
d'autres localités. Kile se distingue principalement des espèces voisines par ses spores liiiement
granuleuses intcrieurenient, quoique lisses.
fvKi'i.KWTio.M D)-; Pi..\NCUE 261. — a. Exemplaire d'Aleuria sylvestris vu de face et reproduit
grandeur naturelle. — b. Aut r e vu de côté. — c. Coupe d'un autre. — d. Thèques et paraph3'
ses vues à 225 diamètres. — e. Extrémités de paraph3rses vues à un grossissement de
820 diamètres. — /'. Extrémités de trois thèques dont deux vides montrent leur opercule, l'une
des deux a été colorée par l'iode, la troisième contient encore des spores, gr ossics 820 fois. —
g. Spores grossies 820 fois.
PI,ANCHE 262
Aleuria humicola Boud. n. sp.
Boud., Hist, et class. Discom., p. 45.
Media, i-H cm. lata, sessilis, ochraceo-citrina, extùs concolor minute furfuracea, margine
subcren'ulato. Hymenium cupulare dein applanatum. Thecoe maxivioe, cylindrico-clavatse,
hyalinie, octosporoe ojierctdatoe, iodo ceerulescentes, 450-400 longee, 24-28 latoe. Paraphyses
lineares albie, intiis spionosai, septatoe, ad apices pa rum incrassatse, 6-8 S^ÌSSÌB. Sporee hyalina;,
majores, ellipticgi, 25-28 longee, •12-'14 crassee..
Assez petite espèce, sessile, de 2 à 3 cm. de largeur, de couleur ochracée citrine. Réceptacle
d'abord cupulaire puis étalé, finement furfuracé ext é r i eur ement , dont la marge un peu crénelée
est de la même couleur que l 'hyménium, celui-ci est plus ou moins aplani suivant l'âge. Paraphyses
linéaires, blanches, spumeuses intérieurement, septées et peu épaissies au sommet.
Thèques très grandes, cylindriques et peu atténuées à la base, octospores et bleuissant par
l'iode, de 450 à 460 F- de longueur sur 24 à 28 de largeur. Spores hyalines, grandes, elliptiques,
mesurant de 25 à 28 î^ de longueur sur 12 à 14 de largeur.
Cette espèce ne paraît pas commune, je l'ai récoltée à Montmorencjr, dans une serre sur la
terre d'un pot de fleurs, d'où proviennent les échantillons représentés. Elle se distingue bien
de ses voisines par sa taille et sa couleur citrine quoiqu'un peu grisâtre; et de òuxea par ses
spores bien plus-grandes.
EXPLICATION DE LA PLANCHE 262. — a. b. c. Trois exemplaires dL'Aleiiria humicola reproduits
grandetxr naturelle. — d. Coupe d'un autre. — e. Groupe de thèques et de paraphyses à
divers degrés d'évolution, grossi 225 fois. — f . Sommités de paraphyses grossies 820 fois. —
g. Sommet d'une thèque avec spores, vu au même grossissement. — h. Extrémités de deux thèques
vides, dont l'une a été colorée par l'iode et montrant leur déhiscence operculaire, vues au
même grossissement. — i. Spores grossies 820 fois.
PLANCHE 263
Aleuria amplissima Boud.
Boud., Hist, et class. Discom., p. 44.
Très grande espèce, sessile, ou très brièvement stipitée, de 5 à 10 cm. de largeur, d'un
fauve plus ou moins foncé avec le dessous plus pâle et la marge finement dentée. Réceptacle
cupulaire, un peu globuleux, extérieurement lisse à la base, grossièrement furfuracé vers la
marge qui est denticulée et d 'une couleur ochracée fauve u n peu jaunât r e ou ferrugineuse. L'h3rménium
est plus ou moins ondulé et fauve ou d'un fauve brunâtre. Paraphyses septées, hyalines,
spumeuses intérieurement, épaissies au sommet et assez souvent en bouton. Thèques
cylindriques, un peu atténuées à la base, octospores et légèrement fuscescentes, de 280 à
300 V- de longueur sur 14 à 16 de largeur. Spores elliptiques, hyalines, mais très Tmement et à
peine visiblement granuleuses, mesurant 14 à 16 p- de longueur sur 9 à 10 de largeur.
Cette espèce n'est pas commime, mais se rencont r e cependant de temps en temps au printemps,
dans les forêts sablonneuses surtout calcaires; les échantillons figurés proviennent des
bois de Be auchamp ; je l'ai trouvée aussi plusieurs l'ois et en nombr e duns la forêt de 1'Isle-Adam.
Elle se distingue des autres surtout par sa taille et sa couleur, et de vesiculosa, dont elle a le
port, par ses spores; elle est certainement différente d'amplissima Fr., qui est .P. coronaria
Jacq., et j e crois aussi de celle que Karsten décrit sous ce nom.
EXPLICATION DE LA PLANCHE 263. — a._ b. Exemplaires cVAleujda amplissima récoltés en
avril et reproduits grandeur naturelle. — c. Coupe d'un autre. — d. Thèques e tparaphyses supportés
par une parcelle du tissu de la cupule, mont rant les cellules dont elle est formée, grossies
225 fois. — e. Sommités de paraphyses diverses grossies 820 fois. — f. Extrémi tés supérieures
de deux thèques avec spores dont l'une est mûre et l'autre moins, vues au même grossissement.
— g. Aut res extrémités de thèques après la déhiscence, dont l'une a été colorée par l'iode,
au même grossissement. — h. Spores grossies 820 fois.
PLANCHE 264
Aleuria ampliata (Pers.) Boud.
Pers., le. et descr., p. 31. Tab. Ill, fig. 6.
Assez petite espèce, de 1 à 3 cm. de diamètre, assez épaisse, de couleur fauve en dessus et
plus pâle en dessous, ondulée, sinuée. Réceptacle assez épais, un peu hygrophane, pruineux en
dessous, à marge sinuée et finement dentée. H3i'ménium ondulé, fauve et souvent un peu grisâtre.
Paraphyses peu nombreuses, incolores, septées, simples ou seulement divisées à l'extrême
base. Thèques cylindriques, octospores, à peine rétrécies à leur base, bleuissant par
l'iode, de 280 à 330 H- de longueur sur 16 à 20 de largeur. Spores elliptiques, hyalines et sans granulations
intérieures, mesurant de 18 à 21 de longueur sur 10 à 11 de largeur.
Cette espèce n'est pas très rare sur les vieilles écorces pourries et sur la terre parmi les
débris ligneux; les échantillons figurés ont été recueillis en mars sur de vieilles écorces de
Peuplier à Montmorency.
EXPLICATION DE LA PLANCHE 264. — a. Morceau d'écorce de Peuplier pourrie présentant
dans une fissure 3 cupules d'Aleuria ampliata, reproduit grandeur naturelle. — h. Coupe d'un
autre exemplaire. — c. Exemplaire ayant atteint toute sa taille. — d. Autre vu en dessous et
montrant l'hygrophanité de sa chair, reproduit grandeur naturelle comme les précédents. —
e. Groupe de thèques et de paraphyses à divers degrés d'évolution, grossi 225 fois. — f. Extrémités
de trois paraphyses grossies 820 fois. — g. Extrémités de deux thèques vides montrant
l'opercule vu de côté, au même grossissement. — h. Extrémité d'une autre thèque vide colorée
par l'iode, l'opercule est vu de face, même grossissement. — i. Spores à divers âges, grossies
820 fois.