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PIllLliPITTI^ D ISIDOUK.
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Longueur totale,
— du bec,
— du tarse,
— du doii^t médian avec son onj^le,
— du pouce id.,
Il va sans dire, ainsi t[iie Ip inonlro noire Dessin, (|ne les
Caractères Génériqnes soni exaclemeni semblables à ceux allribnés
au Genre par M. Isidore Geoffroj-Sainl-Hilairc, à Pexceplion
lontefois de la Nature veloutée des Plumes; celles de notre
Pliilépilte ayant ses Plumes mates, sans reilel, en un mol, à l'étal
ordinaire.
Mais un caractère saillant chez la Philepitta serìcea, celui tie la
présence d'une Caroncule membraneuse au-dessus de l'OEil, mani|ue
dans notre Espèce.
Nous avions dit dans la Notice cpie nous avons insérée dans la
Kevue Zoologique de cette année (juillel), tpie cette Caroncule
manquait complètement, et que le tour de l'OEil était enlièremenl
eniplumé comme le reste de la Tête.
Or, ajonlion.s-nous, l'absence de ce Caractère, déclai'é au surplus
par M. Isidore Geol'froy-Sainl-llilaire, datis sa précieuse Notice,
Hu-e de f 'aleiirplutôt Spécif 'ujiie que Générique, ne saurait en aucune
manière inliriner, en quoi que ce .soil, le Cla,ssenienl que nous faisons
de celte Espèce dans le Geme Pliilej)itla. Elle vieni au coniraire
réaliser les judicieuses prévisions du Célèbre Zoologiste tpii .s'exprimait
ainsi : « D'autres Espèces de Philépilles, les jeunes Sujels,
» penl-ctre même les Femelles de l'Espèce dès à préscnl connue,
» peuveni lrè.s-bien ne présenter aucune Irace de Caroncnic. »
l']n étudiant de nouveau les deux beaux hAemplaires (jue lums
iMnt.Ki'iifi-: n isiuottic.
avons eus sous les yeux, et en les examinant allentivemeni, nous
avons remarqué eulre la base du Bec et l'angle interne de l'OEil
ttne callosité ou prolubérance, plus appréciable au loucher qu'à la
vue, qui semble accuser la présence au moins du rudiment d'une
Caroncule. Celle circonstance, jointe à la coloration du Plumage,
qui a tous les Caraclèrcs d'une livrée de Jeune ou de Femelle,
pourrait peut-être faire élever quelque doule sur la spécificalion
distincte à faire de notre Individu d'avec la Philepitta sencea, dont
il ne serait peut-être que la Femelle.
Nous nous empressons donc de consigner ce doute; mais en
l'absence de tout élément de certilude phts positif, en considérant
la différence de taille, qui est ici de trente millimèlres en plus, el
surtout en réfléchissant que la saillie calleuse en question pourrait
l'on bien aussi n'être cpte le résultat d'un vice dans le motilage de
la peau, nous croyons, en attendant de plus amples doeunienis,
devoir en faire une Espèce.
C'est au Savant Fondateur du Genre que nous l'avons dédiée.
Elle a été découverte à Madagascar par M. Goudot, qui en a
donné deux Individus exaclemeni semblables au Muséum d'Histoire
Naturelle de Paris, en [841. Un de ces Exemplaires a servi à notre
Description et à la Figtn-e de imtre Planche.
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