
L eonhardt und B r o n n , Neues Jahrbuch 1) il en donne une description
très-imparfaite. J ’ai confronté mes exemplaires avec cette description,
et j’ai acquis par là la certitude qu’ils appartiennent au genre
Aethalion. Je tâcherai de décrire avec plus de détails les espèces du
genre que j’ai rencontrées, mais auparavant il sera nécessaire d’entendre
sur le genre Aethalion les opinions de quelques savants, tels que
M. M. A g a s s iz , H e c k e l , M ü n s t e r , P ic t e t . Sans faire de longs
commentaires, je ne veux que citer quelques phrases, et le- lecteur
jugera s’il faut rassembler dans le genre susdit les espèces séparées
des Pholidophorus par M. le comte de M ünster , ou bien s il faut forcément
les rapporter aux Pholidophorus.
M. A gassiz dit 2) „M . le comte de M ü nst er vient d’établir dans
ses Beiträge zur Betrefaktenhmde un nouveau genre sous Je nom
d’Aethalion, qu’il caractérise de la manière suivante: „ „Dents en brosse;
dorsale opposée à J ’espace compris entre l’anale et les ventrales ; Caudale
fourchue. Apophyses des vertèbres caudales distantes dès corps de vertèbres
et non accolées.” ” Cette diagnose ne me paraît pas suffisante
pour distinguer les poissons de ce type des vrais Pholidophorus.”
M. H eckel dit 3) „Die bisher unter den Ganoïden stehende.Gattung
Aethalion Münst., welche A gassiz , der sie bloss nach einer unzureichenden
Diagnose kannte, zu seiner Gattung Pholidophorus rechnen
wollte, muss gänzlich aus der Ordnung der Ganoiden entfernt werden,
da sich das Ende ihrer, aus vollständigen Wirbeln bestehenden Wirbelsäule
mit jenen charakteristischen Dachknochen überdekt fand, die ich
in meiner oben angeführten Mittheilung „lieber das Wirbelsäulenende”
als Kennzeichen jener unter die Teleostier gehörigen Abtheilung meiner
Steguri festgestellt habe. Ich bemerke dabei noch dass Aethalion an
dem oberen Randstrahle der Schwanzflosse wirkliche, wenn auch nur
wenige Eulcra besitzt; ich sah sie an Aethalion inflatus Münst., wodurch
1) 1842, pag. 41.
2) Voyez : Fois*, foss. Tom II. part. 2. pag. 272.
3) Voyez: Sitzungsberichte Sder Kais. Akademie der Wissenschaften Wien, Nov. 1850,
pag. 363.
in der algemeinen, von meinem verehrten Freunde Prof. J o h . M ü ll er
aufgestellten Regel, nach welcher alle Fische deren Flossenrand mit
Schindeln besetzt ist, Ganoiden sein sollen, eine Ausnahme stattfinden
dürfte.”
M. P ic t e t dit- 1) „Les Aethalion», Münst., présentent,une réunion
de caraotères assez anomale. Leur colonne épinière est complètement
ossifiée et terminée comme dans les téléostéens (stéguri) ; aussi M. H eckel
ne les place-t.il.: point, dans les ganoïdes.” Ici se trouve une note au
bas de la page, dans laquelle M. P ic t e t ajoute: „ J ’ai déjà dit, pag. 166
(lisez 126) que ces poissons semblent- donner des doutes sur l’importance
des caractères que M. H e ck e l tire de la colonne épinière.” Et à la
même page (126) nous lisons ce qui suit: „Ce n’est que chez eux (les
ganoïdes) que l’on trouve des fulcres en avant des nageoires : M. H eckel
en réunissant les Aethalions aux téléostéens introduit une exception à
cette, règle.” Ensuite retournant à la. page 160 nous lisons: „Leurs
écailles par contre ont tout à fait le caractère de la division dans la
quelle nous, .les,laissons, elles sont rhomboidales et .émaillées. Les fulcres,
qui sont très-petits, ont été niés par quelques auteurs. M. H eckel
en a observé quelques-uns sur la nageoire caudale.”
Ainsi M. A gassiz veut ranger les. Aethalions dans le genre Pholido^
phorus, sur lequel il s’exprime entre autres, ainsi : „les rayons extérieurs
des lobes supérieur et inférieur (de la caudale) sont garnis de fulcres
plus ou moins développés.” M. H eck e l ne veut pas admettre que les
Aethalions soient des ganoïdes, à cause de leur colonne vertébrale terminée
comme celle des stéguri par des osselets en toit. M. P ic t e t
doute de l’importance de ce caractère et dit que quelques auteurs nient
les fulcres. M. le comte de M u nster dit positivement: „da sie aber zu
keiner der von A gassiz bekannt gemachten Gattungen passen, so
sehlage ich die, Bildung einer neuen Gattung unter den Namen Aethalion
vor.” Si: j’osais émettre mes idées à cette occasion, je dirais d’abord
que je n’ai pu trouver la moindre trace de fulcres dans les 13 exem-
1) Voyez : Traité de paléontologie, 2me édit. T. II. p. 160.