
plaires d’Aethalions qui ont été à ma disposition ; et ces fulcres j ’aurais
dû les trouver si ces poissons étaient des Pholidophorus ; et ensuite que
je n’ai pu me convaincre que l’extrémité de la colonne épinière différait
de celle des autres ganoïdes rhombifères que j’ai examinés. Par conséquent,
je crois qu’on doit réunir dans un seul genre les poissons,
ayant les caractères observés par M. le comte de M unster , ceux dont
la nageoire caudale n’est opposée ni à l’anale ni aux ventrales ; qu’on
doit séparer des Pholidophorus ceux qui ont la dorsale vis-à-vis de
l’espace entre l’anale et les ventrales; qu’on doit ôter de la diagnose
du genre Pholidophorus donné par M . A oassiz 1) les mots: ,,ou à
l’espace compris entre les ventrales et l’anale,” parce que de tels poissons
ne sont point des Pholidophorus; qu’on doit laisser les Aethalions
parmi les ganoïdes jusqu’ à ce qu’il soit prouvé qu’on en doit ôter les
stéguri, quoiqu’ils aient des écailles émaillées ; et qu’on doit nommer de
tels poissons des Aethalions, comme le fondateur du genre les a-nommés.
Retournons maintenant à nos exemplaires. Ayant trouvé le genre il
me restait à savoir si j’avais rencontré des espèces nouvelles, ou non.
Un examen minutieux me procurait bientôt la certitude que tous mes
individus étaient des membres d’espèces connues, mais en même
temps il me parut que le comte de M ü nster n’a donné de ces
espèces que des diagnoses très-brèves, qu’il n’a fait que les formuler
sans en faire la description détaillée. J ’ai cru qu’il était de mon
devoir de compléter ce que le comte de M ü nster n’a fait qu’indiquer,
et afin que le lecteur ait plus de profit de mon travail, je prendrai
la peine de reproduire préalablement les paroles de cet auteur. Voici
ce qu’il dit
de l’Aethalion angustissimus 2).
In den Wirbelsäule dieses schmalen, langen Piscbes sind 50 grosse
Wirbel zu erkennen. Die Rückenflosse hat eilf bis zwölf getrennte
Strahlen und ist sehr lang, wie bei den meisten andern Arten. Die
1) Voyez: Poisg. fass. Tom. U. part. 2 pag. 271.
2) Voyez: Beiträge zur Petrefaktenkunde. Tom V, pag. 60 et Tab. 5, fig. 3.
Brustflosse ist kurz und hat wie die übrigen Flössen wenige Strahlen;
Bauch-und Afterflosse sind etwas länger. Die stark gegabelte Schwanzflosse
ist gross. Bei allen diesen Flossen. sitzen die Strahlen nicht eng
beisammen, welches auch bei den übrigen Arten Aethalion der Pall ist.
Der Kopf ist ziemlich gross und 1" 9'" lang. Der Unterkiefer ist bei
dieser Art, sowie auch, bei den fünf andern Arten, länger als der
Oberkiefer. Die Augenhöhlen sind sehr gross.
Voyez fig. 6.
J ’ai retrouvé ces caractères réunis dans les deux exemplaires à double
plaque que j ’ai devant moi; elles offrent cependant encore des particularités
qui me paraissent dignes de quelque attention. Des 50. vertèbres
qui composent l ’épine ,il y a 4 cervicales, 20 abdominales et
26 caudales. Les côtes sont grêles, surtout les dernières; on en trouve
20 paires. Les onze; ou douze rayons de la nageoire dorsale reposent
sur autant d’osselets interépineux. En avant de ces osselets on trouve
quelques psselets inermes. La ventrale a 12 rayons et autant d’osselets
interapophysaires. L’anale, plus longue que la ventrale, a 10 rayons.
Je crois pouvoir compter 28 rayons à la caudale longue et profondément
échancrée dont la formule est 4. S. 4. 8. 4. A l’exception des quatre
petits rayons en avant des rayons principaux, tous sont branchus, surtout
les quatre rayons courts entre les deux lobes: ils sont dichotomés
bon nombre de fois. On voit encore quelques traces d’écaifles, mais
ces vestiges sont trop indistincts pour me permettre d’en faire le
dessin ou de les décrire. Le seul indice certain que j ’aie pu obtenir
c’est que les écailles ont la forme de losanges à angles' obtus ou
arrondis.
Ensuite j ’ai trouvé deux exemplaires à double empreinte et très-bien
conservés de l’Aethalion inflatus, M ünst. Avant d’examiner ces individus,
écoutons ce que dit M . le comte de M ünster