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GENUE ATÈI.OHNIS.
P u c h e r a n , livré loiil entier à l ï - ludc des Type s Orni lhologiques Madéeasses,
crul apercevoi r entre la première et les deux dernières de
c e s trois Espèces , des différences ayant la valeur de caractères assez
p r o n o n c e s pour créer au prodl de celles-ci un Genre ou Sons-
G e n r e nouveau, appelé par lui Atdornis, Oiseau-^fà/e, c'esl-à-du-e
i m p a r f a i t , incomplet.
C e nom exprime en effet l'un des principaux caractères de ce
G e n r e , qui est, non point de manquer absolument de ponce, mais
d e l'avoir imparfait et en que lque sorte à f é lat rndimentaire, ce qui
é l a h l i t à ce point de vue des rapports presque identiques d'organ
i s a t i o n entre ce groupe d'Oiseanx et le groupe de Singes dont
l ' i l l u s l r e El . Geoffroy Sainl-Hilaire a, en 1806, constitué un Genre
sous ce même nom significatif de Atèles (Àt.W:), par la raison que
l e u r s mains antérieures sont déponrvnes de ponce ou ne l'ont ([ne
r u d i m e n t a i r e .
V o i c i , au surplus, la part i e du Mémoi r e de M. Puclieran,consacré
p r e s q u e en entier à la descr ipt ion de l'Espèce T ype et à sa compar
a i s o n avec les deux autres espèces, relative à l 'élal i l issement de ce
n o u v e a u Genre :
« Si nous comparons le Br. srjuammigera aux deux espèces antérieuremonl décrites
>1 ( Br. kpiosomus el Br. pilloidi.'.t ), nous trouvons les diffërences et les analogies sul-
» vantes :
.i 1° Il est intermédiaire par sa taille entre le Brachyplerncias leplosomus et le Br.
» piadides; mais il s'éloigne (le la première de ces Espèces, pour se rapproclier de la
« seconde, non-seulement, comme l'a dit encore 31. de la Fresnaye, par son tarse plus
» allongé, mais en outre par la brièveté du pouce.
» 1" La forme générale de son bec est celle du Hr. leplnsomns, mais il est moins fort,
>. plus com[)rimé. Sous ce dernier point de vue, il ressemMe plus an Br. pilluïfles, et
» semble le lien d'union de ces deux Espèces. La forme et la structure d(i ses nai ines
» moins couvertes, plus ouvertes par cela même et plus ellipsoïdales, le rapproclie on
.i second lieu du dernier de ces Types. Il s'en rapproche encore par le roux de l'es-
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pace dorsal interalaire, mais s'en éloigne par la coloi-alion différente du dessus de
la tête, de la queue, des parties inférieures, etc.
» 3" Par la coloration des taclies des couvertures alaires, il ressemble, au contraire,
au Br. leplosomus, mais s'en éloigne par les plumes à Ibrme arrondie, des parties
inférieures, coupées carrément dans le dernier. Le mode de coloration oilre dans les
deux, il est vrai, beaucoup d'analogie; mais la zone blanche terminale de sa queue,
> si peu étendue chez le Br. leplosomus, est remplacée pai- du bleu occupant un plus
' large espace chez le Br. squammigeru; le dessus de la têle, en outre, offre des coudit
tions de ptilose totalement différentes dans les deux Espèces que nous comparons.
>1 Les trois Espèces que nous venons de comj>arer se ressemblent donc beaucoup
> réciproquement, en même temps que des différences qu'on aurait tort de dédaigner
I tracent entre elles des lignes de démarcation bien tx-anchées. Ceci devient même évi-
1 dent par la comparaison des formes du bec j car nos Individus d'une même espèce,
I comparés entre eux, offrent des modiGcations différentielles qui, à nos yeux, n'ont
1 qu'une valeur individuelle. Un fait de même nature nous est offert par le Genre
I Mésite, ik/csi7e5 (Is. Geoffroy St.-IL ). L'Espèce décrite tout récemment par M. des
) 3Iurs, celle qui l'a été plus anciennemenl par 31. le Professeur Geoffroy Saint-llilaire
I iils, se ressemblent cousidérablement entre elles par la coloration, et cependant des
formes i-ostrales différentes les séparent nettement.
j) Quant à ce qui concerne la place du Genre Bracliyptérolle dans le système, nous
I pensons que ce Type générique est bien placé à côté des llolliers. Nous trouvons beau-
' coup de ressemblance entre ces deux Genres par la structure des doigts. Quoique
I chez les Rolliers les doigts soient moins allongés, il y a chez eux moindre allonge-
1 ment du doigt interne comparé à l'externe ; sous ce point de vue, nos Brachypté-
I roi les leur ressemblent. Le tarse, il est vrai, est moins allongé chez les Rolliers, mais
I dans les Genres voisins (Kitla, Myophonus, Calodera) cet allongement reparaît,
1 quoique les doux doigts latéraux diffèrent moins en longueur. Il y a là un lien de
> transition, par l'intermédiaire de l'organe locomoteur, entre deux Types d'ailleurs si
I séparés par la forme du bec.
il Pour ce qui est du pouce généralement petit chez les Rolliers, l'un de nos Rra-
1 chyptérolles (c'est le Br. collaris) le présente très-bien formé, presque aussi grand
I que chez le KUta virescens; chez le Br. pilldides et le Br. squammigera, il est, au con-
' traire, très-rudimenlaire, tandis que le tarse devient plusallongé; mais cet allonge-
> ment du tarse est le seul point de ressemblance qu'ils nous semblent, pour le membre
) postérieur, oHrir avec les Brèves. Chez les Brèves, en eiî'el, le pouce est très-bien formé,
> muni d'un ongle, le plus fort de tous ceux de la patte ; le médius est pins long que
) les deux doigts latéraux, et parmi ceux-ci, l'interne moins long que l'externe. Bien
1 de semblable chez nos deux plus petites espèces do Bracliyptérolle; les deux doigts la-
> téraux s'y trouvent plus longs par rapport au médius. De plus, chez les Brèves, lo
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