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¡>Oiirvu» |ui' duvai.l a'.ii. fosloii angulaire cl d'une cchniicnin.,
pi' lulu's laisos t'Ievds el couverls pr .levnni nitisi que par
dc-irléi'e de large» placiiies, par l'iris de IVil qui esl eonslammoul
J-u» jauiH- plus ou moius iule.,«, pur le défaut d'uuc
meniteuie mia eul.mr.iiil l'oeil el par plusieu,., a.ili-es moi-qiies
disliiicliv«.s moins saillaiiles, ainsi que par leuiï liabiludes el
leur manié« de vivre.
l.es ailes des oiseaus de bas vol, lorsqu'elles soul pliées,
no recouvrent guère pins de la moitié anlerieu:« de la queue.
l,es grandes pein.es de l'aile offrent de.s proportions li-i'S .liverse.s
do celles que l'on observe dan» les oiseaux de Imul vol. Dans
l'aulonr el IVpervier, ee n'est pas la deuxième mais la quatrième
penne qui csl la plus longue; la Iroisionte lienl le milieu
entre la einq.iiéme el l.i sixième, la deuxième esl intermédiaire
par rappma à sa longueur euire la sixième et la septième, et
la premièur ne .l'étend a>ec soi. exii-êmilé que jus<[ue ve«
l'estivinilé de la lunivième. l-es cinq |>remîères de ces pennes
sont toutes rèii'éeies .i la barbe interne depuis la moitié de leur
longueur jusi|n'a la pointe, el ou observe une forte écbanerure
aux barbi's exiernes de ta deuxième et de.-, suivante.« ju.squ'à
la sixième de ces ri'iniges. l.es tallies des oiseaux de bas vol,
plus élevés que ceux des faucons, ne sont eini>luuiés <iue
près de leur articulation avee la jambe, sur le devant et vei^s
les côtés; ils offrent des écailles plus laides, plus régulièrement
disposées, el (¡ni snni remplacées par devant el pai- deri ière [laides
placpio-s très développées, l.euiï doigli sont assez loni,-«,
not.iniment ceux de l'épervier, et garnis en !>as tie lubei-cules
eomme dans les faucons. Ils ont la tète plus petite que les
uiseaux de liant vol, et plus applatie en dessus. Uur bec,
fortemenl crocliu, est asse? crimpriiné et po-.irvu sur le bord
<le la niandibnle supérieure d'un seul feston, très sensible mais
arrondi el placé [ilus en arrière que dans le.s faucons; les bords
de la mandibule inférieure n'offrent pas d'é cli an cru re apparente.
Leurs jeux plus pelils et dont l'iris est tonjoui-s d'un beau
jaune, ne sont pas encadrés d'une membrane nue comme ceux
n petit
. Ils ont
e de bandes fom
,1 for,
d'un boulon ai . U,
une forme plus obtuse, notammenl
Uire-s tandis que celles de b imipie el •
de lu tète sont plus ou moins point
fiirment les parties foncées du corps,
leur bluncliùti-e depuis la base ju.Hquc
< larges. I.a;uis misoni
dépourvues
,s vol s
au (ilus baili degré, el ils surpasseiit ti>us le-s autres oiseaux de
jiioie pur leur caractri-e feroce. On [leut les com parer sous ce rap-
]>orl un ligi e, (aiidis <iue le caraetèi-e des fancans oltre plulòl de
l'analogie avec celui du lion. I.eur voi n'esi, ni aiissi vile.ni d'aussi
longue Jurce quc celili des faiieoiis, mais ils saveul en revanelie
exécuter les niouvemeuts les pbis \arié8 et les plus rapides,
ce <jui les iiiet à mime de ebasser dans les bois oii dans c|uelqiie
aiiire lieti planlé d'arbres, de |>o«i'suivi-e leur proie jns<iuo
piès de ses rédiiils, el de la saisir, wil au voi ou à la cutirse,
siiil loi-sqii'i'lle esl pi-ixbée qiiel<iup pari ou quelle se tieni
I. ILs l'habitude de voler bas.
voir plus faeileniei rp.-endre leur pri.ie qui
vani leur taille, en oiseaux petits ou de moyenne grandeur et
en mammifèi-cs. Il parait qu'ils construisent leur aire con.slammenl
sur des arbres.
l.es oiseaux que k-s naturalistes oui rangés dans ta famille
des aulouK sont iiomlneux, et ils s'cloigneni le ]>lu» souvent
d'une manière sensible dos deux types de cette grande division,
savoir, l'autour et l'épenier d'Euroi)e, Qurlques-uiis appelés
les aigles-autours, dont nous dirons qnel.pies mois plus
bas, ayant les larses emplumés jusi[ue vei-s la base des doigis,
i-uppellent, par celte pu.'lien la ri lé el souvent aussi par leur
forte taille, les aigles proprement dits; d'un 1res se rapiiroclient
par leurs doigis courts el leurs ongles peu croelius des buses
ou des oiseaux de p.'oie ig..obles e.i général; d'autres encore,
tout en offi-ant le même caractère, ont les taiies assc. allo.igés,
et il y en a même, tel que le Messager ou Secrétaire, qui
sont aussi haut montés sur leurs jambes que les écbas.siei's; mais,
à juger de lu conformalion de leui-s serres, il parait que la
plupart des oiseaux de la famille des autours, à l'exceplicm des
aigles-auto..i-s, de la gi-a.ide lia.pie el des espèces (|ui se rappi
oclieut de l'autour et de l'épervier d'Eu, ope, so.il peu p. op.'
es à la ci.asse au vol.
i\ de proie d'I-nrope de g!t...de
:!S soient si courtes qu'elles mr
queue, il esl facile de reeon-
. d'ceil. La femelle de ra..lour
,vi.-on vingl-deux pouces, ..lais
dix-neuf pouces de Unigueur.
taille la seule espèce dont lésai
.•ecouvrent que b moitié de \t
atteint une long.ieur totale d'e
le mâle n"a le plus souvent qu
l^s ailes de la femelle poil en i
demi, la queue dix pouces, le I
le doigt du inibeu deux poiic
longues de douze pouces et ilei
le la.-set.ois pouces el le .loigl d,
On V, I par I
plus courtes, égale par sa laillc
doigis aussi loi.^s q.ie ces de.'nie.'s, ils sont a
les tubccules à leur base so.it .noius sail
.le l'oeil d'un jaune intense, .[ui tire mêm
dans les adultes; la cire el les ¡.icls sonl i
pale dans les jen.irs, plus vif dans les adi
bleu noi.'àtre. I.cs ongles sonl noirs el fo.
. Dans le .iiàle, les ailes so..t
, la queue oil'l-e neuf pouces,
iiilieu un pouce et neuf lignes,
ton.', tout en off.a.it des ailes
•s plus gi a.ids faucons. Il a les
du doigt e. H petit, .xdupour,
nx. On obs
tei ne et oelui du milieu une inembr.iiie
tcur base. qucue, un peu arrondie à 1'
.'i.u| ù sic baiules foneées.
bi teinte du fond <les parlies infét
dans les jein.os .le l'a.u.ée d'un hlau. liàt
de la gorge, plus ou moins scnsible.ne
n eouien
I po
:c l'ouille pàlil'Mies
de ladies lo
sin- la «orge, più
e jaune orangé
ml d'un jaune,
et du doigt du n.iliei;
•ve entre le doigt ex-
,.i réu.ùt ces doigis i
Toutes 1rs plumes de
-iUuliuales d'un Ix'un
ou moins larges sur
es et prenani vers l'extrémité
des plumes une forme lancéolée. La couleur du fond
du dessus e.st un brun plus ou moins Ibncé, mais toujou.'s pb.s
clair sur la tète el l<- cou, dont les plu.nes sonl pourvues de l>or<is
d'un biun jaunùtie clair. Il en est de même de celles du erou-
]>ion. i^s plinues des aulres |>arlics supérieures offrent ordinairement
un liséré plus paie. Les pennes de l'aile sonl d'un
brun noirâtre enire-coupé par des bandes marbrées de blanc ou
de grisâtre; on observe des bandes semblables sur le croupion.
Les bandes foneées de la queue sont assez prononcées el plus on
moins distinctement sé|)arées l'une de l'autre par .les bandes analogues
d'un brun javn.àlre paie marqué de pelites taclies ou mai^
brures d'un brun noii-i'itre. Du reste, les teintes de l'autour au
jeune âge, qnoi.|ue assez semblables dans le« doux sexes, pré-
•senlent de nombreuses variétés individuelles, sans que leur
distribution en général subis.se pour cela des modiricalions sensibles.
I^rsijue l'autour, après la mue, s'est revèlii de sa livrée |)a.-
laite, ce qui a lieu vers la fin de l'été dans la deuxième année de
son existence, son plumage offre alors une distribulion des teinles
très diverse de celle i|u'on observe dans les indi> idiis au jeune
âge. Les parlies supérieines sont aloi-s d'un brun fuligineux
noirâtre tii-anl plus ou moins sur le g.-is bleuâtre. O.. voit auilessus
de l'oeil une .'aie bhinclie assez martjiiée <|ui se p.'oionge
en ar. iè.'e po.i.- oceu|>e.' toute l'étendue de la nuipic et des ])aities
postérieures de la U?te, mais tes ptmnes blaucbes qui produi.
sent ce dessin, sonl pourvues » leur pointe d'une lucbc foncée.
teinte dominante du dessous de l'oiseau est un blanc
plus ou moins pur; toutes les plumes de ces ¡Kirlies oui leur
lige teinte de brun noi.- et elles sont ornées en outre, à l'exception
de celles de la go.-ge et .les couvertures inférieures de la
i|ueue, de raies 1rans\ersales ondulées, assez serrées el d'un
brun noir. U queue es! terminée pur un liséré blanc et ses
bandes noi.iili-es se confondenl .souvent sur lenis boixls avec
b teinte du fond. Le mâle adulte ne se distingue de la vieille
femelle, outi'c su taille moins forte, que par des raies foncées
plus éiroiles et plus serrées, (>ar le bb.ic des pa.lics
inférieures qui est plus pur, p.ir la .»ulenr plus foncée de la
téle, ainsi que par la belle leinte d'un cendré bleuâtre foneé,
dont le dessus de l'oi.seau esl orné, leinte ipii s'elTace ce|)endant
plus ou moins complélemeul ap.ès la .nort, pour se el.anles
autours de fauconnerie ont souvent négligé .l'en parler a...-
plement dans leui's écrits. I.'empe.cr l'.t-déric, bien qu'il «•
•soit p.oposéi) de Lailer de ces oisoa.ix, ne la pa, lail, «i
toulefois celle partie de «m manii.Hcril qui devail eo.npiv.i-
<l.e l'autouiïcie, ..'a pas élé délrnili- avant b publication dr
son ouv. agc. Les .luleurs .le fiineonnerie ne font loiijoms mention
que d'une seule e.spèce d'antourï); mais ils dislinguaicnt
le plus souvent ces oiseaus suivant les localités d'oi. ils les tir.
iie.il. Us oui très bien i.idiqué les eliangemenis qu'éprouve le
plumage de l'autour api'ès la mue, et d'.\rfnssia a déjà donné
des ligni'es assez reco.niai.ssables de l'autour sors el de l'autour
mué 3). Quant aux naturalistes, il leur a fallu plusieui-s siéek-s.
avant de savoir distinguer l'amour jeune .le l'adulte. Cependant,
Albert le grand, in.slinit probablement par les faucon niera, n'admet
qii'nne seule espèce d'autour dont il fait nienliiin, lantr^l sons
le nom d'.\slur, Linlôt sous celui d'.\ccipiier major ou simplement
sons celui d'.Wipiter, nom qu'il emploie ardinaii-einent
dans un sens générique, mais sous lequel il ne comp.vn.l jamais
d'autres espèces .pie l'autour el l'épervier 4). {Je&sner ne pa.'le
de l'autour que d'une manière confuse el sons la dénominalion
générique d'\eeii.ile.-5); son Accii>iler ¡iabmibarius6),
dont le nom est empr,.nlé à .\.istole, el ([iie l'on a cru devoir
ix%vr ù l'autour, est composé d'un mébnge de dialions,
dont p.ns nue seule ne saiirail èl.e .appoilée avec cerlitude ir
cet oiseau. Helon 7) ne pa.ail avoir connu que le jeune autour
dont il don.ie la ligure; il prend cet oiseau |)our l'AsIe-
|u'il .end e.. lalin par Aciripiter
sielbris. Aldrovand.
au Jeune âge dont il donne .le.u Iignres8); l'aulour adiille
porte chez lui le nom d'Accipiter palnmbariusg). .lernier
nom a élé adopté par Wilingbby 10) el Hay 11) pour désigner
l'autoui'. Fiiscl. a figuré l'aulour sous quali-e noms diderents,
sa>oir, le male adulte sous le nom de Kal.o ••iagilluiiis
12}, la femelle adulte sous celui de Faleo i3), le jeune de
l'année sous celui de iMilvus seu .V<lor.^)el .me >ariélé de
l'aulour an jeune âge sons celui d'.Veeipiler stellalus sen gnllalus
i5). lirisson fail I.-ois e.spètes de l'aulour; celle qu'il
nomme simplemenl /\slur iC) .;st basée .sur l'aulour ad.dte;
sou gms busard ou Circus major .7) n'|)ose sur le Milv..s
ou Asior de Friscli el son In.sa.d varié on Ci.-ens la.'ins.B)
dont il fail une variété de son gros liusard, esl établi d'apn^
l'.Vccipiler siellains de ce même auten.-, I.inné Hiit de l'aulour
adulte son l'ulco palumba.'ius 19), el il décrit Irès mal à pr,»-
|.os l'autour au jeune âge sous un nouveau no.n, .savoir, celui
de Falco gentilisao). Mr. de liuffon est le p.cmier natumlislr qui
ait indiqué le» cliangenuruls i(n'éprou%e pur la unie le plumage
.le l'autour, dont il n'adopte qu'une seule espèeeai). Gmclin.
au lieu d'imiter cet exemple, admcl comme espèces les Kalt:o
palumbarius el gentilis de T.inné, puis le gi-os-busaid el le bu-
S3r.l varié de li. isson, le premie,- .sous le nom de l'alco g.^llinarius,
le second sous celui de Blcoguliinai-ins naevii.s •«). li.-cli-
1-i