
hémisomates arrondis et à membranes lisses, par ses chromatophores-
uniques (et contenant un pyrénoïde) dans chaque hémisomate,.
elle rappelle de très près G. moniliforme (Turp.) Ralfs, et j ’ai cru
pouvoir, en attendant de plus amples informations, mettre ce type
sous ce nom spécifique, en lui attribuant une dénomination mettant
eu évidence sa taille plus petite que chez toutes les autres formes,
rattachées à cette espèce. La profondeur du sillon médian est
fort v^ai'iable chez Gosmarium moniliforme. Chez tous les auteurs,,
on trouve à cet égard des divergences, les uns ayant observé une-
constriction à peine distincte, les autres l’indiquant assez profonde.
Chez les divers individus de cette nouvelle variété, la même
différence se retrouve, les uns ayant leur sillon très faible, les-
autres notablement plus accentué.
Habitat: C. —D.
Dimensions: La forme de Singapore mesurait 16y de long-
sur 10-11 de large. Isthme 4.= La forme de Johore mesurait 12y.
sur 7-8. Isthme 6 .
Gosmarium singaporense N. sp.
Pig.: 61.
Il ne m’a pas été possible d’identifier cette forme à un type-
déjà connu. Elle appartient certainement à ce groupe d’espèces
qui oscille entre les genres DyspMnctium et Gosmarium, mais il
m’a semblé préférable de la placer provisoirement dans le genre
Gosmarium, l’opinion des auteurs variant sur la valeur des caractères-
distinctifs entre ces deux genres. Ce type rappelle G. palangula
De By. (1, P. 72) qu’on a placé plus tard, il est vrai, parmi les-
Dysphinctium, mais il rappelle aussi G. goniocles West, (13, P. 70),
dont les cellules, vues de dessus, sont circulaires, tandis que
celles de notre type sont assez fortement elliptiques. La constriction
médiane, les caractères du contenu cellulaire, m’ont paru être
des arguments autorisant à considérer ce type comme un Gosm.arium.
Les cellules sont deux fois plus longues que larges, et même
davantage. Les côtés latéraux des hémisomates sont droits et
parallèles sur leur plus grande longueur; mais vers le sommet
ils s’arrondissent largement et sont marqués de 6 - 7 faibles et
larges ondulations qui se répètent en séries convergentes sur une
petite partie de la face de l’hémisomate. Le sillon médian est
large, peu profond, et .ses côtés forment un angle obius. Ils
s’arrondissent largement pour passer aux côtés latéraux des hémisomates.
I l y a dans chaque demi-cellule un chromatophore avec
un pyrénoïde.
Habitat. G. —D.
Dimensions: Exemplaires de Singapore, 33y de long sur
15—16 de large. Isthme 12. = Exemplaires de Johore, 88y. de
long 16 — 17 de large. Isthme 13.
Gosmarium gibbosum K. sp.
Pig.: 62, 63.
Je mets ce type curieux dans le genre Gosmarium et dans le
Amisinage de G. moniliforme, et surtout, à cause de la forme de
la constriction médiane et du chromatophore, tout proche de mon
Gosmarium (?) dubium (2, P. 91). J ’en ai rencontré un très grand
nombre d’individus, et leurs caractères étaient très constants.
Ils ressemblent — et c’est ainsi que je croyais d’abord devoir les
considérer — à la vue de profil de plusieurs espèces; mais, j ’ai
eu beau les faire se déplacer par des pressions sur le couvre-objet,
les faire tourner dans tous les sens, toujours ils me sont apparus
avec les mêmes caractères: les cellules sont plus longues que
larges, les hémisomates elliptiques, presque circulaires avec, latéralement,
un assez large et très net épaississement hyalin de la
membrane. Le sillon est assez profond, aigu, non linéaire (ou
linéaire sur une| très petite distance A'ers l’intérieur). Dans chaque
cellule, il y a un chromatophore composé d’un corps central
muni de l’unique pyrénoïde, et accompagné de corps latéraux en
forme de croissant.
Habitat: G.
Dimensions: Longueur 10,a, largeur 61/3—7. Isthme 1—2.
Gosmarium Menegbinii Bréb.
Pig. : 64, 65.
Cette espèce est très variable, et on en a décrit un nombre
énorme de formes réunies par toutes sortes de types de passage,
au milieu desquels il e.st presque impossible de se reconnaître;
je ne voudrais donc pas préjuger de la- réunion de ces individus
il