
24 FLORE ANALYTIQUE DES GENRES ET ESPÈCES
p a rtie p a r la côte solide et excurrente ; capsule brièvement
pédicellée, grande, u n peu pyriforme.
Lieux marécageux, bords des fossés. — Mai, ju in .
Syn. Confondu avec le Phascum- alternifolhm.
5® FAMILLE. — Astomacées.
Plantes ne différant des Hymenostomum que p a r la forme de
la capsule qui est astome. Tige dressée, presque simple,
d ’environ 2 centimètres de longueur. Feuilles étalées, la n céolées
ou lin é a ire s, à côte solide, concaves, entières, souv
en t papilleuses, crispées p a r la sécheresse. F leu rs mon
oïques, gemmiformes; les m âles dans l’aisselle du b o u rgeon
te rm in a l. Anthéridies nombreuses. F ru its solitaires
ou nombreux. Coiffe en capuchon. Capsule presque ovale
à bec en ro s tre , et opercule dis tin c t bien que ne se détac
h an t pas.
Genre u n iq u e . — Astomum.
16 A. Crispum. — Feuilles mucronées. F ru its nombreux, Les
a u tre s caractères de la famille.
Champs a rg ile u x , sableux. — Commencement du p rintem ps.
— Dans u n taillis nouvellement coupé près les aqueducs
de Chaponost.
Syn. Phascum crispum.
DEUXIÈME TRIBU. - SCHISXOCARPES.
6» FAMILLE. — Andréacées.
Plantes gazonnantes, à tige g énéralement rig id e et de couleur
olivâtre ou no irâ tre, avec ramifications dichotomes ra p p
elant le p o rt des Grimmia. Feuilles rapprochées, étalées
ou déjetées d’u n côté et souvent courbées en faulx, à tissu
c ellulaire serré dans la p a rtie su p érieu re, parfois verruqueuses
et papilleu.ses. Fleurs en général monoïques, toujo
u rs te rm in a le s. Les mâles placées, dans les espèces monoïques,
su r des rameaux plus grêles et en grand nombre
su r la même innovation de l’a n n é e ; gemmiformes. Anthéridies
assez grandes, pédicellées, entremêlées de nombreuses
paraphyses. Les femelles solitaires, gemmiformes
avant l’apparition à l’ex té rieu r de la capsule. Celle-ci sessile,
ovale ou cylindrique, n o irâ tre à la m a tu rité et se divisant
alors en 4 valves adhérentes au sommet et béantes
p a r la sécheresse. Columelle persistante. Coiffe o rd in a ire m
en t campanulée, laissant toujours quelques lambeaux
fixés à la capsule. Spores de g ra n d eu r médiocre u n is 4 à
4 au moment où la capsule se fend.
Genre u n iq u e . — Androea.
a Feuilles sans côte.
17 A . P e t p o p W l a . — Monoïque.— Feuilles oblongues lancéolées,
en général étalées, à sommet oblique et obtus ; entières,
papilleuses su r le dos. Périgone des fleurs mâles trip h y lle.
Rochers des montagnes subalpines, Pilât. — Eté.
Syn. Andræa alpina.
b Feuilles à côte.
18 A . R u p e s t p i s . — Monoïque. — P lan te n o irâ tre à feuilles divariquées
oudéjetées d’un seul côie; lancéolées, lin é a ire s, concaves,
lisses, à côte atteignant lesommet. Périgone des fleurs
mâles de 5 à 8 folioles. Paraphyses dépassant de beaucoup
les a n th é rid ie s.
Même h a b ita t, et m ême époque.
Syn. Androea rupestris.
19 .4 . C p a s s i i i c p T i a - — Monoïque. — Tige à rameaux fastigiés au
sommet, fragile ; feuilles subulées entières, lisses ; côte
assez épaisse, excurrente, en alêne papüleuse. Col capsula
ire plus court que dans l’espèce précédente.
Rochers humides des montagnes. — Été. — Très-rare.
Syn.
20 A . IS iv a l i s . — Dioïque. — Tige allongée, mince ; feuilles courbées
en faulx et déjetées d'un côté; lancéolées, terminées en