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GKNRI! J iUU.CYONlUE.
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Celte Espèce par les |ii-0|)0rli0iis de son liee, un caraclère lel
qu'il nous semble devoii' consliluer par cela même un Genre à parL
dans les Galbulidés.
Ainsi son hec, dans les proportions de longueur ordinaire à celui
des .lacamars en général, a en liauleur un développement inconnu
dans celte famille. Presque droit, il dessine pourtant, à parlir de
la naissance diE lioni , une espèce de ligne bombée, sin-montanl
même le niveau du crane, cl insensiblement infléchie vers la
pointe; cette courbe est suivie parallèlemeni dans tout son prolongement
par la commissure du bec; mais la mandibule inférieure
t|uine ce parallélisme à partir du premier liers de sa longueur pour
finir en ligne dr-oite vers la pointe; d'une épaisseur ordinaire et
proportionnelle à sa base, ce bec va toujours en s'aplatissant verticalement
et en lame de couteau à partir des narines, an point
d'avoir à peine en épaisseur à son milieu le quart de sa hauteur.
Si à ce caractère ce Jacainar joignait celui particidier au Gálbula
Tndaclyla (Vieill.), ce serait assurément le meilleiu- type du Genre,
si lieureusement formé pai- l.evaillani sous le nom de .lacamaralcyon,
conservé depuis par MM. Lesson et G. \. Grav, et définilivernent
ac(|uis à la Science; car pai- son bec et sa forme trapue el
si exccplionnellemeut rama,ssée, il iudi(pie bien mieux que le
G. Tndactyla pai- ses pattes le pa.ssage el la transition des vrais
•lacamars (Gal/nila) aux Martins-])êclieurs f llcyon et y4lcedo). C'est
ce rapport de similitude qui, potu' le dil'férenciei' du nom de Jacamarakyon
de Levaillant, nous l'a fait appeler du nom de Galbatcyrhynchus,
que nous |)rcfcrons icmplacci- par celui de Jacamara!
cyanides.
A l'exception du bec, l'clativemcnt numsll ueux , ccl Oiseau possède
el réunil du reste lous les caractères intimes propres aux
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CENIÏE .1 UHM VU U.CIONIDli.
•lacamars, tels <|ueceux tirés des narines, des poils rigides garni.s.sant
la commissure du bec, des ailes el des pattes.
Il en faut excepter aussi cependant les plumes (|ui recouvrent
tout le sommet de la tête depuis le bec jusqu'à la nu(|uc, lesquelles
sont d'une nature rigide, telle qu'elles llgurenl une huppe
arrivant à cette dernière partie, aspect qui lient aussi à l'aplali;
semeni bien maripié de lout le capisU um, et qui doime à noire
Oiseau luie physionomie toute particulière, ^'ous en dir ons autant
des plumes blanches garnissant la j oue et le méat auditil', quioffrent
la même rigidité. Cette remarque est d'autant plus frappante qu'elle
contraste avec la nature molle et soyeuse si spéciale au plumage
des .Tacainars.
Quant à la queue, il est |)robable qu'elle doit être allongée
dans les individus complets; mais celui qui a servi à notre description
avait cette partie en état de mue, et par conséciueiU les
plumes n'avaient pas encore atteint leur dimension normale. On en
jugera par notre Figure.
JUIN 1845.