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« Le Bec esl deux l'ois long connue la Tèle, d'une graellilé
» extrême, à mandibule supérieure, laiblemenl indéchie à la poinle,
)) présentant une arête aplatie, devenant plus large sur le méslio-
» riniuni, et éeliancranl le front par une pla(:|ue Iriangulaire, pen
» proFondémenl excavée en l'orme de cupule : la mandibule
» inférieure se relève un peu vers sa poinle, et l'orme en cet
» endroit un petit crocliet ascendant : les Narines sont linéaires,
» creusées dans une fosse très-allongée, et tei-minée par un sillon
» qui parcourt le Bec, el ne cesse cpi'à un pouce environ de la
» pointe : les doigts sont grêles, le médius plus long que le larse,
» le pouce assez allongé. »
On voit tout ce qu'a de curieux ce Genre, autant par la longueur
et par la forme de son Bec, cjui en fait le caractère principal,
(|ue par les deux crochets des deux mandibules c|ui, allant à la
rencontre l'iui de l'autre, el laissant ainsi un vide à j our entre eux,
donnent à cet Organe lui aspect toul particulier, qui n'a son
analogue, sous le rapport surtout du prolongement du sillon des
narines, que dans les grandes Espèces du Genre Totanus ou dans
celles dn Gein-e Himantapus.
Un aulre caractère fort imporlani, cpii nous semble unitpje
jusqu'à présent dans la Famille des BalliLlès, el tpn nous a lra|)pe
lors([ue nous avons étudié nons-même celte nomelKi Espèce, esl
celui tiré de la conformalion des phnnes caudales.
La queue, établie sur le Ivpe commun aux Hallidès, c'esl-à-dire
réduite à la plus simple expression de l'iilose, et en quelipie sorle
mille, comme instrument de locomotion, offre le caractère loul
particulier suivanl : la tige de cliacune des reclriees a l'élaslii-ilé
résistante, quoique h un degré bien moindre, qui se remaripie
cbez les Pics, eslgai nie de cliaipie côlé de .ses bar bules, mais peu
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adliérentes entre elles, enlièremenl isolées l'une de l'anli-e au
second tiers de sa longueur, cl en est complétemeni privée an
dernier tiers vers son extrémité, qui se termine ainsi en une
espèce de crin fort ténu.
Mallieureusenient l'ignorance complète oii l'on esl sur les moeurs
de celte Espèce ne permet pas d'expliquer l'usage ou la nécessité
de reclriees semblables.
Nous regrettons vivement que le temps n'ait pas permis à
M. le Docteur Pucheran d'exposer plus au long les consi<léralions
qui se rallaclienl à ce Genre, créé par lui, considérations qu'il
était à même de développer mieux que personne, mais qui ne sont
qu'ajournées, car elles se lient à un travail sérieux el complet, cpie
ce Naturaliste zélé se pr0|)0se de publier SUÊ- les Types Zoologiques
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