
t .
I "
• n i O l J l ' U l . l ! i MKNTOH NOIll.
raison (lue M. Lesson la cité en téle de sa Synonymi e dans la iNolice
(¡nil en a publiée en i83i. Mais nons avons lieu de croire (|ue
c'esl de mémoire el par conséqnenl sans a\oir cherché à complélcr
SCS recherches à cet égard que noire Honorable Collègue a l'ail
celle cilalion, incomplèle puisipi'il n'indique pas FOuvrage dans
leipiel il laurail renconli'ée ; car, quels quaieni élé nos ellbrls, il
nous a clé impossible de rcirouver la source à laquelle il anrail
puisé la dénominaliou de Cacicus mentalis i\\\\\ iirêle à Waglev, cl
dont il a dans sa con\ iclion conservé radjeclive spécifique. Ce der-
Iiiei- n'a jamais, ([ue nous sachions, doinié à aucun CacK[ue Troupiale
ou Carouge le nom générique de Cacicus, el de plus il n'a
décrit aucune des espèces de ce Genre, dont il a fait en deux Ibis
un si beau travail, d'abord dans sou aviiun, 1827, el ensuite
dans r / iw de 1829, sous la désignation AeMentalis. Il n'a cité noire
Oiseau qu'une seule ibis dans ce Recueil, el ne lui a donné l'adjective
deGi//«ra<lue par le molil', ainsi qu'il le dit lui-même, (|ue
làchlensleiu l'avail déjà ainsi appelé dans son Catalogne du Musée
de Berlin. Il est résulté de celle précipilalion de M. I.esson, que
M.G.R. Gray, dans .son Genera of Birds, part. 6, oclobre 1844,
inmipé par cette seconde désignation, a l'ait de I'/. (l a c h l . ) ,
el de 1"/. mentalis (Less.) deux espèces, alors qu'elles n'en cousliluenl
réellement qu'inie seide.
C'esl pour aider à constater cette erreur à son dcbul, ainsi qn a
dissiper les doutes (|ui |)onrraient s'élever encore sur la spécdicalion
dislincte à l'aire de ce Carouge el de celui auquel M. de La-
Iresnave a donné le nom de Icterus guttulatus, que nous tlonnons
dans nos planches 9 et 10 la Figure exacte de l'une et de l'an Ire,
d'après nature, comme tonles celles que nous avons déjà pubhees
el que nons publierons par la suile.
rKouri.Ai.E': \ \Ilí^\TO^ NOIR.
Les diineiisions de ce Cacique, qui eu esl vi'aiinenl un par son
bec « sont, dil M. Lesson, de 10 ponces (ou 278 millimèlres), y
» compris la queue, qui en a 4- Son bec, haul el parl'ailemeni co-
» nique, se termine en pointe irès-aigué, très-acérée. Il est com-
» primé sur les ctilés, et son arête dorsale est arrondie el enlame
)) les plumes du i'rontpar un angle étroit; le lour des yeux esl légè-
)) remeut dénudé; ses ailes dépassent à peine le croupion; toutes
» les grandes rémiges sont échancrées sur leur bord externe; la 1"
» est la plus conrie, et les 2», 3% 4®, 5" el 6° soul presque égales,
J> bien que la 3° paraisse la plus allongée. Anqde el longue, la
» queue se compose de recirices assez larges, arrondies, inégales,
» de manière c[ue son extrémité est parl'ailemeni ari-ondie par le
» raccourcissement des recirices exiernes. Le bec est noirâtre, ex-
» cepté le bord renllé de la mandibule inférieure, tpii esl nacré.
3> Les tarses, robustes el fortement sculeliés, sont plombés.
» La couleur la plus générale, el qui frappe en même lenqis les
» yeux parsa vivacité, est le beau jaune doré el orange velouté ipii
» leini la lêle, le co\i, le ihorax, les lianes, le croupion cl loul le
» dessous (.lu corps. Un jaime soufre occiq:>e le bas tin cou en ai'-
» rière el les épaules; mais un noir profond règne sni- la gorge el
» le devani du cou, oii il forme nue sorte de plasirou allongé. Le
» manteau el les couvertures des ailes, de même (pu? la (pieue, soni
!) de ce même noir séricéeus. Brum's en dessus, jaunes en dedans
» de l'épaule, les ailes en dehoi-ssonl d'un noii iual. que relèveni
)) les nombreux lisérés blancs <pii se dessinent sni- le leboi'd inlcn
rieur des conveiMures moyennes el ch'S rémiges secondaires. Les
» grandes rémiges sont enlièrenieni brunes, seulement (pieltpies
» traces légèi'csel iucomplèles de celle boi-dnre apparaisscjil sui-les
» barbes les pins exiérieures. »