
ligne des collines, au bord de la rivière. Celle-ci, par les fortes
pluies, s’enfle fortement, et, quand la crue se retire, elle laisse
dans toutes les excavations du sol, des étangs plus ou moins
considérables où se développent des Cypéracées, des Characées,
etc. Ce sont donc encore des étangs à caractère marécageux,
d’ordinaire peu profonds, et qui se distinguent par les Phanérogames
et l’abondance du macroplancton; cela expliquera leur
richesse en Desmidiées, richesse que je ne puis que soupçonner
par les quelques formes très élégantes aperçues dans le matériel fixé
qui m’a passé sous les yeux. L ’exameii sur place des pêches aurait
certainement décelé une foule d’autres organismes intéressants.
DESCRIPTION DES ESPÈCES.
CHROOCOCCUS.
Chrococcus turgidus (Kuetz.) Naeg.
Bibl.: Signalé entre autres à Java (Voir 2, P. 47).
Mg.: 1, 2.
Cellules disposées par 4 ou par 4 X4 , à gelée peu nette, à
cellules irrégulières de forme.
Habitat; Dans un étang près de Kyoto, Japon.
Dimensions; Cellules de 5— 10 y. sur 41/2 — 6 -
Chroococcus turgidus (Kuetz.) Naeg. var. japonicus N. var.
Fig.: 8.
Cette forme devrait être placée peut-être sans autre qualification
parmi les très nombreuses formes de l’espèce si variable
qu’est 0. turgidus, espèce, disent les auteurs, dont les cellules
peuvent mesurer jusqu’à 85 y de diamètre. Mais il m’a semblé
que certaines particularités bien typiques permettaient de la
considérer comme une variété distincte. Elle est caractérisée
par sa gelée très puissante, jaunâtre, régulièrement et très finement
zonée concentriquement; les cellules de la colonie - fille restent
enfermées avec leur membrane propre dans la gelée-mère. Le
contenu des cellules est très dense.
Habitat: Dans un étang près de Kyoto, Japon.
Dimensions: Gelée des colonies de 2 à 4 cellules 50 —60 y.
Gelée de chaque cellule 20 — 40. Cellules 15 — 21.
GLOEOCAPSA.
Gloeocapsa aeruginosa (Carm.) Kuetz.
Bibl.; Signalé entre autres à Java (Voir 2, P. 48).
Fig.: 4, 5.
J ’ai rencontré de nombreux échantillons de cette espèce,
caractéristique par ses petites cellules entourées de gelées restant
emboîtées les unes dans les autres.
Habitat: C. (LDimensions:
Colonies de 18 —33y. Gelées plus petites, 5—15.
Cellules de II/ 2—3V2i^--
SPIRULINA.
Spirulina maxima N. sp.
Fig.: 6, 7, 8.
Cette espèce est certainement fort différente de S. major
Kuetz. que j ’ai signalé à Java (2, P. 50) et de S. Gomonti Gutw.
et S. Meneghiniana Zan. que G u tw in s k i (4) y a rencontré. Elle
se rapprocherait peut-être davantage de S. gigantea Schra., mais
s’en distingue pourtant par plusieurs détails. Ce qui caractérise
nos échantillons de Nouvelle-Guinée (Fig. 6, 7), c’est leur immense
longueur. Il n’est pas rare de rencontrer en effet des filaments
de 300 à 400 y et plus, formant 70— 100 tours de spire, et
qui, outre leur enroulement en spirale très fine, sont encore
flexueux, courbés, tordus sur eux-mêmes; il ne m’a pas été
possible de déceler sur ces immenses filaments la moindre trace
de membrane transversale qui aurait pu me faire croire à un
organisme pluricellulaire appartenant par conséquent au genre
Arthrospira. On s’est souvent basé pour établir des distinctions
d’espèces sur le contenu granuleux ou homogène des cellules.
Je pense que ce caractère ne doit pas être pris comme une base
systématique trop absolue, car, souvent sans doute, il dépend de
l ’âge des individus et surtout des conditions dans lesquelles ils
ont vécu. J ’ai vu en effet, dans une seule et même station,
certains de ces filaments spiralés qui m’apparaissaient nettement
granuleux, tandis que d’autres avaient un contenu franchement
(1). — Les lettres en caractères gras qui se trouvent dans la rubrique „Habitat”
renvoient à la liste des localités, pages 14—15.