliasse ix'pose sin- des
(leut ¡laiTcnir en peu de
« an, Ccpeiidani, s'il s'agit
de meure eu pi'alique celle théorie, ou s'aperçoil bientôt qu'il
Ihut nue longue expérience avant d'obtenir constamment le
.•ésnltat désiré, cl qu'il n'est pas moins dilTlcile d'afTaiter les
oiseaux pour le vol <]uc de les gouverner quand ils onl ét<i
lâchés sur le gibier. De là vient .,ue cet art ue peut guci-e éli^-
exercé que par des fauconuici's de profession, ii moins que
l'on ne veuille courir le risque de gâter ou de perdre les oiseaux.
Ce|>eiKlant ce n'est i)as la scide science de dresser et de gouveiner
les oiseaux qui constitue le bon fauconnier. Il doil réunir
encore d'autres qualités pour mériter celte épithète. Il fiiut avant
ion! ([lie le fauconnier se voue coi-ps et .ime à sa profession,
qu'il ne s'adoune à aucun vice, qu'il s'occupe de ses oiseaux
avec un soin particulier qui doit même, en cas de nécessité,
retnpoiicr sur les soins réclamés pour sa propre pei'sonne;
qu'il réiléchisse saus ces.se à ses occupations, afin d'inventer ces
mille et mille petils procédés, ces artifices sans nombre que
pour mener ii bien toute affaire quelconque, il faut s.ivoir appliquer
dans chaque cns particulier. Indépendamment de ces
qualités, le fauconnier doil avoir nue constitution i-obuste, capable
de résister ù la fatigue, une patience il toute épreuve,
et cette Ilexiblîité de caiiictcre ipi'exige le commerce avec des
hommes de toutes les classes de la société. Enfin, il ne fani
avoir do preUilection pour aucune des (|uatre principales brandies
de l'art de la faiicouuerie, savoir, celles de prendre les
faucons, de les traiter, de les affailer et d'exercer la chasse,
à moins que les fauconniers
neni mntuellemeiil de parla
:u patio,
^ous jugeons a pri>])os, ava 1 de I ol>serv
lions générales sur l'alTaitage des oiseaux de chasse, de dire que
ques mots des soi-disant signes extérieurs des oiso.iux, signe
au moven desquels on préicnd pouvoir jiigei' des ((iialités oi
du camclère des individus. Les fauconuiei-s d'autrefois, imitan
l'exemple de leurs confrères ai-alies, ont tous
parlé fort au long dans leurs otnrages de l'iinpo
des individus. Suivant leure propres expressions maintes
Iranscrile.s et reportées d'un livi-c à un aulre, il ne faut clio
que le faucon qui a . la této ronde, lebeceourlet gros, le (
fort long, la poitrine uen eiisc, les mahutes lai-ges, les
lon-
gues, lesjaml.es courtes, la main large, les doigts déliés, allonge;
et net-veux aux arliculations, les ongles fermes el recourbés, le.
ailes longues. |)ennage doil élre brun et d'une pièce, c'est i
dire, de même couleui-; la boiuir couleur des mains csl vert d'eau
ceux qui ont les mains et le bec jaunes et le plumage semé de ta
. De t Í jour,
la science do la faucoiiuei io a été dépouillée des ¡.ixgugcs, des
pratiques supei'stitieu.ses qui l'ont déligiirée pendant des .siècles,
on n'attache plus la moindi-e impoitauco à ces iiidicallons; guidé
uniquement par l'expérience, on a ivconnu que les soi-disani
différences individuelles de forme n'existent pour la plupaii
que dans l'imagination et qu'elles onl. si elles evisteni, aussi
peu d'induence sur le cai-actère de l'oiseau que les diversité
lités des
•s par h 3uleur de le
étudiés q, .ic lors de l'aflailagc, et q
les de ca raetèi-e, quoique souveni
de naturi ^ à rendre l'oiseau
fauconnir •rs, en ch0isis.siint le,s ois
leur iige. , donnant la préférence
qu'ils .sor Il plus Irailablcs (pu- les
a fui se procurer le nombre reqn
plus souv •enl. on lue également c.
Inn,age; ou sai, que les quaindividuel
ne peuvent élre
e ees .lllTérences individuel.
»e/sensibles, sont raivnieiil
die valeur pour la chas^c. Nos
age, . e garde o Il poi s fail
ciavage que individus dont on a
apprécier les bonnes qualités. Quant au choix des difféien-
Ics sortes d'oiseaux de proie, il est clair qu'il dépend de l'espèce
<le chasse pour lac[uelle on se propose de les employer et de
la possibilité de se procurer ces oiseaux. Cependant on préfère
le plus souvent les oiseaux de passage aux niais; car tons le.s
oiseaux perdent de leur force dans l'esclavage, et bien plus encore
ceux qu'on a élevés à l'état captif.
L'affaiiage des oiseaux de proie irposanl, comme nous l'avons
«lémontré ¡»lus haut, sur certains principes invariables, il s'ensuit
<|u'il y a uuc méthode générale de dresser les oiseaux
applicable à tous; cette méthode cependant subit de nombreuses
modilications, .soit suivant les espèces que l'ou se propose
(finstruire, soit .suivant que les individus ont clé pris il l'état
sauvage ou enlevés de leur nid, soil enfin suivant la chasse pour
laquelle on les destine. Nous nous proposons, afin de facililer
l'étude de cet art dificile, de traiter successivemenl des
luélhodes particulières d'affiiilage em]>loyées dans les diveiï
cas que nous venons de signaler. Il convient cependant avant
ireuirer dans quelques déiails .sur l'alTaitage proprement dit dos
oiseaux de chasse, de parler de l'éducation des oiseaux niais,
c'est h dire, de la manière de Iraiter ces oiseaux depuis l'époque
([u'ils out été enlevés du nid jusqu'à celle où ils ont acquis
leur dévelo])pemeut couqilel et oil ils sont en consé<[uciice
pi-oprcs il éire instruits pour le vol.
Il 11') a i|U un sjstème d'é<bicalion commun à tous les oiseaux
niais. Les points principaux qu'il convieni d'observer en trailiuil
ces oiseaux, sont de leur distribuer une nouriiliue abolidilute
et de la meilleure qualité; d'avoir soin qu'il règne la
plus grande pmpi-elé dans leur réduit, cl de les laisser jouir
aiis-si longtemps que pos.sibli' de leur libellé; en un mot, de
faire tout ce iliii peut coniribuer ii favoriser le développe meni
1(1 in pi et de leu l'i plumes el l'cxereiee de leuiî forees plijsiijiies.
I.'aire artificielle qui leur sert de irduit se compose d'un gi-aïul
panior de quatre l'i cinq pieds «le profondeur, posé horiranhdemont
dans un lieu relire d'un jardin, il la portée de la
main, sur les braiKhes d'un arbre, el dont l'ouverliire soit
tiiuriiéc veis le sud. Oi rev.'l ce |>anier en-des.sus de garau
pour empêcher ipie la pluie ue pcuctre dans l'intérieur, garni
à cet ell'et d'une couche épaisse de i)aillii. l.e conveivle de ce
jKinier est arrangé de manière qu'il offre nu plan lioriTOiilal
en Ibrnie de tiiblc. Observant, quant il la manière de les nourrir,
les ivgles que nous avuns indiquées en parlant du traili.-
iiieiil des oiseaux de cliiisse eu général, les oiseaux niais ne
larderiuii pas à se (lévelo pper en peu de temps au point de
.piitler leur air e, de .se , .ereher sur les brauchi .•s .les arbre»
un sur le.s toits lies habilai lions, et d'entreprendre peii-à-peii des
cxeni'sious plus loiiitaiiies. doni ils re lourneiu tonjours
spontiniéni ioni, pour vu qu'on leur distribue régulièrement
abondante ^ Ou leur lai,s.se l'exeivi ce de celle liben,;
jus<iu'¿ . e qu'ils c omnieiiceiil il pourvoir eux-mêmes ii
Il faisani 1
iilors h- nu
a chasse à des ois-'iiux
Miieiil de s'en empiirer. ce qui se iài.
..idinairemeni a des filets, avec lesquels on prend les
faucons pas.^ag<• i-s. Si l'on veul laisM-r jouir île U-ur liberté h•^
tage, il est essentiel d'attacher ii
er Icuraffiiigrelot
massif de plomb, afin de les empcchcr d'aller eux-m("n)C^
à la rechercbe de leui' proie; il fanl iiiissl avoir soin du iixer
sur la table adaptée il leur ix'diiil, iiii moyeu d'un clou, le pùi
([u'oii leur donne, car sans celte précaution, ils cm portera iem
ce ,)iU e it ie dévorer dans q aulre lieu; hahitu
de propre à lii plupart des faucons et c[u'il convieni de ré]>rimcr
de bonne heure pour ue pas s'exposer, lors de la chasse,
à voir le faucon charier, c'est à dire, emporter le gibier.
Les faucons niais n'élaiit pas employés pour ta haute volerie,
leur afTaitage est beaucoup plus simple et moins diflicile que
celui des liuicoiis passagei's. dont nous nous proposons de traiter
avant d'enli-er dans quelques détails sur l'alfaltage des oiseaux
Aussil l'it que le fouc on de passage noi ivellemeul pris
porté il la maison, on le place dans m ne chambre obscure.
e laisse ju.s<pi'a u lendemain aitaci hé sur un bloc 1
de ga^oi :i; il ne faut piLS oublier de lui ó ter le ehaperon eeue
premier e nuit, pour . ipi'il puisse ri-jete r la pelote. Il s'agii
d'abor.1 de l'aceonluni ler à recevoir la n oiirrilurc de la main
du fane. oiinier. .V ccl i .ITet, ou le prend , la main recoi iverte
du gant , sur le poing v n ou lui presente i m inoi'ceau de v iande
cpi'on 11 li laisse dépeci . pièce par pièce. Quelques jour s suffisseiil
|> oxir l'ii|>iu'lvoi5e ran point qu'il pri nil le |>i'iL avec iividilé
et dès c: e moment on a .soin de couper la viande doni i.n le
nourrit eu morceaux | plats Cl oblongs, i nais piis Irop gi iinds.
pour qi i-il puisse les a valer facilement. Si l'oiseau s'agit, , ave.
trop de Ibi-ce loiiqu'o n le prend sur le poing, ou lui bride
l'aile el on eheivlie à le rendre soumis
plumes par des jets d' eau ou en le plongcani iiièine da
vase d'e im froide. On ne le déchaperoni le pas un seul i listant
durant cette première partie de l'éducal. ion el un ne lu i pris
.sente pi •ndant cette époque qui dure qu.n lire ii cinq jour i. .suiviint
le caractère plus ou moins fier de l'oiseau, ni de: , ,due
du c
> pelote, avant
eau s'est iiabi-
Il lui prése.
lrau(|uilk-inent sur ie poûig, mi r la pei-clu.
I échange le cba|)eron de rust contre le chaperon ordique
l'on a soin d'i'iter chaque nuit, afin que l'oiseau puisjctei
la pelolc; car après celte époque on lui prt'seiite
mi]>s eu tein|)S des pigeons ou d'antres aniuianx encore
.•rts de pluiiics ou de poil- On liiclic eiisuile de corriger
lalurel lin-oiiche, en le portant sur le poing deux fois par
le matin el l'iiprès midi, cliaipie (iiis plu.sieurs heures dr
, d'abord dans la cliambri-, puis il l'air el dans dos lieux
.1 quelques becrades quand
le peu-à-peu ;i prendre, la ti e )>at 0
l'eiidaiit cet exereice on le frotu- de temps à au Ire avec un<
de pigeon, ear les oiseaux n'aiment pas qu'on les Kuiche (
main. L'ayanl ainsi traité pendant une huilaiiic de ji>nt>
peut commencer les leçons préliminaires d'affiiilage, s.-ms
l'on i es.se pour cela de porter journellcmeiil le» faucons si
¿