
facettes, ce qui déteniiine sur le contour de riiéniisomate un
polygone à 12—14 côtés : ces côtés sont très faiblement et largement
concaves, sauf ceux qui limitent le sillon médian et qui
sont rectilignes. Ce sillon médian est peu profond, il forme un
angle droit ou plus souvent obtus.
Habitat: C.—D.
Dimensions: Exemplaires de Singapore, 37—88y de long sur
17—19 dans leur plus grande largeur. Isthme 12. = Exemplaires
de .Johore 38—4Üy de long sur 18—20. Isthme 13 —14.
Cosmarium pyramidatum Bréb.
Bibl. : Espèce signalée entre autres à Java (Yoir 2, P. 107).
Fig.: 7-5, 76.
Les formes que j ’ai rapportées à cette espèce ne rentrent
pas dans le cadre strict du tyjie : mais je ne puis pourtant que
les ranger sous ce nom: en effet, les auteurs ont décrit déjà les
hémisomates comme pouA'ant être non pas tronqués, mais largement
arrondis au sommet (B o e g e , pour des individus du Brésil,
N o e d s t e d t , 7. pour des échantillons de Java, entre autres). J ’ai
moi-méme cité une forme semblable rencontrée à Java. Certains
ont décrit l’angle inférieur des hémisomates comme pouvant être
plus ou moins arrondi, les membranes plus ou moins nettement
ponctuées. Les dimensions de même sont si variables que ce caractère
ne peut servir à distinguer des formes. Il est bien certain
que C. pyramidatum Bréb., C. pseudopyramidatum Limd. (qui se
distingue surtout du précédent parce que, dans chaque hémisomate,
il n’a qu’un pjTénoïde), C. pachydermum Liind., C. ga.leiitumNdsi.
et tant d’autres tj’pes voisins ont été souvent confondus dans
leurs différentes formes, et l’examen de quelques individus ne
nous a pas permis de prendre parti dans la discussion en établissant,
pour distinguer ces espèces, des caractères absolument définitifs.
La forme de Johore (fig. 76) avait des hémisomates presque
demi-circulaires, ses membranes n’étaient pas distinctement ponctuées,
les pyrénoïdes elliptiques étaient obliquement placés dans
les chromatophores; peut-être ce type devrait-il être séparé des
autre.s.
Habitat : C.—D.
Dimensions : Le,s cellules récoltées à Singapore mesuraient
70—77y de long sui- 60—70 de large. Isthme 20—25. = La forme
de Johore mesurait 54y dans sa longueur et 46 dans sa largeur.
Isthme 17.
Cosmarium obsoletum (Hantzsch.) Reinsch singaporense
N. var.
Bibl.: Le type de cette espèce a été signalé à Singapore
(W e s t , 14, P. 164), de même que sa variété siAewse (Lemmeemann,
6, P. 162). Cette dernière variété, ainsi que les variétés ovale et
scrobicutatum sont connues pour Java (voir 2, P. 102, 103).
Pig,: 77.
Cette forme n’est en tout cas identique ni au type de l’espèce,
(qui est beaucoup plus petit), ni aux variétés sitvense et scrobicu-
latim que G u t w in s k i a signalées à Java, ni à la variété oyate que
j ’ai rencontrée, ni aux autres formes dont j ’ai trouvé la description
; je dois la considérer comme une nouvelle variété, au moins
provisoirement, et jusqu’au moment où l’on aura repris en détail
l ’étude des diverses formes de cette espèce, où l ’on sera d’accord sur
la valeur à accorder à l ’apparence des angles inférieurs de l’hémi-
somate, selon qu’ils sont plus ou moins épaissis, selon qu’ils sont
aigus ou arrondis, ou munis d’acumens plus ou moins pointus. J ’ai
déjà relevé les points encore obscurs qui existent dans la connaissance
et dans la discussion des diverses variétés. Quoi qu’il en soit, la
présente forme pourrait apporter quelque lumière à ce point de
vue. La membrane, ici comme dans les autres types, est assez
épaisse, et marquée de ponctuations très visibles, en quinconce, et
qui sont comme de petits canalicules perforant la membrane. Or
celle-ci est très fortement épaissie aux angles de l’hémisomate et
jusque très avant dans le sillon médian. Les canalicules en
question existent également dans les régions épaissies de la membrane
qu’elles semblent percer de part en part, et il est très facile
d’en observer un certain nombre; celles de ces ponctuations qui
sont à l’extrême angle des hémisomates, étant plus fortement
marquées que les autres, et ces canalicules allant du reste s’amincissant
vers l ’extérieur, ils prennent parfois l ’apparence d’aiguillons.
L ’emploi de réactifs permet facilement d’élucider leur vraie