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ile la P.cristata, soil des deux P. torquata el nificoUis, soil de celte
d e r n i è r e seiilenieni, va résuller d'une mauière encore plus claire de
la descriplion de celle-ci comme de la Figure que nous eu donnons
Planche 14-
M. Lesson décril sa P. ruficollis dans les termes suivants:
« De la taille de la Boiidrée huppée de l'Inde (P. cristata). Bec
)i noir, larses gris; plumes écailleuses entre le bec et l'oeil, d'un gris
n per l é comme pniincux. Tête el côtés du cou d'un roux vif, mar-
» que de noirâtre ; gorge blanche ; un large collier roux au devant
>1 d u cou. Les parties inférieures blanches, avec un trait brun et
» délical sur la lige de chaque plume; tarses assez velus. Queue
» blanche, traversée par trois raies noires; huppe petite, pointant
» à peine sur l'occipul. (Mus. de Paris; patrie inconnue.) »
En comparant celte P. ruJicoUis avec la P. torquata, on est frappé
d e la similitude de rapports qui les unii, car c'est la m ême coloralion
de plumage dans son ensemble comme dans ses détails; il n'y
a d'exceptions que poiu- les trois raies noires de la gorge, qui ne se
dessinenl que bien légèrement en blond roux, et pour la huppe, qui
n'est point accusée par les plumes cervicales; et l'on demeur e convaincu
c|ue l'un de ces Oiseaux ne peut être que le jetui e de l'autre,
et par suite un peu plus petit, car il y a e r reur dans l'égalité de taille
que donne M. Lesson à sa P. ruficollis avec la P. cristata. La première,
ainsi que l'indique notre Figure faite également sur le type
de la description de M. Lesson, esl d'un dixième plus petite que
l ' a u t r e ; en voici les dimensions exactes :
liON URl'.l'. V CXU.l.ll'Mt .M)1K. — ItONUKl'.l-; V coi.i.iru KOU\.
L o n g u e u r totale,
— de l'aile,
— du tarse,
— du doigt du milieu, sans l'ongle,
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L o n g u e u r de l'ongle, en ligne droite,
— en suivant sa courhufe,
23 '/,.
2!)
IVaprès cel examen, nous inclinons fermcmeiil à penser, d'abord
(pie la P. torquata el la P. rujicotHs ne foni (pi'uiie seule el même
espèce dont la dernière est la jeune de l'aulre; ensuile tpie la |)rcniière
esl la femelle de la P. cristata. Ce ipii nous autor ise à émelire
celle opinion, c'est (pie les deux individus dont nous donnons les
(igtires oITrenl, avec deux jeunes P. cristata, preiiani la livrée adulte
du màle d'une pari, qui se troiivenl au Museum de Paris, el d'iinc
autre pari avec le màle adulle (igtiré dans les PI..\NCIIES COI.OIUÉES
n*^ 44I la série la plus complète de plumages (pii se puisse rencon-
Irer pour des espèces étrangères d'Oiseaux de proie : la P. ru/icol/is
pour le p remier âge révélant la livrée de lafeiuel le, mais conimen(;aiil
à passer au second âge, ce que .semble indiquer le gris cendré des
plumes du loriim; la P. torquata pour la femel l e adul l e ; le j e tme delà
P. cristata, noirâtre, tout fuligineux el n'offranl qu'une apparence
de huppe cpie tout le monde connail, pour le second âge revêtant
la livrée du mâle; el enlin le type du mâle adulle de celle dernièi e
espèce, représenté par M. Temminck.
Quant aux erreurs de M. Lesson au sujet de la (lescri|)lion de
ces deux individus, comme au sujet de leur spéciilcalion, elles s'expliquent
par ce fait (|ui nous a clé rapporté, el que nous avons lieu
de croire exact : qu' à l'cpof|ue oii ce zélé Naturaliste s'occupa de .son
Traité d'Ornithologie, quehpies abus avaient (ait interdire l'ouverture
des armoires aux personnes étrangères à l 'Administralion, dans
les Galeries du Museum de Paris; el que dès lors M. Lesson, pai'
excès d'amour-propre, n'ayant pas voulu lâirc enfreindre en sa faveur
une consigne générale, n'avait pu faire ses descriptions i|n'à
lconof;viiphie. Ornil/iologitjiic. — i/iv. 1 l"'
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