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II i i ' i ' o i . u s icri.uiMi.
(. Cul Oiseau, dit le Suvanl ÎVleiiibre de l'Acacltiiiiio Royale dt; Bruxelles, csl très-
') coinimiM <lci]is les plaines de la lielgi([Lie, notainnient dans les provinces de Liège cl
•) d e Hrabaiil. C'esl parmi les Oiseaux d été (pii aiclienl eii Belgique, celui <{ui nous
> a n - i v c le [)lus lard, car le 31arlinel (^(.'ijpselus) parait eu uioyeiiue le 3 3lai , cl au
I plus lard le S, laiidis que, sur si.v années «robservalions, l'iclériuo est arrivée en
1 moyenne le ( < Hai , au plus lard le 17, et au plus tôt le 4; savoir :
.. En 1841, le 4 Mai. — 1842, le 1 2 .— 1843, le 17.—1844, le 15.—1845, le 14.—
- 1846, le 1 I.
Son voyage se fait donc très-rcgul ièrenient , couniie celui de la p lupar t des Oiseaux
1 f{ui arrivent tardivement, l'écart n'étant que de 12 jours.
» L' ictér ine aime les bosquet s humides, rapprochés de l'eau, et notamment les
1 saussaies. Cependant elle est aussi très-commune sur les collines sèches et rapides
) des environs de Liège, qui sont plantées de vignobles et d'arbres fruitiers. Les plus
'1 pet i t s j a rdin s de l'intérieur de Liège en possèdent un nid chaque année, et pendant
'1 les moi s de 31ai, Jui n et Juillet, le mal e fait entendr e continuellement un chant très-
> var i é cl assez fort, qui a ([uelqne rapport avec celui de la Verderolle [Calmiiuherpe
•> Paluslris), mais qui en diûere surtout en ce qu'il e.st plus vif et plus gai. Il iuïite
I aussi celui du ^'erdier (^Loxia C'Iiloris), le cri d'appel de rilirondeile de cheminée
•) {iiir. Bnsiica), et u n peu ceux d u Loriot Gallmla) et de la l'ie-grièche rousse
1 [Lan i as Jiu fi colis). Le cri de rappel ressemble un peu au luit des l'oui 1 l o i s (^Pliilo-
« pneiisie).
» Cet Oiseau a ime la chaleur , et passe sans iloute l'invei" dans des contrées très-mé-
» r idionales, car le dépar t a lieu de fort bonne heure, en Août, et ceux ([ue l'oti con-
" serve en captivilé se monl reut frileux. J 'ai remarqué en efi'et q u ' o n ne le trouve pas
0 ou pi-esque pas dans les parties boisées et montagneuses, situées eutre la Meuse et
0 la Prusse, dont le c l ima t , à cause de l'élévation du sol, est [)las froid. Il n'exisie pas
) non plus en Angleterre, quoiqu' d se trouve dans les F l andr e s cl l'Artois.
» M. Sundevall, Directeur du 31usèe de Stockholm, a reçu rlctérin(? île l'IÎgyp
te.
l . ' I c t é r i n e saisit les insectes au vol à la inatiière des Gobe-Mouches [Musricapa).
•1 ( / e s t un Oiseau querelleur, courageux, sans cesse en mouvement , excepté lorsqu'il
I) c h a n t e , et alors il choisi t une b ranche élevée au-dessus de l'endroit où se trouve le
|> niil. Ce nid a la forme de celui de la Fauvet t e à tète noire {^.Malacilln Alricapilla)),
» m a i s il est beaucoup mieux fait, et garni d'une grande f[uantilé de [)lumes. Il est
le plus souvent placé dans des buissons de lilas ou sur des arbres fruiliers de peu
|> d ' é l é v a t i o n . J^es ceufs, a u nombre ih; ({uatre, cint j , .sont d'iui rcjuge lilas, parsemés
0 de [loints noirs assez espacés. «
M a i n t e i i a n I , p o u r coin[ ) lL- leraulanl ([tTil IICJX'IHI d e n o u s lf)n,s les
i i i i ' i > ( ) i , \ i s icriiuiM;.
t l o c i u i i e i i l s relal iCs à c e t t e E s p è c e , n o u s a l lons reprocliiirc levtuellei
i i e n l c e q u ' o n a dil Vieillol :
« J u s q u ' à présent, dit notre célèbi'e Orni thologist e fra:iç.iis, je n'ai encore vu que
« deux individus de celle Espèce, dont l'un est au Muséum d'Histoire .Naturelle, et
» l 'autre à ¡Nancy, dans la Col l e d ion île M. l eComl ede Riocourt. Cet t e Fauvet t e a beati-
" coup de rapport, dans son plumage, avec les Fauvettes Lusciniole et Flavéolo (l);
>1 n u n s elle pi'ésenle d ailleurs des dissemblances (jui m'iml paru spiJciliques, et f|ue
» j ' in( l i ( [uerai ci-après.
» Toutes les parties supérieures sont d 'un gris-olivàtre; les sourcils, les paupièras,
" la gorge et le dessous du corps j aune s ; les couver tures inférieures des ai les d ' u n blanc
» un peu lavé de j a u n e , avec quelques taches brunes vers le ph de l'aile ; les pennes
)) secondai res les p lus proches d u dos largement frangées, à l'extérieur d ' tm blanc jaum
i t r e ; les pennes caudales pareilles aux primaires en dessus, grises en dessous. Lon-
» gueur totale, 4 pouces 9 lignes. Le bec est d 'un brun-clair en dessus, jaunâtr e en
>1 d e s s o u s , très-fendu, un peu plus large que haul à la base, ensuite, aussi haut que
large et à pointe arromlie. La première rémige est plus longue que la qua t r i ème , et
>' presque égal e à la troisième ; les pieds soni d'un brun glacé de j a u n e , et tes doigis de
" cette dernière couleur en dessous,
Les Fauvettes Lnsciniole, Flavéolo et Ictérine ayanl dans les couleurs une grande
>1 a n a l o g i e , il est nécessaire de les rapprocher pour saisir les diflérences i\xii les carac-
« térisenl : la Lusciìiiole a le bec déprimé depuis la base jusque au delà du milieu; la
p r e m i è r e rémige plus court e que la q u a t r i ème . La Flaveole a le bec conj])riuié latc^
» ralement dès la base, grêle, eliilé et aigu ; la p remièr e rémige u n peu plus longue que
» la (juatrième, et sensiblement plus courte ([uc la troisième; une taille plus petite
» et des couleurs plus vives et plus prononcées (jue les deux autres. L'Iclérine a le bec
» un peu dé[>rimé, seidement à l 'or igine; la première rémige sensiblement jdus longue
» que la quat r ième, et presque égale à la Iroisième; le plumage à peu près pareil à
" celui de laFlavéolc; mais elle est plus grande (pie celle-ci^ et pins petite ([ue la Lusciiiiole.
» Si l'on s'attache à ces dillerences caractérisli([ues et s[)éciiii|ues, il sera facile d e dis-
( 1 Ou est à peu près yoiidi'.ilcmciii U'accord aujoiii-d'luii pour ilcciilcr cjuc celle Espèce Ml ¡iiiremeul nominale el ii'exislc
p.is. Voici h CO siijcl la Noie que reufcrtnc le Méiuoin- de M. Gerbes : •• J'.ii déjà dit que celle Espèce avait été établie sur
>1 un caractère factice, lin cQVl, la forme du lier, seul attribut dont s'esl servi Vieillol pour la disliiigacr, esl nue forme pro-
" vocpice parle l'riipanileur. Le Docteur Di-'glaud.qui avail .idmis la Sy/f-F/nfc.ita dans sou Catalogue 'les Où'tt ix oliseivcs
••en Europe, s'esl convaincu de la réalité de ce l'ait, sur lequel j'aViiis appelé sou attention, et s'est, par coiiséqiictii, lu\té
" de faire disparaître cette prétendue espèce de la deuxième édition qu'il v.i douucr de sou Catalogue Du reste le Docteur
" Deglaud, dau^ les Corrrciîoii' et A'ii/i/ions i\c l'Ouvrage cité, a déjà émis un doute sur rautlicnticiié de cet Oiseau, J'ajou-
" icrai que le» deux Snjets ile Fhwcolp. que j'ai pn examiner, et i|ui. as;surc-t-ou, oui siTvi h la descriptioti que Vieillol en a
«•donnée, appartiennent l'i deux Espèces diliércntcs. Celui que possède le Docteur Dcgiand est une jcuiie Hipp. Ic'.crina, et
"oeliii qui fail pavlie de la Collection de M. Tiaillmi esl une Hipp. PJygtoila de l'année. "