
FLORE ANALYTIQUE DES GENRES ET ESPÈCES
rieurwneiU su r tout son contour, et re x trcm ité détachée tombe en
laissant la p a rtie in fé rieu re ouverte. On d it alors que la capsule est
operculée. L’opercu/e qui n ’est a u tre chose que le pe tit couvercle de
I u rn e a une forme bémisphériquo ou conique, et se te rm in e très-souvent
en un bec plus ou moins allongé en alêne, droit ou oblique.
La séparation de roporcule est facilitée p a r la conti-action d 'u n e série
simple ou m u ltip le de cellules élastiques q u i, assez généralement,
persistent au to u r de l’ouverture de la capsule ou tombent plus tard
que l ’opercule. Quand ces cellules sont encore visibles après la déhiscence
du sporange, elles constituent ce q u ’on appelle Vanneau; il est
simple, double, e tc ., su iv an t q u ’il se compose d’u n e , de deux ou p lu -
■sieurs rangées. Les caractères tirés de l’an n eau ont quelque importance,
et nous en avons presque toujours tenu compte p o u r d is tin g u e r des
espèces faciles à confondre.
Le sporange m û r est rem p li p a r les spores : mais sa paroi n ’est pas
constituée p a r une membrane u n iq u e ; en réalité il se compose de trois
sacs emboîtés les u n s dans les a u tr e s , et c’est le plus in té rie u r qui
renferme les spores. Assez souvent ce sac in té rie u r est plus court que
les deux au tre s, et comme c’est du côté du pédicelle que sa lo n g u eu r
fait défaut, la dessiccation détermine u n resse rrem en t de la capacité
capsulaire au-dessous de ce sac. Cette p a rtie se nomme le col de la capsule.
Dans certains cas, ce col est plus ou moins déformé p a r des bosses
saillantes qui ont l’apparence de goitre. En outre, chez les Splach-
nacées, les deux sacs extérieurs ont dans quelques espèces u n e exubérance
de développement qui donnent à leurs capsules des formes
très-bizarres et trè s-c arac té ristique s. Les spores n ’occupent pas la totalité
de la capacité du sac in té rie u r capsulaire. La capsule est tra v e rsée
dans le sens do l’axe p a r u n e espèce de colonne qui se relie d’un
côté au pédicelle et de l’a u tre s’u n it à l’opercule avant la chute de
c elui-ci : c’est ce que l’on appelle la coltmelle; elle ne manque que
chez de rares espèces dans les genres inférieurs.
Le sac ex té rieu r est à l’origine in tim ém en l u n i à l’opercule qui n ’en est
que l’e.xtrémité su p érieu re. De même aussi les deux sacs in te rn e s sont
à l’orig in e pa rfa item ent clos. Mais en même temps que la fente oper-
culaire se délimite, il se fait dans les p a rtie s correspondantes des sacs
in té rie u rs u n trav a il organ iq u e qui divise le p lu s souvent leurs ex-
AI'I'ARTENANT A I .’ORDRE Di;S MOUSSES, E TC, 13
trémités en lames minces, de forme conique, très-allongées, et qui au
moment de la m a tu rité con stitu en t u n e série c ircu la ire de dents dont
l ’ensemble se nomme péristome. Cette division en dents n ’existe que
dans les peristomes parfaits.
S’il a rriv e que les p a rtie s extrêmes des membranes se fendent avec
l’opercule dans les sacs in te rn e s , et tombent avec lu i, soit q u ’elles lui
restent adliérentes, soit q u ’elles aient été résorbées, le péristome est
n u l, et l’espèce est dite Gyinnostome. Si la division se p ro d u it seulement
dans l’u n des deux sacs, le péristome est simple; si elle se p ro d u it
dans les deux, il est double.
La considération du péristome offre des caractères trè s -im p o rta n ts ,
et faciles à constater : on nous p a rdonne ra d ’e n tre r dans quelques
détails.
Un genre nous offre la p a rticu la rité suivante : une seule des membranes
persiste, et, au lieu de se diviser en lanières ou dents, conserve
son in té g rité et forme u n second opercule in te rn e .
Dans certains genres à péristome simple, u n e portion de la memb
ran e , l’in fé rieu re , reste indivise, et la p a rtie su p érieu re seule a la forme
de dents. La p a rtie indivise se nomme membrane basilaire, et a
plus ou moins de h au te u r.
Avec des péristomes doubles, nous pouvons avoir aussi des memb
ranes basilaires. Mais le plus souvent elle n ’a p p a ra ît que dans le péristome
in te rn e , q u ’elle p eu t même co n stitu er presque in tég ra lem en t.
La division en dents s’y manifeste alors p a r des côtes saillantes qui
dé te rm in en t ce q u ’on appelle u n e membrane carénée. Quand les dents
in te rn e s sont séparées, elles sont souvent entremêlées de cils linéaires
plus ou moins nombreux pour chaque d en t : en o u tre , ces dents in te rnes
ont u n aspect trè s -d iffé ren t de celui des dents externes et qui rap pelle
le u r orig in e. Elles sont tran sp aren tes, carénées, fendues à la carèn
e en p a rtie ou en totalité, et p o u r ces causes o n t reçu le nom spécial
de processus. La m em b ran e in te rn e se ré d u it quelquefois à de simples
cils, distincts des processus en ce que ceux-ci sont formés de deux
séries de cellules, tan d is que les cils n ’eu possèdent q u ’une seule et
trè s-é tro ite . 0 a rriv e quelquefois que les cellules dont se composent
les cils offrent des prolongements latéraux fie forme variable, mais dont