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MIÍSITIÍ UNICOLOKIi.
unique leinte tie loul riiiJividu, à Texcepliou de la gorge el Je la
poitrine, où celle eouleur s'éclaircil pour faire place à uiie nuance
hrun-jaunàlre ; on enlrevoil bien aussi connne la Irace naissanle ou
le veslige d'une ligne blaucliàlre longeanl ia joue el allant se perdre
vers l'oreille; c'est enfin le nicme système pluniaire décomposé et
sans adhéi'ence, et la même forme snrolunse de l'aile.
I.orsqn'on en vient cependant à envisager le bec, le lonr des
yeux, les grandes couvertures des ailes, les pieds, el à comparer les
mesures et les formes de ces diverses parties, il est difficile de résister
à l'envie de voir dans notre Oiseau sinon une Espèce, an
moins une Variété notable (bien près de devenir Espèce) de M.
variegata.
\insi, le bec n'a plus la même ètrangeté de forme de celui de
cette dernière espèce, ni la même dimension. Chacune de ses mandibules
est droite depuis son point de départ jusqu'à un peu plus
de la moitié de sa longueur, el ne .s'arrondit, l'une en haut, l'aulre
en bas. qu'à partir de celle limite poiu- se rejoindre en un bout
angulaire ([uelque peu subulé. Tandis que chez la iW. variegata^ la
courbure de la mandiliule supérieure commence à son origine el
continue graduellement elsans interruption jusc|u'à son extrémité,
la mandibule inférieure seule, après avoir suivi presque parallèlement
celte courbure dans les deux premiers tiers de sa longueur, se
relève à son dernier tiers pour rejoindre la polnle de la mandibule
siqjérienre.
Il résulterait de cette première dilférence c[ue le caractère tiré,
pour la M. fariegata, île la longueur du bec égale à celle de la tête,
ne pourrait plus avoir la même valeur comme caractère génériipie,
puisipie dans notre espèce le bec serait égal aux deux tiers tout au
plus de celte longueur.
MUSITE UNICOI.OllE.
Ainsi encore, le tour des yeux et le loruni, an lieu d'êlre dénudés
elsans plumes, sont au contraire lotalemenl emplumés; les grandes
couvertures des ailes à barbules si lâches el si effilées dépassent les
plus longues peiuies de l'aile; les tarses soni plus allongés, el au
lieu de six squamelles peu distinctes, en comptent neuf parfailemenl
imbricpiées.
Ainsi enfin, chose bien remarquable, el ipii viendrait diminuer
de valeur l'un des principaux caractères génériques de la M. variegata,
la soudure partielle du doigt extérieur avec le médian, toute
particulière à cette dernière espèce, disparail entièremenl chez
notre individu, dont tous les doigts sont absolument distincts et
séparés dès leur origine les uns des antres.
'Poules modifications, à l'exception du bec, qui ne sauraient
provenir ni de fàge ni du sexe. Sans doule elles peuvent ne point
paraître, aux yeux de tous les Ornilhologisles, avoir une assez grande
valeur pour servir de fondement à une spécification que nous ne
proposons nous-même c[u'avec doute; mais enfin elles sont beaucoup
plus profondes et plus tranchées que celles qui résultent
ordinairement du sexe el de l'âge, ce qui suffira pour nous excuser.
Dimensions comparées de la M. cariegala et de notre M. unicolor.
Longueur totale,
— du bec, depuis les plumes frontales,
— du tarse,
— du doifit médian avec son ongle,
— du pouce avec son ongle,
iV, t'ariegala.
300
24
30
27
19
290
20
35
30
D'oii il résulte qu'en .somme, chez ia M. unicolor, en même temps
que le bec et la taille générale sont moindres que chez la M. variei
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