
la surface - des écailles du 6. giganteus couverte de petits points
très-rapproehés, il n’y a aucune trace d’une telle structure.
M. Wagner dit du G. macrophtalmus 1). „Die Schuppen bilden
verschobene RechteCke und auf ihrem Schmelz verlaufen maschenartige,
bie und da etwas graniilirte Runzeln.”
Comme nous venons de le voir, on ne trouve pas sur les écailles du
G. giganteus une couche d’émail sur la quelle on voit une sorte de réseau
de rides tant «soit peu granulés ça et là.
Et maintenant il ne me faudra plus de confrontations pour prouver
que les écailles de mon Gyrodus diffèrent de celles de toutes les. autres
espèces.
Passons aux dents.
A la première inspection l’attention est frappée par deux dents
dans un bel état de conservation l’une vue d’en haut, l’autre de
coté. Ces deux dents sont de la grosseur de lentilles ou de petits
pois. La couronne présente le sillon caractéristique des Gyrodus.
Ce sillon, séparant la surface en deux régions, se voit surtout à la
dent qui nous montre - sa couronne. Cette couronne , est ornée d’un
cercle de petits monticules , ou bien plutôt d’un double cerclé de points
en relief. Les monticules du cercle intérieur sont très-serrés, tandis
que les aspérités, qui forment le cercle extérieur, laissent d’assez grands
espaces. Au milieu du cercle intérieur oh remarque deux monticules
isoles. La fig. 14 nous représente cette dent dans sa grosseur naturelle.
A quelque distance de ces deux dents on voit trois rangées de.dents,
dont les plus grandes ont à peu près la grosseur des deux premières,
tandis que les autres deviennent graduellement plus petites. Les plus
grandes montrent les deux cercles de monticules, tandis que les petites
ont la surface de la couronne comme déprimée transversalement, ce-
qui leur donne un aspect ombiliqué. Ces trois rangées étaient tout-à-fait
cachées dans la roche, et ce n ’est qu’avec beaucoup de peine et de
patience que j ’ai pu ôter la couche pierreuse qui les cachait. De l’autre 1
1) Voyez: Abliand. Bayer. Akad. d. Wiss. B and VI, pag. 29.
côté des deux grandes dents se trouve de même une pareille rangée de
dents de forme ovale, rangée qui se double en bas. Sur la plaque correspondante
on voit les impressions de plusieurs de ces dents. Quelques-
unes, qui ont probablement fait partie: des rangées décrites, se trouvent
à présent dispersées ça et là. Quand nous, ^comptons les: dents qui
sont entièrement visibles et celles qui sont encore plus ou moins
cachées dans la roche,; nous en trouvons un nombre de 39. Parmi ce
nombre il n’ y a qu’ une seule ment incisive , et celle-ci n’est encore
visible que très-imparfaitement, de manière que je n’en saurais faire
la description.
La dernière particularité qui mérite notre attention .consiste dans quelques
«fragments des grandes plaques, qui sç trouvent à la nuque du
poisson en question. Ces os sont couverts d’un réseau de veines tres-
prononcées et d’une multitude de petits monticules ou d’aspérités, qui
donnent un aspect rude à la plaque. On voit l’empreinte de ces plaques
à la moitié correspondante de la roche, c’est là que les aspérités ont
formé de petits trous, et les veines des sillons branchus, voyez;,fig. 13.
Il faut encore que je fasse ici mention de la nageoire pectorale, ou
plutôt de l’empreinte laissée par cet organe. Elle se trouve placée assez
haut, et peut-être est-elle plus ou moins déplacée et glissée en haut.
Il paraît que ses rayons sont assez frêles et courts; ils sont articulés
et les articulations en sont plus longues que larges. Toutefois ces empreintes
sont si peu profondes qu’il n’est pas possible de compter les
rayons: je crois cependant en trouver un nombre de 18 ou de 20.
La liste du genre Gyrodus, en. ce qui concerne les espèces trouvées
dans^ les schistes lithographiques de Bavière, se composera ainsi dès à
présent de 17 espèces; ce sont:
1. Gyrodus macrophthalmus, As.
2. // frontatus, Au.
3. ƒ/ rugosus, Münst.
4. // analis, Ag.
5. // circularis, Ag,