
lie la lliiiKOiinci'iE se composaienl, dans le siècle précédent,
Diiti'c le grillid-Hniconnier, d'un inailrc Imiconnicr, d'un :
ninilrr cl de diiq aidos-fnMconmers, qui avaient tous une livive
luirliciilière i). Lu nombre des l'aucoiis de la fauconnerie rovali
M. Cons 1, comic de Branickí,
oixlinai It d'envi, iiccle t>
1». nen avail qn'nne vingl»ine. Ces finict destines
que pour le vol du liévre, (ie b perdris el
U lixiilc vüloric n'a Jamais éié e\ci-cec an Daneniar<jk s).
IlepeImes c|iroccasionna!l Icinl de fauconnerie dii roi inont
iiiiniiellemenl íi i3oo reus; el le roi rcfiisn d'augincnlei-
Minimc, loiíque le graiid-faueonnicr liii en Al la pi-opos
7893). lin 1791 la chambre royale des rentes adressa
au uoulraire aii gmnd-faucoiinicr l;i proposilioii de siippriiner la
laiKonueiie du roi, el <le se bonier ¡i faire prendre, en Islande,
éiin ... r réduire
» fanc( » desìi
8 pour 1« présentés aux princ
efnl ée. On 1
myale. ,
llolslein ei
i dony.e le n.
» depui,
les faucons tie la l'aucoiinerie
du Danemarck propi'cmpnt
annuelle de aoo ecus 5). Le
M dans les
dit, ce qui produisit une cpargi
grand fauconnier de In CabncI
an grade de grand-maili-c des ccrcniouips, lu première cliaig«
ne fin plus remplie, el elle disparut di-s loi^ de rMmanacl,
de 1« cour et de l'état. Il parait ndnnmoiiis ^uc la fauconles
feuilles publiques,
é à aller clica-bcr des
été rendue dimdlc on
•nt celle époque, on ces
emeni danois a^aiI fi,il annoncer,
ne lieitatioii fixée au Avril,
icbaiil le louage d'un bàlimeiil
lucons eu Islanile- navigation
ulerceplée diuis les gueircs (¡ni
i de faire prend l'e des faucons en
a cour de Daneniai-ck sVieignit
•es princes de riiurope.
coup moins
pexiples de
les Mongols
DE l'AUCONMElUE EN RUSSIE.
Tout porle à croire que les Russes onl bei
cultivé la fauconnerie que la plupart îles auln
l'tîurapc. On ignore, si ce sont les Normands 0
qui onl apporté cet arl en Russie; mais on sait que les princes
russes étaient obligés de présenlei' annncllemenl, en signe
d'fiommage, des faucons aux Khans mongols, auxquels ils élaieni
soumis depuis 1240 jusqu'en 1477 6). -Ou ne connaît d'autre
livre russe sur b cbnsse au \ol <pi<- l'ordre de la Ibuconneric
publié en i(io8: encore est-il, sui^anl M. île Hanimer, en
gnnde ¡.arlie enq.ruulé à des lois mongoles. — Ce ne fut
i[u'une scnle fois que le roi île naiiemarck envoya des fimcmis
blancs à la cour des Ûiai's ;). — Calhéiine 11 aimait à se senir
de lemérillon pour b chasse au vol; elle en fai.wit ¡Hcndre tous
les ans. el leur ren.lail la liberté ai>ivs la saison de la efiasse,
vei-s la fin de l'anlomne 8). l'ilbs el bi-aucoup d'antres vov.v
genrs rapporloit que l'u.sage de la chasse an vol est très général
)>armi les j.e.q.lades «pii lial.ileni les parlies mcridimiales de
la Russie d'Kurope.
numiquerg) quelques détails loucliant la chasse au vol telle
rp.'ellc s'exerce aujourd'hui dans plusieurs parties de la Russie.
Les voici. Au Caucase, on iliasse les oies el les canards
avec II- faïKDii el l'aigle de la manièi-e suivanle. Dès qti'on
npeiroil en l'air une compagnie d'oies ou de canards, on jclle
à h fois l'aigle el le faucon, l.e premier se hunie à planer
au dessons dn gibier, que sa présence empoche de s'aballrc;
le secund s'élève au dessus du gibier, el en le friq.pant, il
l'élourdil de .sorle qu'il tombe ii terre, oii les cha.ssenrs,qui
suivent la chasse à cheval, ii'oiit qu'à le ramasse.-. — Da-is
le gou\crnemenl de Moscou, on chasse h caille avec l'épervier.
On se sert de chiens poin- ce vol. Ceux-ci ayant arrclé
le gibier, le chasseur le fait lever, et Jelle on même lenq.s
l'épervrei- qui le prend 1res facilement. — Dans le gonvernoment
de Kiov, en Ukraine, ou a, snivanl M. le comie de
Branicki, une nianici'e lonic parliculicre de prendre les pei^
dreaiix. On emploie le chien el répervier pour ce genre de
chasse qui. du resie, ne mérile guère •l'ei.irer dans la catégorie
de lu chasse an vol. Le chien ayaiil arrclé les perdreaux,
le chasseur se tient derrière lui, l'oiseau sur le (ming, laiidis
qu'une anlre pei'sonne se rend, en faisanl un déinui-, devani
le cliien, ¡1 une disUuice d'environ cent pas, oii elle s'ariilc
pour a])peler en lui piésenlant le pàl, l'épervier que k> fauconnier
lâche anssiioi, L'épervier passe au dessus du chien
en rasant prewiue la terre, cl comme les pei-dreaux n'oseni
se lever h .son appaiiilon, le ch.rsseur qui s'est empressé de
suivre l'épervier, les prend en les couvrant d'un (ilel. Celle
chasse se fuil au mois d'octobre.
E LA l-AÜCONNEKlli
.es seules données
de noire ère.
l'uphrosiue,
sait acconipag
de b voix les
I elle porlaii
COUR DES EMPEItEUtlS BYZANTINS,
es i|u'on possède sur la fauconnerie des
datent du douzième el du treizième siècle
elle dirigeait e)le-m.
un gani doré à b n
r Andronicus le Palèologiie enirel.-nail des chiei
:rporIai( ic affcc
e parliculière. Après sa mort, Catacuicnns le» distribua
.pinsieni. Ir
I r,).
i-s de fauconnerie écrils en langue grec-
•siècle. Celui de Déinétricis
ollViuil plusieurs délails cnrieux, nous en donnons l'cxirail
cincl que voici. IJi-méirins liipporlc que, pour prendre le»
«uv branchieii, on se rendah, en été, dans les Ibrèls en
ntagiie, afin d'y établir, .¡ans une clairière, une cabane,
1 au plus assez, sjxneieuse pour recevoir uii seul lionime; on
l'iail celte cabane de loule part de leuilics, j>nur lui doul'apparencc
de la demeure elle des pigeons ou des
poules que l'on y ineltail après les avoir hahilués i, sortir el
a rentrer par une ouverture pratiquée dans les j.arois de la
cabane, l'areouraul en tout sens la forât à la recherche des
jeunes oiseaux de chasse, on lâchait de les attirer, en imilaiil
au movcn d'un sifflet la voix de lem« pareuls, vers la cabane
oil se trouvait caché nu fauconnier, qui ne lardait pas à
s'emparer du faucon aussitôt que celui-ci suivait le pigeon ou
la poule jusque dans leur retraite. O'aulres fauconnier employaient
le moyen snivanl poui- prendre ces oiseaux: ils
s'étendaient par terre cl se couv.'aient d'herbes tout le eoi(is,
à l'etceptioD des yeux; tenant dans la main gauche un pigeon
qu'ils rcmuaieni à l'approche du faucon attiré par les sons
du siftlcl, ils saisissaient celui-ci, aussitôt qu'il s'était emparé
dii pigeon. D'autres encore prenaient ces oiseaux, soît au n.oyen
de gluaux tlonl on enloui-ail un pigeon altaclié à terre, soit
dans des filcis suspendus à b cimc des arbres, et au centre
desquels clan place, comme appât, tm pigeon ou une poule.
Qu.int aux oiseaux niaw, on les dcnichnii simpicnieul, en
ajipliqiianl des échelles aux arbres oil se Irouvail l'-iire Vu-siliit
que Ion avait pris un laucón b.uncbier, on le plaçait dans
un sac de Imge, qui lui couvrait lout le.corps, à l'cxceplion
de I anus, et dans lequel on le laissait pendant plusieni-s iouis,
après quoi on le retirail pour lallaller i)^. On gardait ce«
oiseaux dans un cabinet obsciu-, garni de perches semblables
a celles en usage de nos joui-s: ils v étmcnl attachés, au movcn
de jets, à une distance convenable les Uns des anires. el les
perei
usage e,
iirvues du lin:
aujourd'hui. ( ic dolili :liei,àt
-•s jour
de l'anaihn
bain I0U.S les qi
l tes mcines que de nos Jours;
mais il p.-,™t que I on ne dressait (es oiseaux que pour b
basse voleric a}, Avant d'aller à la chasse, on ..vail soin de
porter les o.seanx presque conlinuellement .sur le poing. ,
de ne leur donner que Irt^s peu de nonrrit.ire dans cet espa,
de temps. On se rendait dans les champs avant le lever d
suleil, tenant le (aucon sur le poing droit avant .léconv"
la remise dn gibier, on hieliail de sen approchiT àvéc pri
camion, les yeux détournes el en imiunil leur cri .si c'émiei
des pe.-drix qu'on allait clia.sser; mais arrivé à une distane
coiivenalile, un se melL-nl a courir à toutes iambes vers le gii.ie
pour le faire partir du sa renuse; on ielail aussilôi le Ihi.coi
1 inj ei il l'ci
«les attaques plus [uoinples. U lauconnier. nvant si
avec la plus grande célérité, dèladmil au^iuM le g
par l oiscau pour I abreuve, sang jaillissanl d'un,
pratiquée, au moyen du couteau, i. la gorge du gihiei
u%i le
1 " ,. On
cupait alors un point un peu élevé afin de pouvoir mieux
rveiller b chasse. Il en élai, de même du vol du faisan,
le l'on faisait priir en poussant de grands cris, vu que ces
iiivei • à la course. 1,'niilcur parle égaleird,
que l'on faisait encore partir en
^ol du
poussant des cris ou en ballant du lambour; mais il ajoute
(¡..e les faucons qui volent cet oiseau, ne doivent pas élre
garuU de sOnneltes 5).
DE LA VAtJCOXKERJE DAN.S LES PAV.'^-RVV
It n'existe qu'ni. ptiii nombre de docnn.enis historiques
relatifs A b fauconnerie dans les Pays-Bas. Cet art y a prebablemcnt
clé introduit par les Francs; mais on ignore Jusqu'il
tiucl degi-é il s'y est développé dans le moven âge.
I W i les comtes de llolbnde, ce Wn pa nie ni ¡éreme m
FlorJs V, qui aima cet exercice, e. on sait qu'il s'ét^ûl rendu
il une chasse au vol, dans les environs d'ülrcchl. l'épervier
sur le poHig et accompagné de ses faucoimie.s. loi-vpic p„
7396, il fut fait prisonnier el a.ssassinc par quel,pies nobles
sedilieux du pays-6). - Ln 1387, le j.rix d'un fancoii sot^
élau, en Hollande, do 5 scliellings 7I. - Nous trouvons dans
MenibS}. que déjà en .3q6 il exislail un g.i.-dietl de b
bcronniere A Rlindelmeerbroek. — Une ordonnance de Phihppe
de Uuurgogne, du 14 .Sept. MSo, d.'fend à qui .|ue ce
soit d exercer la el.asse ati vol dans le bois de U I l.iye-celte
ordonnance lui renouvelée, par le prince Maurice, le - Avril
iSgig), - tin édil de Maxiniilien d'Aulriche el de Marie
de Uonrgogne, dalant du ,, .liiillci i4-!8, oninnne que Ions
eeuv qui désirent exercer en llolbnde la chns-se m vol.
seront obliges de se muiiir dune i>ernii.ssion du giand-fo.vstierioj,
- Celte j.rincesse mourui, à la lleur de IVige, le
Ma, .48., des siiiles .rinic chnie de cheval qu'elle (il lors
dn vol du beron — Lue ordonnance de Charles V dn
23 bepi, iDog, bu connaître que lous les oiseaux de chasse,
pus en llolbnde, devi-onl cire déj.usi^.. pour qu'on en puisse
laue un choix, à b lànconnerie de l.a Hâve, el que les personnes
,pu apportent des bucons du nord, seront obli-écs.
avaiil de les vendre, de les j.resenler à ia régeme i2\ l'l.ilippe
H a lait renouveler, h- 7 .Iniilel lô^q. une ordonnance
de Charles V, porUuil ipi il élail défendu d'exercer k cln««e -u
vol en Huibndc, sous peine dune amende de dix IlorinsiÎ).-
Merub 14) a dressé, d après les divci-ses ordonnanees .pi'il nvail
sous les yeux, b li.sie du gibier que l'on vobil aloi-s en Hollande:
eelaieni b peitlrix, le bisan, le bmor. le héron le
bihoreau, b grnc. les cygnes sau<ases. b spatule, l'onlarde
ei le cormni'an. - ¡Vous avons élé à même de consniler plusieurs
docunienis rehiuls a la lancoiinerie el rblani di. l'année
i.iWi rjj. l.e j>rcmier, signe R. I.evcestcr. hxe le pnx des
oiseaux de chasse, qtn sevont Iransporles pnr les I'avs-I3a.s
en un heu quelconque 16). Le denvienic, cgalenienl .signe
R. Levcesler, lixe le |)rix des oiseaux de cliiissc pris i.i-i's de