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PLANCHE 303
Plicaria Roûastiana Boud.
Boud., Hist, et class. Disconi., p. 50.
Espèce mo^'eniie pour le genre, de 2 cm. 1/2 à 3 cm. de largeur, sessile, entièrementde couleur
fauve-pourpre'e, un peu plus pâle en dessous et furfuracée. Réceptacle cupulaire étant
jeune, puis aplani et enfin convexe, ondulé, avec la marge sublobée. Paraph3^ses épaissies au
sommet, septées, fulvescentes, conservant souvent au sommet un peu de gélin épitliécial.
Thèques cylindriques atténuées vers la base, hyalines ou légèrement fuscescentes, octospores,
ayant 250 à 300 i-' de longueur sur 15 à 16 de largeur. Spores parfaitement sphériques, lisses,
légèrement granuleuses intérieurement, devenant un peu fuscescentes à la fin; elles mesurent
10 à 11 i-i de diamètre.
Cette espèce parait rare, je l'ai reçue du regretté collègue Roûast, du département du
Rhône, d'où proviennent les spécimens récoltés.
EXPLICATION DE LA PLANCHE 303. — a. h. Deux échantillons de cette espèce reproduits grandeur
naturelle. — c. Autre vu en dessous. — d. Coupe d'un autre. — e. Thèques à divers âges
et paraphyses grossies 225 fois. — f . Sommités de diverses paraphyses dont deux sont surmontées
de gélin desséché, grossies 820 fois. — g. Extrémité supérieure d'ime thèque avec
spores, vue au même grossissement. — h. Sommet d'une tlièque vide montrant son opercule
redressé et coloré par l'iode, même grossissement. — i. Spores vues à 820 diamètres.
PLANCHE 304
Plicaria leiocarpa (Curr.) Boud.
Curre3r, Trans. Linn. Soc., XXIV, p. 493.
Espèce moyenne ou grande pour le genre, ayant de 11/2 à 5 cm. de largeur, sessile, d'abord
cupulaire, puis étalée, à hyménium ombiliqué d'une couleur fuligineuse noi rât r e et d'un fauve
fuligineux en dessous, plus foncé vers la marge. Réceptacles étalés, à marge lisse, extérieurement
très finement furfuracé ou presque glabre d'un fauve brunât r e avec la marge p lus foncée,
à h3-ménium ombiUqué et souvent plus ou moins mamelonné. Paraphyses se^Dtees, un peu
épaissies au sommet, légèrement fuligineuses, simples et rarement divisées. Thèques C3^1indriques,
peu atténuées à leur base, un peu fuligineuses, octospores, bleuissant légèrement par
l'iode, et ayant 200 à 220 de longueur sur 10 à 12 de largeur. Spores parfaitement rondes,
lisses, blanches ou légèrement fuligineuses et garnies intérieurement de granulat ions qui ne la
remplissent pas entièrement, elles mesurent 8 à 9 F- de diamètre.
Cette espèce n'est pas rare dans les bois ravagés par le feu, mais non sur les charbonnières.
Les échantillons figairés proviennent de la forêt de Fontainebleau, et ont été récoltés en mars.
EXPLICATION DE LA PLANCHE 304. — a. h. c. d. Échantillons à différents âges de Plicaria
¿eiocarpa reprodui t s grandeur naturelle. — e. Coupe d'un autre exemplaire. — f . Groupe de
thèques et de paraphyses à divers âges et grossi 225 fois. — g. Sommités de quatre paraphyses
dont l'une est b i furquée, grossies 820 fois. — h. Extrémités supérieures de deux thèques
avec spores, l'une est mûr e et fuligineuse et l 'autre plus jeune et incolore, vues au même grossissement.
— i. Sommets de deux thèques vides montrant leur déhiscence operculaire avec
opercule vu de côté et fermé, l'un des deux est bleui par l'action de l'iode, grossis 820 fois. —
Spores grossies 820 fois.
PLANCHE 305
Plicaria trachycarpa (Curr.) Boud.
Currey, Trans. Linn. Soc., XXIV, p. 493.
Moyenne espèce, de 1 à 2 cm. de diamètre, rarement plus, entièrement de couleur fuligineuse
noirâtre, plus pâle en dessous. Réceptacles assez épais, primitivement cupuiaires, puis
étalés, souvent cespiteux et ondulés par mutuelle pression, noirâtres en dessus, plus pâles en
dessous qui est très finement furfuracé, avec la marge souvent dentée. Paraphyses grêles, mais
u n peu épaissies au sommet, légèrement enfumées, avec gouttelettes oléagineuses et souvent
recouvertes au son.imet de lambeaux de gélin épithécial. Thèques cylindriques, peu atténuées
à la base, légèrement fuligineuses, octospores, bleuissant très légèrement par l'iode et ayant de
300 à 330 de longueur sm- 22 à 25 de largeur. Spores rondes, couvertes de fins tubercules
serrés, blanches mais prenant une teinte fuligineuse à la maturité, leur grandeur est de 13 à
15 de diamètre.
Cette espèce n'est pas rare dans les bois incendiés sur la terre, et comme la précédente, non
ou du moins très rarement sur les charbonnières. Les échantillons représentés viennent de
Bresadola, mais je l'ai rencontrée souvent aux environs de Paris.
EXPLICATION DE LA PLANCHE 305. — a. Groupe de Plicaria trachycarpa à divers degrés de
développement, reproduit grandeur naturelle. — b. Aut r e groupe de jeunes exemplaires, grossi
trois fois. — c. Aut res spécimens adultes grossis deux fois. — d. Spécimen vu en dessous au
même grossissement. — e. Coupe d'un autre grossie trois fois. — f . Groupe de thèques et de
paraphyses à divers degrés d'évolution, grossi 225 fois. — g. Paraphyses dont l'une porte
encore des débris d'épithécium, grossies 820 fois. — h. h. Sommets de deux thèques avec spores
vus au même grossissement. — i. Sommet d'une thèque vide avec opercule redressé, même
grossissement. — /. Autre sommet coloré par l'iode, grossi 820 fois. — k. Spores dont quelques
unes sont colorées, grossies 820 fois.
PLANCHE 306
Plicaria trachycarpa var. ferruginea Fuck.
Fuckel, Symh. Myc., p. 326.
Moyenne ou assez grande espèce pour le genre, de 1 à 3 cm. de diamètre, d'un brun pourpré
noirâtre en dessus, d'un ferrugineux marron en dessous et fortement furfuracée. Réceptacles
sessiles, souvent cespiteux, d'abord cupuiaires, puis étalés et plus ou moins ondulés,
souvent déformés par pression mutuelle, à marge sinuée et à furfurat ion extérieure très forte.
La couleur extérieure est d'un ferrugineux un peu brunâtre avec la furfuration plus foncee,
l'hyménium est très souvent noirâtre et lisse. Paraphyses fauves, septées, épaissies au sommet
qui conserve souvent des débris du gélin épithécial. Thèques cylindriques, peu atténuées à la
BOUDIER, Icônes Mycologicoe. •