
6 FLOUE ANALYTIQUE UES GENRES ET E S PÈ C E S , ETC.
les verts tapis qui re c o u v re n t les ro ch e rs d o n n e n t comme les g ra n d s
a rb re s de nos forêts le spectacle des p lu s adm irab le s m y s tè re s de la
n a tu re .
Nous te rm in e ro n s en ré c lam a n t p o u r cet essai l’indulgenc e des
savants, et en sollic itant de le u r p a r t tous les ren s eig n em e n îs qui
p o u rr a ie n t com b le r les lacunes inévitables d ’u n p rem ie r travail. MOUSSES. - ORGANOGRAPHIE
Les mousses forment avec les hépatiques qui le u r sont réu n ie s, dans
quelques classifications, sous la dénomination commune de iifttsctuces,
la classe la plus élevée p a rm i les plantes cryptogames dépourvues de
vaisseaux, A p a rt ce d e rn ie r caractère, leurs organes de végétation p ré sen
ten t u n e c erta in e analogie, mais plus app aren te que réelle, avec
ceux de quelques végétaux phanéragames. Les organes de reproduction
co n stitu en t u n type tout spécial.
Dans toutes les espèces connues il existe u n e tige, quelquefois excessivement
courte et in d is tin c te ; mais cette tige est e ssentiellement composée
de cellules. On n ’y re n c o n tre aucune des dispositions in té rieu re s
qui caractéri.sent les Monocotylédons et les Dicotylédons. Lorsqu’elle acq
u ie rt u n développement suffisant, il est facile d’y re co n n aître à l’in té -
rie u r l’existence de cellules allongées et re c tangulaires, assez semblables
à celles du lib e r en voie de formation dans les plantes su p érieu res . Il
est certain d’a illeu rs q u ’elles ne devien n en t jamais n i fibreuses ni ligneuses.
La tige est fixée au sol p a r des radicelles p a rta n t soit de son extrém
ité in fé rie u r e , soit de points divers qu an d la p lan te est rampante.
Dans quelques genres, la vé ritab le tige est complètement souterra ine
et constitue u n rhizôme q u i g ra n d it chaque année en p o ursuivant sa
m a rch e à l’abri de la lumière,