
Ces mêmes dimensions pour le G. giganteus sont :
Longueur depuis la pointe du museau jusqu’ en avant du lieu d’insertion
des nageoires dorsale et anale, le reste du corps .étant
perdu . . ................................. ..... . . . . . . . . . 54 eentim.
En supposant, comme cela est très vraisemblable, que cette longueur
n’est que celle des deux tiers antérieurs du corps, et en’ ajoutant
le tiers qui est perdu, on trouve que la ,longueur totale, depuis
la pointe du museau jusqu’au commencement de la caudale, a dû
^ 6 ..................................... . : 81 eentim.
En supposant que le G. giganteus ait eu la même forme de corps
que le G. circularis, et que la hauteur de notre poisson soit égale
aux deux tiers de sa longueur, on trouve que la hauteur du corps
a du etre de . . . . . .......................................... ..... . 54 eentim.
Cependant il y a encore un autre exemplaire du G. circularis, plus
grand que celui du musée de Munich, et qui est ou du moins était la
propriété de M. Eischer à Munich. Ce poisson a presque deux pieds
de long et 16^-’ de large, c’est-à-dire une longueur d’environ 66 centimètres
sur 45 centimètres de largeur; et d’après M. And. W agner
cet exemplaire est le plus grand de tous les Gyrodus. Ainsi il paraît
que 1 individu du musée teylerien dépasse considérablement en grandeur
et dans toutes les dimensions le plus grand exemplaire connu jusqu’à
présent.
Les écailles ne démentent point mes calculs. La fig. 15 présente
quelques écailles de la région abdominale, de grandeur naturelle. Ce sont
des losanges à angles plus ou moins émousés; le bord supérieur n’est
pas visible, pareequ’il est recouvert du bord inférieur de l’écaille Bituée
plus en haut dans la série dorso-ventrale. Ce bord inférieur des écailles
forme une ligne plus ou moins courbe. La surface extérieure de l’écaille
présente l’aspect ridé et rude de toutes les écailles des autres Gyrodus ,
mais j ’ai confronté avec les écailles de mon individu toutes les figures
et toutes les descriptions des écailles des autres espèces que j ’ai pu
trouver, et il m’a paru qu’il y a une différence plus ou moins grande
entre les écailles des autres espèces et celles de la mienne. Il serait
inutile de vouloir énumérer ici les particularités des écailles de chaque
espèce, et superflu de confronter mon individu avec les petites espèces,
par exemple avec le G. gracilis; on me permettra cependant de faire
ici le parallèle de: ces écailles avec celles de quelques autres espèces
voisines.
M. A n d . W agner dit 1) des écailles du G. circularis : „Diese Schuppen
sind ziemlich breit rhombisch und die meisten zeigen eine eigenthüm-
liche feine ' Streifung, die mit zwei Seiten derselben parallel läuft, so
dass die, Streifen ebenfalls einen Winkel bilden, conform den beiden
Aussenwänden ; dabei sind diese Schuppen fein gekörnt.”
Les écailles du G. giganteus ne montrent point des stries qui sont
parallèles aux deux bords de l’écaille, de sorte que ces stries forment
un angle conforme aux deux bords extérieurs: De plus .on ne trouve
point de granulations fines sur les écailles du G. giganteus.
M. A gassiz dit du G. rhomboïdalis 2) „La surface des écailles est
ornée d’un réseau de saillies ou de rides très-marquées sur les flancs,
et plutôt bosselées vers le dos.”
On n e . saurait qualifier de réseau de saillies ou de rides très-marquées
les rugosités que l’on''observe le long du bord antérieur des
écailles du flanc du G. giganteus. Il faut bien plutôt les considérer
comme un amas de tubercules longs et courbés en tous sens et séparés
par des rainures peu profondes,f qui s’entrecroisent dans toutes les
directions et sans la moindre régularité. Cette accumulation de monticules
est aussi plus grande dans les parties antérieures de l’écaille
que dans les postérieures, où les élévations et les dépressions sont
presque nulles.
Le même auteur dit du G. punctatissimus 3) „Surface extérieure
des écailles couverte de petits points très-rapprochés.”
Par notre fig. 15 il est manifeste qu’il n’y a aucune raison de croire
1) Voyez: Ahhandl. d. Kocn. Bayer. Ahad. d. Wiss. Bd. VI, pag. Ï6.
9) Voyez: Boise, fou. Tom II. part. 1 , pag. 15 et part. 2, pag. 236 , 299.
3) Voyez: Boise, fass. Tom. H , part 2, pag. 301. .'