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» lioiiiielleiiieni lieaiicoup plus développés tjiie les ïai'ses cliez les
» Philépilles, el c'est le contraire qui a lieu chez les Brèves. En
)) ontie, dans celle-ci, la seconde, la troisième et la quatrième
» penne sont égales, ce (pii constitue une différence Irès-impor-
» tante, et qui sufllrail seide pour indiquer des moeurs très-diverses
i> aussi. Quant au Bec et aux Ongles des Pliilépiltes, ils diffèrent
» cousidérahlement de ceux des Bi'éves, et il en est de même des
» Caractères moins importants, mais encore très-dignes d'attention,
y> t|ui se rapportent à la l'orme des narines el à la disposition des
M téguments des Tarses (i).
» Poni- la comparaison des Pliilépittes el des Pliilédons, il est
» très-regrettable de ne pouvoir laire entrer en ligne de compte la
» disposition de la Langue chez les premières. En attendant que
)i cette lacune soit remplie par les observations ultérieures, la
» comparaison extérieure suffit toutefois pour montrer dans les
» Pliilépittes un Genre voisin des Pliilédons, mais suffisamment
» caractérisé par les modifications, plus liant décrites, de ses Pattes,
1) et par la composition notablement différente de sa Queue et de
» ses Ailes. Les Pliilépittes seraient exactement aux Pliilédons ce
» que les Brèves el les Myothères sont aux Merles, sans la l'orme
» (le leurs Ongles, qui inditpie des Oiseaux bien plutôt percheurs
» que marcheurs.
» C'est par les propoi-tions et la disposition du Tarse et des
» Doigts que les Pliilépittes ressemblent aux Marlins; mais, outre
» |)hisieurs autres caractères, la forme el la situaliou des Narines
(1) if Ci: (|UC jo (1rs ici (tes Brèves ildit s'criloinli't; dos vériljiljliîs Brèves, el non de (pielques
.. Espaces, nii resle, ptlis dilKrenles encore des l'liilé|iillus, i|iii leiii' mil élé j,>iiiles l'i lori ;
" liai- csem|jle, de celles .|ue M. t.esseil a itisliiijrnees dons son 31 iimiel ,tOnitlmhijir. sons lo
nom fiénéi'iqne d(! Myioplniijfi. „
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GfCNUri IMIII.KPITTK.
» des premiers, ella composition de leurs Ailes, les distinguent
» irès-neltement des Martins, et aussi bien des Espèces pourvues,
»comme Test la Philépilte, de caroncules cutanées, que des
» Espèces ordiiuiires.
Parmi les Gobe-Mouches, ou du moins parmi les t)iseaux qui
» ont été compris par les Auteurs sous ce nom mal délini, il est
» deux Espèces surtout qui peuvent être comparées aux Pliilépittes,
» le Muscicapa Telescophtalma de la Nouvelle-Guinée, el le Musci-
^ capa Longipes de la Nouvelle-Zélande. Ces deux Oiseaux remar-
» (|uables, d'abord décrits sous ce nom par MM. Garnot et Le.ssou,
» ont depuis été placés par le dernier de ces Auteurs dans deux
» Sous-Genres proposés par lui sous les noms A'y/rse et de Miro.
» Les rapports entre la Philépitle et le Muscicapa on y^lrses
y, Telescophtalma consistent surtout dans l'existence, chez l'une et
» l'autre, de caroncules membraneuses placées au-dessus de l'OEil,
» et d'ailleurs assez diversement disposées : or ces rapports sont
» bien plutôt de valeur spécifique cpie générique; d'autres Espèces
)> de Philépittes, et les jeunes sujets, peut-être même les Femelles
» de I Espèce dès à présent connue, peuvent très-bien ne [irésenter
» aucune trace de caroncule. Quant au Muscicapa ou Miro Lougipes,
» Espèce beaucoup plus voisine, selon moi, des Mjothera que des
)) véritables Muscicapa, ses Tarses, beaucou|) plus élevés et non
» écussonnés, sans parler de quelques autres Caractères moins
» importants, ne sauraient permettre de la réunir génériipiement
» aux Philépittes.
» Beaucoup plus voisines, en somme, des Pliilédons que de tout
» autre groupe, les Philépittes doivent donc former un Genre
» distinct, ipie l'on peut ainsi caractériser :
D Bec. — Presque aussi long que le reste de la Tète, triangulaire,
Icaiio^Ttiphif Ontilhologiquf. — (>"" I.iv, 5