
C la s s e , P O I S S O N S .
sous-ci. GANOÏDES.
ord. GANOÏDES CYCLIEÈRES.
F a n .. LEPTOLETIDES.
T rib u . COLONNE É P IN IÈ R E TERMINÉE
COMME DJNS 1ER STÉGÜRI.
G e n re . TffillSSOPS.
E s p . Thrissops micrurus, Wklr.
' Kg- 2-
Le genre Thrissops est un de ceux qu’on reconnaît au premier coup
d’oeil. On pourrait, il est vrai, envisager un moment les espèces de
ce genre comme appartenant au genre Sauropsis, cependant un examen
un peu minutieux suffit pour montrer que les vertèbres des Thrissops
sont bien moins courtes que celles des Sauropsis, et que par conséquent
les apophyses épineuses des vertèbres des premiers sont bien moins
rapprochées que dans les derniers. D’ailleurs, on n’a qu’ à compter les
vertèbres pour se persuader que les Sauropsis ont deux fois plus de
vertèbres que les Thrissops. De plus, la disposition des nageoires fournit
un autre caractère important pour distinguer pleinement les Thrissops
d’avec les Leptolepis, genre également très-voisin de ceux-ci. Dans les
Leptolepis la nageoire dorsale est opposée aux ventrales, tandis que dans les
Thrissops cette nageoire se trouve vis-à-vis de l’anale. Ainsi, il est assez facile
à décider si quelque ichthyolithe nous présente un membre du
genre Thrissops ; mais il n’est pas aussi facile de s’assurer au
premier abord s’il appartient à une espèce nouvelle, ou bien à une
espèce déjà connue. Jusqu’ ici on ne possède aucune description détaillée
des Thrissops de Solenhofen, sauf celle du Thrissops formosus et
du Thrissops cephalus ' 1) tandis que des trois autres espèces, le
T: salmoneus, le T. subovatus et le T. mesogaster, on ne trouve qu’une
courte diagnose et des notions insuffisantes. Ainsi il est très-difficile,
même après un examen scrupuleux, de déterminer si telle ou telle
espèce de Thrissops devra être nommée nouvelle. On trouve parmi les
poissons fossiles de Solenhofen, qui ont été à ma disposition, quelques-
uns qui ne sauraient être rapportés à aucune des espèces nommées ci-
dessus. Je les décrirai pour prouver qu’ils doivent être considérés pomme
des espèces nouvelles. Toujours sera-t-il nécessaire d’écouter avant tout
M. A g a s s iz .
Ce savant dit 2) . qu’il s’est vu dans la nécessité de diviser les Thrissops
en plusieurs groupes tellement .distincts, qu’il suppose qu’ un
ichthyologue venant après lui en formera un jour des genres nouveaux,
et qu’il rangera dans le premier de ces groupes, dont le T. formosus est
le type, les espèces à caudale très-large et profondément échancrée.
Ensuite il ajoute: „toutes les espèces de Solenhofen appartiennent à
ce groupe.” Le second groupe a pour type le T. micropodius, dont la
caudale est beaucoup plus petite et moins échancrée. Je ne parlerai pas
ici de la nécessité d’ôter du genre Thrissops les espèces à caudale petite
et peu échancrée et à écailles rhomboïdales —- le T. micropodius et le
T. intermedjus — je ne prétendrai pas soutenir avec M. Pictet 3) que
ces poissons devraient être transportés dans la famille des Lepidosteïdes
homocerques, et probablement associés aux Sauropsis — seulement j ’observerai
que si tous les Thrissops de Solenhofen connus par M. A gassïz
1) Voyez: Poiss. foss. Tom. II. part. 2 pag. 123.
2) Voyez: Idem. p. 123.
3) Voyez: Traité de Paléontologie, 2“e Edit. Tom II. p. 138.