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C-VROUGIi 4 COUlTliI.ETTli.S.
que noire Savant Collègue M. de la Fresiiaye, de son eolé, avait laite
de son 1. guttulatus, eonfondupai- l'honorable M. Lesson avec 17.
mentalis. Mais en étudiant cette seconde espèce, nous avons cru
découvrir également qu'un double emploi semblable avait été commis
par le premier de ces Naturalistes, dont la résidence éloignée
de loutgrand centre Scientifiipie ne lui aura certainement pas permis
de remonter aux vérilaliles sources; c'est ce i[u il nous a déclaré
lui-même à la communication que nous lui avons l'aile de
noire remarque, et cela avec rempressenient el la l'rancliise, apanages
du vrai niérile el de la véritable Science.
¡Nous pensons en clTet que la descriplion de Wagler que nous
avons mise en regard de celle de M. de laFresnaye, ne saurait laisser
place au moindre doute sur l'idenlité de l'Espèce à laquelle
chacune d'elles se rapporte, el démonire suffisamment que 1'/.
pectoralis el 1'/. guttulatus ne sont qu'une seule el même chose.
Il est même bien remarquable que, comme s'il pressenlail en
quelque sorte la confusion (pi'll était possible de faire de 1'/. gitlaris
avec le Ps.pectoralis, Wagler, de même que M. de la Fresnaye,
a insisté sur les causes probables de celte confusion el sur les caractères
dislinclifs de l'une et de l'auli'e Espèce : car il a eu soin de
souligner les parlies de sa diagnose qui avaienl trait à ces dilférences.
C'est uinsi (pi'il insiste sur le caractère dislinctif spécifique de la
plaque noire de la gorge, plus allongée chez 1'/. pectoralis que chez
1'/. gu/aris, et des laches de même couleur exislant à la poitrine du
premier; c'esl encore ainsi qu'il appuie sur la dimension et la
l'orme du bec, si différentes chez l'cuie el chez l'autre.
Celle erreiu'de noire infaligable Collègue, due un peu au.ssi à
riiabiuide oii l'on est de|)uis quehpie temps de ne recevoir en
Oiseaux de la Colombie que des Espèces prcs(pie loujours nou-
A (;oul'TELiiT'riis.
velles, erreur qu'il s'est empressé de reconnaître sur la connnunication
<pie nous lui avons faite de nos doutes, ne prouve au surplus
qu'une chose : c'est sa connaissance approfondie des Oiseaux,
telle que, dans l'ignorance de la distinction et de la description
faite par Wagler, il s'est pourtant servi de termes presque semblables,
s'esl livré au même travail et esl arrivé au même résultat
que lui ; c'est-à-dire, à établir la spécification du Carouge à. gouttelettes,
comme toul à fait distinct de 1'/. mentalis (Less.), ainsi que
Wagler l'avait précédemmeni établie enire son Ps. pectoralis et I'/.
gularis (Lichl.). En un mol, ces deux Ornilhologisles onl en, à un
si erand intervalle l'un de l'aulre, la même idée et le même souci
d'exactilude.
En effet, outre que le Carouge à gouttelettes est en tout beaucoup
plus petit que VI. mentalis, puisqu'il ne mesure cpie 220 millimètres
au lien de 280 (individu déeril par M. Lesson), et de 260
(celui que nous avons en occasion de figurer), le bec eu est tout
différemment conformé. Fort el élevé à sa hase, droit el conique
dans 1'/. merilalis, il
est dans 1'/. guttulatus, grêle, très-comprimé
el légèrement Qéchi dans toute sa longueur : « au poini, ainsi (pic
» le dit l'on justement M. de la Fresnaye, cpie pour Vieillot el Cii-
» vier, qui n'avaient basé leui'distinclion générique des Troupiales
» que sur la forme du bec, l'un eût été dans leur Genre Troupiale,
•a et l'aulre dans leur Genre Carouge. » Les pâlies en soni aussi
beaucoup moins forles que chez celui-ci. Enfin, (|uanl à la coloralion;
d'une pari, les plumes de la poitrine el des (lancs sont, dans
notre espèce, terminées d'un noir qui se dessine en forme d'écaillés,
beaucoup plus exaclemeni qu'en forme de gouttelettes (comme l'exprime
noire Savant Collègue), ainsi que le représente notre figure
cl qu'il l'a égalemeni représenté lui-même; d'aulre pari, la bande