
au nombre de 10 ou de 12. On peut encore reconnaître la mâchoire
inférieure et quelques restes de l’opercule gauche. Dans l’autre exemplaire
au contraire la tête présente la partie supérieure, mais tous les os en
sont brisés et déplacés, tandis qu’il est impossible de distinguer
aucune trace de dents. Il paraît que cet individu est déprimé de
haut en bas. Il nous présente le dessus du dos et de la nuque
jusqu’en arrière de la dorsale; dès ce point la région caudale
semble etre tournée ou plutôt tombée à la renverse. Il en est
de meme de l’autre individu, avec cette différence seulement qu’on
voit ici la surface de l’abdomen tournée en haut, tandis qu’on voit de
côté la partie caudale. -
Il paraît que les nageoires pectorales sont assez longues. Dans les
deux individus on en voit quelques restes, sans qu’il soit cependant
possible d’en compter les rayons articulés. La dorsale est implantée au
milieu du dos. Les rayons en sont assez longs, surtout les premiers.
Tous sont dichotomés, à l’exception du premier, qui est solide et garni
de plusieurs fulcres. Je crois que cette nageoire se compose de 10 rayons.
Autant qu’on peut juger des ventrales, il faut les nommer faibles et'
courtes. L’anale n’est pas vigoureuse non plus, et les rayons Courts en
sont peu nombreux. Je présume qu’il y en a 10 ou 12t Cette dernière
nageoire occupe le milieu de l’espace entre les ventrales et la caudale.
Dans l’un de mes exemplaires c’est surtout la caudale qui est la
mieux consérvée de toutes les nageoires. Dans l’autre les rayons en
sont froissés et accumulés. La caudale est échancrée et paraît- parfaitement
hoipocerque en ce qui regarde les lobes., mais si l’on examine de
près la pédoncule, on aperçoit bientôt que la colonne épinière se dirige vers
le lobe supérieur, et que quelques rayons du lobe supérieur sont insérés
au dessous de çette colonne. On observe de même que, les. écailles de.
la région dorso-caudale s’étendent plus en arrière sur le lobe supérieur
que sur l’inférieur, et que par conséquent le caractère hétérocercal se
manifeste très-distinctement. Tous les rayons de la caudale sont articulés
et branchus, même les deux rayons supérieurs qui portent des
fulcres, C’est surtout en observant le rayon principal du lobe supérieur
qu’on peut s’assurer de la justesse de l’observation de M. P ic t e t ,
c’est-à-dire que les, écailles de la ligne médiane en s’allongeant et en
s’appointissant passent peu à peu à l’état de fulcres. On trouve dans
cette nageoire 22 rayons,. disposés ainsi 1. 8. 4. 8. 1.
Les écailles rhomboïdales sont assez grandes en proportion du corps,
elles ne paraissent pas être très-minces, comme le sont d’ordinaire
les écailles des autres espèces de Caturus. Le bord postérieur est légèrement
crénelé, structure qu’on observe principalement dans• les écailles à la
région dorsale. Je ne, sais pas qu’aucune autre espèce de ce genre ait
de telles écailles, et ceci, joint à la caudale subhomocerque et surtout
au peu de longueur du corps, en rapport avéc la largeur, me porte
à donner à mon espèce nouvelle le nom de Caturus brevis.
Par suite de mes recherches le tableau des Caturus du calcaire lithographique
de Bavière sera donc composé dès à présent de
1. Caturus 'furcatus, Ao.
2. // latüs, Münst.
3. U pachyurus, Ao.
4. 1 macrürüs, Ag.
5. 1 V micrôchirus, Ag.
6. tl branchiostegus, Ag.
7. i/ elongatus, Ag.
8. V macrodus, Ag.
9. f i maxim us, Ag.
10. n angustus, Münst.
11. ri angustissimus, Münst.
12. il ovatus, Münst.
13. ti granulatus, Münst.
14. n ' obovatus, Münst.
15. U intermedius, Münst.
16. il brevicostatus, Münst.
17. // ferox, Wklb.
18. il brevis, Wkle.