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de largeur. Spores oblongues fusiforraes, blanches, rarement un j^eu courbées, aj^ant une
très fine gouttelette à chaque extrémité, et mesurant de 8 à 10 de longueur sur 2 1/2 à 3 de
largeur.
Cette espèce est fréquente sur les tiges mortes de Rosier au printemps et en automne. Les
exemplaires figurés proviennent de Montmo^enc3^
E X P L I C A T I O N DE L A PLANCHE 539. — a. Fragment d'une tige morte de Rosier sur laquelle
s'est développée une colonie de Tapesia Rosee, reproduit grandeur naturelle. — 6. Petit groupe
isolé grossi 10 fois. —c. d. Exemplaires isolés jeunes et plus âgés, grossis 20 fois. — e. Coupe
d'un spécimen adulte, vue au même grossissement. — f. Groupe de thèques et de paraph3rses
grossi 475 fois. — g. Sommet d'une thèque avec spores, grossi 820 fois. — h. Extrémités de
trois thèques vides montrant leur foramen non margine, même grossissement.— i. Sommités
de diverses paraph3''ses remplies de liquide oléagineux condensé ou en gouttelettes, grossies
820 fois. —/. Spores, même grossissement. — k. Poils de l'extérieur de la cupule et delà marge
grossis 475 fois.
PLANCHE 540
Tapesia prunicola Fuck.
Fuckel, Symh. myc., p. 302.
Petite espèce de 1 à 2 mm. de largeur, sessile, urcéolée ou patelliforme, noire, à marge
dentée et disque grisâtre, naissant d'un subiculum noir. Réceptacles d'abord arrondis, mxéolés,
puis patelliformes et même étalés, tomenteux, noirs, avec la marge et l'hyménium blanchâtres
ou grisâtres. Paraphyses septées à la base, en massue fusiforme-allongée au sommet, remplies
d'un plasma oléagineux blanchâtre. Thèques assez amples, à peine rétrécies à la base, octosjjores
à foramen immarginé et bleuissant au centre par l'iode, ayant de 70 à 80 i-^ de longueur
sur 9 à 10 de largeur. Spores incolores, fusiformes, assez régulières, a3rant quelques petites et
rares granulations aux extrémités ; elles mesurent 12 à 14," de longueur sur 2 1/2 à 3 1/2 de
largeur.
Cette espèce, un peu plus grande que Rosee, n'est pas rare non plus dans les bois argileux
humides sur les branches mortes et tombées de Prunus spinosa sur lesquelles elle développe
son m^'célium noir et ses colonies de cupules. Elle se distingue bien de sa voisine T. Rosee par
son subiculum plus noir et plus épais, sa taille, ses thèques et ses spores un peu plus
grandes, ses paraphasses plus blanches à massue plus fusiforme. Les échantillons figurés
proviennent de Montmorencjr.
E X P U C A T Î O N DE LA PLANCHE 540. — a. Morceau de branche de Prunellier avec une colonie
de Taj)esia prunicola reproduit grandeur naturelle. — 6. Groupe de réceptacles à différents âges
représentés avec leur mA^célium, grossi 6 fois. — c. Deux jeunes cupules grossies 10 fois. —
d. Autre cupule plus âgée vue de face, grossie de même 10 fois. — e. Coupe d'une autre
grossie 15 fois. — f . Groupe de thèques et de paraphj'ses, grossi 475 fois. — g. Paraph3rses
grossies 320 fois montrant leur plasma oléagineux. — h. Extrémité d'une thèque avec spores
vue à 820 diamètres. — i.j. Extrémité de deux thèques vides montrant le foramen immarginé
dont l'un a été bleui par l'iode, même grossissement. — k. Spores grossies 820 fois. — l. Poils
extérieurs de la marge vus à im grossissement de 475 diamètres.
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PLANCHE 541
Mollisia cinerea (Batsch) Karst.
Batsch, Elench., I, fig. 137.
Petite espèce de 1 à 2 mm. de diamètre, rarement plus, sessile, gris noirâtre extérieurement
et blanchissant par dessiccation. Réceptacles d'abord arrondis, urcéolés puis rapidement
étalés, plus ou moins convexes, réguLiers ou lobés, marginés, extérieurement d'un gris noirâtre,
à hyménium ondulé et souvent ombiliqué. Paraphyses droites, régulièrement épaissies de la
base au sommet qui est obtus, remplies d'un protoplasma peu coloré oléagineux qui plus tard
se désagrège en gouttelettes. Thèques C3rlindriques, peu rétrécies à la base, octospores, à foramen
immarginé, ayant de 70 à 90 K de longueur sur 7 à 8 de largeur. Spores régulièrement
fusiformes, quelquefois un peu courbées, sans granulations ni cloisons, incolores et mesurant
10 à 13 de longueur sur 2 1/2 à 3 1/2 de largeur.
Cette espèce est très commune toute l'année sur les vieilles souches, les bois humides dans
les forêts. Les échantillons représentés ont été trouvés dans la forêt de Montmorency, en février.
E X P L I C A T I O N DE LA PLANCHE 541. — a. Morceau de bois de Frêne pourri sur lequel s'est
développée une colonie de Mollisia cinerea, encore imbue, reproduit grandeur naturelle. —
6. Autre fragment du même bois sur lequel cette espèce est en voie de dessèchement, grandeur
naturelle. — c. Autre petit fragment grossi 5 fois ; les échantillons de gauche sont imbus, ceux
de droite se dessèchent. — d. Deux exemplaires à divers âges et humides, grossis 10 fois. —
e. Autre pris dans un endroit plus sec, même grossissement. — f. Autre exemplaire vu en dessous,
même grossissement. — g. Coupe d'un autre grossie 15 fois. — h. Thèques et paraphyses
grossies 475 fois. — i. Sommet d'une thèque avec spores vue à 820 diamètres. — j. Autre,
mais vide et montrant le foramen immarginé au même grossissement. — k. k. Deux paraphyses
remplies de protoplasma oléagineux, vues au même grossissement. — Z. Spores grossies
820 fois. — m. Parcelle de la surface extérieure de la cupule, grossie 475 fois.
PLANCHE 542
Mollisia caerulans Quél.
Quélet, suppZ., p. 13. Pl. IX, fig. 10.
Petite espèce de 1 à 1 mm. 1/2 de diamètre, sessile, entièrement de couleur ardoisée, plus
noirâtre en dessous. Réceptacles d'abord urcéolés puis plans et même un peu convexes, marginés,
sessiles, un peu sinués sur les bords, ondulés sur le disque qui est déprimé au centre
et d'une couleur d'un noir-bleuâtre un peu plus foncé en dessous. Chair blanche. Paraphyses
droites, en massue allongée, r emp l i e s de protoplasma jaunâtre compact, mais se divisant à la
fin en gouttelettes. Thèques cylindriques peu atténuées à la base, octospores, à foramen
immarginé, ayant de 75 à 80 p. de longueur sur 6 à 7 de largeur. Spores fusiformes-aciculaires,
incolores et sans granulations internes ; elles mesurent de 15 à 20 de longueur sur 1 1/2 à
2 1/2 de largeur.
Cette petite espèce n'est pas commune, j'ai trouvé les exemplaires que je représente en mai
dans la forêt de Montmorency, sur des tiges mortes et pourries à'Eupatorium cannahinum.