
r .
Ì
I I
; : 5i>rf
„•-ll
'iliir
^ »!
r ' î i
I'K: 1. IIKRMINIICH.
saiit Mémoire sur le Steatoniù, elc., travaux qui doivent lui assurcitoute
la reconnaissance des Ornithologistes.
Tout le monde sait enfin qu'il faillit être victime du terrible tremblement
de terre qui désola, il y a peu de temps, la Guadeloupe,
qu'il habite, et que s'il eut le bonheur d'échapper à ce désastre,
il eut la douleur d'y voir engloutir non-seulement sa fortune,
mais encore ses manuscrits, ses riches et immenses Collections Ostcologiques
et Anatomiques, fruits de vingt-cinq années de labeur.
La science tlevait donc, après une telle catastrophe, consitlérer
l'infortuné docteur L'Herminier comme perdu désormais pour
elle. Mais que ne peut l'énergie du caractère jointe à l'amour de
l'étude! On en jugera par la citation suivante.
Nous aimons à croire que noire digne et honorable Collègue
nous pardonnera d'initier le public savant à ses sentiments les plus
intimes; mais comme il s'agit pour nous d'annoncer une grande et
heureuse nouvelle, celle de son retour à la vie scientifique, nous
nous permettrons de citer cet intéressant passage d'une lettre que
nous venons de recevoir de lui, et qui peint bien toute la ferveindu
disciple d'une Science devenue pour lui une antre religion :
I' Depuis la publication dans les Actes de la Société Linnéenne de l'aris, en 1827,
» de mon premier Mémoire Intitulé : Recherches sur l'Appareil sternal des Oiseaux, stii-
•> vies d'un Nouvel Essai de classification de ces Vertébrés, je n'ai pas cessé d'étudier
» comparativement le Sternum el ses annexes ainsi que le Canal Intestinal des Oiseaux.
» Des Voyageurs envoyés ad hoc, et des commandes faites dans tous les points du Globe,
» m'avalent procuré la Collection la plus riche et la plus complète qui existât en ce
» genre. Les Sternnins conservés à sec, el les Intestins en bocaux, dans la liqueur,
n s'enlassalent jour par jour dans mes annolres, et j e n'attendais plus que la posses-
» slon du Ménure, du Cariama cl de l'Apléryx, pour publier tous ces documents el
w me t t r e la dernière main à ce grand travail Ornlthologlque, quand le 8 février esl
" venu me frapper, et me ramener brutalement d ta triste préoccupation des besoins matériels
» les plus immédiats. A la vue de mes Collections anéanties ¿jamais, de mes Noies per-
» dues jiour la plupart, je suis lombé dans un tel désespoir, que j'ai jm-é de reuoncer
PIC 1. nr.RMlNlKH.
H à l'Histoire naturelle. Valu serment! Le temps qui amortit toutes les blessures, les
H penclianls comprimés qui se réveillent, vos communications journalières si iutéres-
>1 saules, si Inattendues sur l'objet habituel de mes éludes, ne me permettent plus ni le
» sommeil ni le silence : je rentre donc dès aujourd'hui dans la Carrière sclentlûque,
« et c'est avec vous que je noue mes premiers rapports. »
C'est au milieu et par suite de ses études constantes sur les Oiseaux,
que M. le docteur L'Herminier s'est procuré et a envoyé au
Muséum d'Histoire nalurelle deParis, il y a seizeà dix-huitans,lePic
que nous allons décrire, et que l'honorable M. Lesson lui a dédié.
Description ; En entier d'un noir luisant, à reflets passant du
bleuâtre au verdâtre, et à plumes soyeuses comme chez les Hirondelles,
à l'exception du Front, du dessus de la Tête, de la Gorge, de
la Poitrine et du Ventre, qui sont d'un hrun sanguin foncé également
soyeux et luisant.
Le Bec est lisse, noir et poli comme l'ébène, et n'a de ces légères
striesou cannelures si nombreuses d'ordinaire et si remarquables au
bec des Pics, que dans son premier tiers à partir de sa base le long
des narines.
Longueur totale,
— du bec,
— de la queue.
DIIVIBNSIOIMS
25
03
09
Habite l'Amérique méridionale. Notre Dessin et notre Description
sont faits d'après l'unique Individu de noire Collection nationale,
lequel par conséquent a servi de Type à la description de
M. Lesson, et ne se trouve encore, à ce que nous croyons, que dans
le Musée de Paris.
miciîMHKE 184C.