
1 4 F L O n iî a n a l y t iq u e d e s g e n r e s e t e s r e c e s
la présence est constante. Quand les cils pré sen ten t cette ap p aren c e .
on dit q u ’ils sont uppendinilés.
Si nous passons à rex am cn des véritables dents, et par ce mot nous
n ’entendons que les divisions du péristome ex té rieu r, q u ’il soit l’u nique
ou non dans la capsule, nous trouvons des formes trè s-dive rses. Les
dents sont en général coloj-ées, jau n â tre s ou rougeâtres. Leur développement
est très-variable. Tantôt à l'éta t ru d im en ta ire , elles sont à peine
visibles, ou apparaissent inégales, déchirées, criblées do tro u s , découpées
en lanières bizarres. Tantôt à l'é ta t complet, elles sont simples ou
divisées rég u liè rem en t. Dans le p rem ie r cas, elles sont généralement
de forme conique et composées d 'u n e double série de cellules. Quand
cette double série n ’est pas évidente, la p a rtie médiane est o rd in a ire ment
traA'ersée par une ligne dit isurule qui est l’indice de cette conformation.
Leur nombre normal est de 16. Mais il a rriv é q u ’elles sont
parfois soudées 4 à 4 ou 2 à 2. Le nombre des lignes divisuralcs p e rmet
de constater ces soudures. Souvent aussi elles sont partagées en
deux ou ra rem e n t trois et q u a tre jambes égales ou inégales, et quand
cette division est profonde, on peut admettre l’existence de 32 ou 64
dents. Chez p lusieurs genres, les dents, au lieu d ’être coniques et médiocrement
longues, sont filiformes et a tte ig n en t la lo n g u eu r de la capsule.
Elles peuvent alors être simplement dressées, re c tilig n e s, ou
bien tordues u n e ou p lu sieu rs fois su r elles-mêmes. Quand les dents
sont filiform e s, elles dépassent toujours le nombre 1 6 , la forme
q u ’elles affectent provenant évidemment d 'u n e subdivision du nombre
normal. Chez toutes, et le fait est d ’au ta n t plus facile à constater que
les dents sont mieux conformées, on aperçoit la trace des cellules
superposées dont elles sont formées. C’est ce que Ton appelle les a>.Ü-
culalicns de la dont. Elles se p ré sen ten t tantôt plus ta n tô tm o in s serrées,
et offrent de précieux caractères.
Dans le genre Polyth: ir, le péristome u n iq u e se compose de 32 à 64
dents inarticulées q u i se courbent en feston a u to u r de Torifice et vienn
e n t se souder à u n disque formant l’extrémité su p érieu re de la colu-
melle, qui dans ce cas p a rtic u lie r dépasse la cap.sule.
Les dents sont en général hygrométriques, et chez de nombreux
genres, elles sonl tour à tour conniventes ou étalées suivant les influen-
AI’RAÜTENANT A 1,’o R D n E DES .MOUSSES. ETC. 1 3
ces atmo.spliériques : le fait est su rto u t trè s -a p p a re n t chez les Hypnacées
et familles voisines.
Nous avons d it que le sporange en rom p an t Tarcliégone emportait
avec lui la p a rtie su p érieu re de cet organe sous le nom de coiffe. La
coiffe se détache o rd in a irem en t u n peu avant Toperculo ; mais quelquefois
au.ssi clic est plus persistante : c’est qu’alors elle recouvre la presque
totalité do la capsule, ou même la dépasse en cachant u n e partie
du pédicelle. Elle est dite alors en éleignoir. Si elle ne repose que su r
la p a rtie sup érieu re de la capsule, mais en la re co u v ran t comme un
bonnet, on la dit en mitre. Si elle n ’est fixée que la té ra lem ent, elle est
cuculliforme ou en capuchon. Généralement lisse et sans poils, la coiffe
est souvent sti iée, couverte de poils rares ou d ’u n feutre abondant. Son
bord in fé rieu r est e n tie r , frangé, lobé ou lacinié.
En ce qui concerne les spores, nous dirons seulement que le u r grosseur
a servi à co n stitu er u n e famille d istin c te, les Archidiacées. Presque
toujours ils sont trè s -p e tits et en nombre considérable. Ils servent
à la reproduction d e là p lan te p a r semis. Outre ce moyen de reproduction,
les mousses en ont p lusieurs au tre s q u ’il est bon de c o nnaître . A
Textrèmité ou à Taissello des tiges ou des feuilles on trouv'e quelquefois
des petits corps cellulaires q u ’il faut se garder de confondre avec
les an th é rid ie s. Ces masses cellulaires ou sporules se détachent et donn
e n t naissance à de nouvelles plantes. Enfin les racines sont chez c ertaines
espèces mu n ie s de petits tub e rcu le s, d ’où naissent des b o u rgeons
aptes à la reproduction d ’un in d iv id u semblable à la plante
mère.
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