
sa bibliothèque choisie, mais encore et surtout des conversations instructives
que j’ai eu l’honneur d’avoir avec lui, et qui m’ont puissamment aidé
dans la composition de mon ouvrage. Si par ce travail j’ai pu avancer les intérêts
de la science, elle en sera redevable à ce savant,, ainsi qu’ à la bienveillance
de M. M. les directeurs du musée teylerien, qui de même
m’ont accordé le hbre accès de leur musée et de leur bibliothèque
renommée à juste titre.
M. M. les directeurs de la Société Hollandaise des Sciences de cette
ville ont bien voulu accepter l’offre que je leur ai fait de cet ouvrage,
comme ils l’avaient fait d’un précédent sur les poissons d’Oeningen,
pour le publier parmi leurs mémoires. Je sens trop bien combien ce
travail mérite peu une distinction aussi honorable, pour ne pas leur en
témoigner ici ma vive reconnaissance.
H arlem, Nov. 1860. T. G. WINKLER.
Casse, P O I S S O N S .
sous-ci. GAWOÏDES.
o r d . GANOIDES cyclifmes.
Fam. LEPTOLEPIDES.
T rib u , COLONNE É P IN IÈ R E TE RM IN É E
COMME DANS L E S STÉGURI.
G e a r . LEPTOLEPIS. ’
E sp . Leptolepis clupeiformis, W k l r .
Kg. 9
Dans un article sur le genre Leptolepis 1) M. Agassiz a fait la remarque
qu’il est assez difficile en certains cas de distinguer un Leptolepis d’avec un
Phohdophorns. On pourrait trouver une différence notable entre les deux
genres, si les écailles des Leptolepis étaient toujours arrondies au bord
postérieur, comme celles des Cycloïdès, et si les écailles des Pho-
hdophores étaient toujours ' rhomboïdales. Mais cela n’est pas : la
plupart des espèces1 de Phohdophores ont, il ' est vrai, des écailles
anguleuses, carrées, mais il y en a aussi dont les écailles sont
plus ou moins arrondies au bord postérieur. La dentition sans
aucun doute pourrait donner des indices certains; mais ordinairement
ni les dents des Phohdophores, ni celles des Leptolepis ne sont conservées.
Cependant un caractère distinctif, que l’on rencontre heureu-
1) Voyez : Poiss. foss., Tom. II. part. 2 p. 129.