
C l a s s e , P O I S S O N S .
S o n s - c l . GANOIDES.
O rd . GANOÏDES RHOMBIEÈRES.
F am . PYCN0D0NTES . .
T r i b u , PTGNODONTES EOMOCERQTJES.
G e n r e , Gyrodus.
E s p . Gyrodus giganteus, W k l r .
Kg. 13, 14 et 15.
L’individu que je vais décrire dans cet article, est sans doute un
des plus curieux qu’on a trouvés dans le calcaire lithographique de
Solenhofen. En le voyant pour la première fois, je ne croyais pas
que des empreintes d’écailles aussi grandes pussent appartenir à un
poisson du genre Gyrodus, genre composé en majeure partie de
petites espèces et même de tres-petites, témoin le G. gracilis, M ünst.
Mais un examen plus minutieux m’apprit bientôt que j ’avais ici
affaire à un vrai Gyrodus. Non seulement la forme des empreintes des
écailles me le prouvait, mais surtout quelques dents qui se montrent
dans la même roche où se trouvent les empreintes d’écailles. Tout
naturaliste concevra la grande satisfaction, que je ressentis quand
après avoir eu connaissance pendant quelque temps de l’exemplaire
en question, j ’eus enfin le bonheur de trouver dans le musée
teylerien, où se trouvait la plaque aux empreintes, la moitié correspondante
de la plaque;, contenant les écailles dont provenaient les
empreintes de l’autre, et de plus dans la même roche une multitude
de dents bien conservées. Ainsi notre individu est à présent à double
plaque, circonstance qui nous, permet de faire la description exacte de
mainte particularité.
Ce n’est que la moitié du corps; ou un peu plus qui est restée visible
dans notre exemplaire. Parmi les parties qui manquent il faut nommer
la caudale, l'anale, la dorsale, une; grande partie de la queue, ainsi
quelles bords du dos et. du ventre. Ainsi il n’ en .reste que la tête et
la partie antérieure et moyenne du tronc. Il est bien à regretter qu’ il
soit impossible; de reconnaître les os de la tête, qui ne forment à présent
qu’une masse pierreuse informe, ou bien sont totalement perdus.
On ne distingue que quelques débris des plaques osseuses qui couvrent
la tete et la nuque des Gyrodus, plaques assez faciles à reconnaître.
En compensation un nombre considérable de dents très distinctes me
permet d’en faire-la description. Pour le reste aucun des os du squelette
du tronc n’est visible, et du tronc entier il ne se présente à l’observation
qu’une multitude d’écailles et d’empreintes correspondantes.
Avant de passer à la description de ces écailles et de ces dents, je
voudrais fixer l’attention du lecteur sur les dimensions de mon Gyrodus
giganteus. M. A nd. W agner 1) nomme le G. circularis parmi les
espèces les plus grandes du genre,, et il en dorme quelques mesures,
après avoir dit que la hauteur de ce poisson est comme les deux tiers
de sa longueur. Ces mesures, que je crois devoir répéter ici, afin de
pouvoir les confronter avec les mesures du G. giganteus, sont:
Longueur du corps depuis la pointe du museau jusqu’ au commen
1
cement de la caudale.................................................................... 17" 0"
Hauteur entre les bords du dos et ceux du ventre . . . . 11* 0"
Ces mesures, réduites en centimètres, donnent:
pour la lo n g u eu r'............................................................... 47 ipentim.
et pour la hauteur.......................................... .....................30 ' // y>
1) Voyez: Abhand. d. Bayer. Akad. d. Wiss. 1851, Tom VI.