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G E N R E MESITE.
lyse d'ailleurs irès-l'acile, même avec les elements si ineomplels de
détermination que peut fournir l'examen extérieur, et qui sont
le plus souvent les seuls que nous possédions. Pour le Genr e Mésite,
il en est tout autrement : les diiTéreuces singulièrement remarquables
qui le distinguent de tous les Genres déjà connus
ne peuvent manquer de frapper les yeux de quiconque possède
des notions un peu exactes sur la série Ornitliologique, et ce sont
les rapports seuls des Mésites qui ont besoin d'être déterminés
par l'Analyse. Ici même, et surtout pour fixer la place de ce Genre
dans la série Ornithologique, l'ignorance oil nous sommes des caractères
Ostéologiques du sternum, de l'épaule, du bassin, est
extrêmement regrettable, et nous oblige de laisser dans noire travail
des lacunes importantes que l'étude du squelette pourra
seule permettre de remplir par la suite.
» Le port général de la Mésite, de même que .sa taille, rappelle
assez bien ceux de la plupartdesPigeons, et notamment à cause de
la hauteur assez grande des tarses, de diverses Colombigallines.
En comparant, par exemple, la Mésite variée, tel est le nom spéi
cifique que je propose pour l'espèce type de ce Genre, à laColombigalline
poignardée , nous trouvons entre elles de nondireux
i rapports. La taille est presque la même, la Mésite étant à peine
i plus petite. Les tarses sont aussi sensiblement de la même lon-
. gueur : il faut les mesurer pour reconnaître (p.ie ceux de la Méi
site sont un tant soit peu plus courts et plus grêles; ils ont, au
. contraire, des écussons un peu plus grands. Ses doigts offrent,
) chez l'une et l'autre, la même disposition générale; ils ue sont
> point réunis à leur base par des membranes interdigitales élar-
) gies, mais seulement bordés de chaque côté par un petit repli
> longitudinal qui, même chez la Mcslte, n'esl sensible que siu'
GENRE MESITE.
une partie de leur longueur. Les pro|)ortions des doigts sont les
mêmes; le médian est plus long que les deux latéraux, et, |)aniu
ceux-ci, contrairement à ce qui a lieu en général chez les Passereaux,
c est l'interne qui est le plus long, d'une quantité d'ailleurs
très-petite. Ij'externe et le médian sont à leur origine, mais suiune
étendue extrêmemeni petite, rciniis à leur base; ce qui a
lieu exactement de même chez la Colombigalline. Le pouce, chez
l'une et chez l'autre, a aussi la même disposition, et, de plus, la
même longueur, tandis que les trois doigts antérieurs, toul en
conservant les mêmes proportions entre eux, sont sensiblement
plus courts et plus grêles chez la Mésite; aussi, chez celle-ci, le
• pouce est-il presipie égal en longueur au doigt antérieur interne,
i c[u'il surpasse à peine en diamètre, landis quë chez la Colombi-
I galline, ces deux doigis, tout en restant sensiblement égaux en
) diamètre, cessent de l'être en longuein-,
y> Les ongles de la Mésite, très-analogues aussi à ceux de la Co-
) lombigalline, sont assez petits et comprimés et surtout Irès-peu
> recourbés : la seule différence est que ceux de la Mésilcsont un
' peu plus pelils, et (pie l'un d'eux, celui du pouce, esl un peu
' plus recourbé que son homologue.
» 11 existe donc, entre les pieds îles Mésites el ceux des Colonii
bigallines, de nombreux rapports d'analogie, el parmi eux plu-
I sieurs portent sur des caraclères très-importants, .soil par l'in-
. fluence qn'ilsdolvent exercer sur les moeurs, soil parce qu'ils soni
' au nombre des trails cpii distingueni le mieux les Pigeons des
' Pa,ssereanx. Quant aux dil'lerenees que j'ai indiquées, elles sont
> comparativement de peu d'importance, el même ne surpassent
> pas en valeur celles qui existeni entre les divers Genres déjà con-
1 nus de Pigeons, à en juger par ses pattes; nous ne voyons donc
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