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Celte espèce n'est pas rare sur les écailles de côues pourris du Pi a sjdvestre. Les échantillons
représentés m'ont été adressés en février, du département du Doubs, par mon collègue
M. Grosjean.
E x P L i c A ' n o N DE i.A Pi.ANCuE 545. — fl. Ecaille de cône de Pin s3dvestre sur le sommet de
laquelle se sont développés des exemplaires de Mollisia conigena, reproduite grandeur naturelle.
— b. Groupe d'exemplaires à divers degrés de développement, grossi 10 fois. — c. CouiDe
d'un autre grossie 25 fois. — d. Thèques pleines et vides avec paraph3'ses, grossies 475 fois.
— <?. Paraphyses vues à 820 diamètres. — f. Sommités de deux thèques avec spores vues au
même grossissement. — g. Sommet d'une autre thèque, mais vide, montrant le foramen à
peine visiblement marginé, même grossissement. — h. Spores grossies 820 fois. — i. Poils
formant la petite pubescence extérieure, grossis 475 fois.
PLANCHE 546
Mollisia chionea Mass. et Crossi., var. macrospora Boud.
MolUsioe chioneoe typicoe simillima, sed joaulidum major, sporis duplo longiorihus,
'ii-io H- longis, 2 -i¡2-3 latis et intàs granulosis.
Très petite espèce entièrement blanche, de 3 à 9 dixièmes de millimètre, sessile, cupulée,
très brièvement pubescente. Réceptacles urcéolés puis patelliformes, toujours cupulés, bien
régulièrement margines, très brièvement veloutés par de petits poils cîaviformes, lisses, uniseptés
à la base, et entièrement d'un blanc pur ainsi que rh3miénium. Paraphyses dressées,
incolores, garnies intérieurement d'un plasma huileux qui se résout en granulations à la fin,
septées à la base et supportées par un segment ovalaire plus épais. Thèques assez amples cîaviformes,
octospores, avec un foramen immarginé, aj'ant 55 à 60 de longueur sur 8 à 10 de
largeur. Spores blanches, oblongues un peu cîaviformes, courbées ou ondulées légèrement,
rarement bien droites, toujours garnies intérieurement de fines granulations et mesurant 13 à
16 de longueur sur 2 1/2 à 3 de largeur.
Cette petite espèce ne paraît pas commune : j'ai trouvé les échantillons que j e représente
en mars dans la forêt de Montmorency à la base des feuilles mortes du Carex maxima;
elle ne m'a paru différer du t3rpe que par les spores plus grandes et granuleuses intérieurement.
E x p l i c a t i o n de l a Planche 546. — a. Fragment de feuille morte de Carex sur
lequel se sont développés quelques groupes de Mollisia chionea, reproduit de grandeur naturelle.
— h. Cinq exemplaires de cette espèce à divers degrés de développement, grossis 20 fois.—
c. d. Deux autres à différents âges, grossis 30 fois. — e. Coupe d'un autre, même grossissement.
— f. Groupe de thèques et de paraph3'ses de différents âges, grossi 475 fois. — g. Sommet
d'une thèque avec spores grossi 820 fois. — A. Sommet d'une thèque vide montrant le foramen
non marginé, même grossissement. — i. j. Trois paraph3rses représentées aussi au même
grossissement. — k. Spores grossies 820 fois. — l. Poils cîaviformes pris vers la marge,
grossis 475 fois.
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PLANCHE 547
Pyrenopeziza Rubi (Fr.) Rehm.
Fries, Syst. Myc., H, P- 190.
Très petite espèce de 1/2 à 1 mm. de diamètre, sessile, veloutée, noirâtre extérieurement, à
marge blanchâtre et hyménium d'un gris-fuligineux. Réceptacles urcéolés, puis patelliformes,
aplatis mais toujours creux, couverts extérieurement de poils septés, aigus mais obtus sur la
marge qui est plus pâle. H3miénimn peu creusé, plan. Paraph3rses linéaires, simples ou divisées,
légèrement colorées. Thèques assez amples, peu rétrécies à la base, octospores, à foramen non
marginé, ayant de 55 à 65 i-^de longueur sur 7 à 8 de largeur. Spores blanches, cîaviformes, aiguës
à la base, obtuses au sommet et ayant souvent quelques rares petites granulations intérieures ;
elles ont 10 à 11 p- de longueur sur 2 de largeur.
Cette espèce n'est pas rare sur les tiges pourries de la Ronce, mais elle est si petite qu'elle
passe souvent inaperçue. Les exemplaires figurés proviennent de la forêt de Montmorency où
on la rencontre presque toute l'année.
E x p l i c a t i o n de l a P l a n c h e 547. — a. Morceau de tige de Ronce pourrie chargée d'exemplaires
de Pyrenopeziza iîu6i trouvés en mai, reproduit grandeur naturelle. — b. Groupe de
cupules à divers âges, grossi 10 fois. — c. Cupule vue en dessus et grossie 15 fois. — d. Autre
vue en dessous au même grossissement. — e. Autre vue de côté, grossie 20 fois. — f. Coupe
d'une autre, grossie 20 fois. —c/. Groupe de thèques et de paraphyses à divers degrés d'évolution,
grossi 475 fois. — h. Sommets de paraphyses, simple et bifurquée, vus à 820 diamètres. -
î. Sommités de deux thèques avec spores, au même grossissement. — /. Extrémités supérieures
de deux autres thèques mais vides, montrant leur foramen immarginé, même grossissement.
— k. Spores grossies 820 fois. — l. Poils de l'extérieur de la cupule et de la marge
grossis 475 fois.
PLANCHE 548
Pyrenopeziza graminis (Desm.) Sacc.
Desmazières, Note VI I L p- 5.
Très petite espèce n'ayant pas plus de 1/2 à 1 mm. de diamètre, sessile, très aplatie, fuligineuse
extérieurement avec l'hyménium gris et la marge blanchâtre. Réceptacles assez réguliers,
d'abord urcéolés puis très plats, mais toujours bien marginés, extérieurement couverts de
poils courts et de couleur fuligineuse, à marge pâle bien marquée, avec l'hj-ménium généralement
plan ou peu ondulé et grisâtre. Paraphyses linéaires incolores, un peu granuleuses intérieurement.
Thèques assez amples, très peu rétrécies à la base, octospores, à foramen non
marginé, ayant 45 de longueur sur 7 à 8 de largeur. Spores petites, fusiformes-aciculaires,
incolores, avec une très petite gouttelette avant chaque extrémité ; elles mesurent 8 à 10 i-* de
longueur sur 1 1/2 à 2 de largeur.
Cette espèce est très fréquente sous bois, sur les tiges mortes des Poa nemoralis au printemps
et en automne. Les échantillons figurés proviennent de la forêt de Montmorency.