
••„.sâL
THÈBES [LO
E X P L IC A T IO N DES P LA N CH E S .
Nm. MM. J o l lo i s et D e v i l l ie k s ont mis en ordre et rédigées, les notes i
auteurs des dessins pour former le recueil des explications de planches du troisième volume.
i par les
P L A N C H E I .
P L A N topo graphique des Ruines.
L ’étendue de terrain que cette planche comprend, est indiquée sur le
plan général (voyez planche / , A . vol. I I ) par un rectangle tracé en
lignes très-fines, portant le n.° VI, Les lettres A et B désignent les
points de vue des planches 3 ec 4 . ( Voye^ ci-après.)
Nota. C’est par erreur que ion a placé le bord du fleuve à près de trente mètres
de l’ancien mur de quai, vers l'extrémité méridionale du palais.
Nous n’avons jamais vu le pied de ce mur découvert dans le temps
même des plus basses eaux. On doit faire observer aussi que le fleuve,
qui se porte avec rapidité vers ce mur de quai, en a détruit une partie
et a rongé la berge jusque par derrière la construction. (Voyez la
section V il du chapitre IX .)
P L A N C H E 2 .
V u e générale prise d ’une île en face des Ruines du Palais.
Cette vue a été prise d’une des îles indiquées sur le plan général de
Thèbes, en face du village de Louqsor. (Voyez pl. 1 , A . vol. II.)
L ’auteur a choisi le même point de vue que le voyageur Norden. Par
la différence qui existe entre les deux dessins, on peut juger des difficultés
qu’ont éprouvées, en Egypte, les voyageurs qui nous ont précédés,
puisque, dans cette circonstance comme dans beaucoup d’autres,
Norden, qui passe pour un des plus exacts, s’est autant éloigné de la
vérité.
1. Mosquée construite dans l’intérieur du palais.
2.. Troupes Françaises célébrant le renouvellement de l’année et commandées
par le général BÉLIARD. L ’infanterie fait une décharge
générale de mousqueterie, à laquelle répond l’artillerie des barques.
3. Barques du Nil montées par des Français.
4. Nageurs entraînant avec eux des filets remplis de pastèques, de
vases de terre cuite, et de divers autres objets.
On voit, à droite, sur le devant du tableau, un de ces énormes crocodiles
qu’on rencontre assez ordinairement dans la haute Egypte, sur
les îles basses du Nil»
P L A N C H E 7 .
V u e de l’Entrée du Palais.
Cette vue a été prise d’un point marqué A , sur une petite place en
face du monument. (Voyer le plan topographique des ruines, pl. 1,
A . vol. I I I .)
1. Sommet du minaret de la mosquée construite dans la première
cour du palais.
3 , 2.'. Habitations modernes surmontées de colombiers : ceux-ci sont
construits en terre séchée au soleil, et terminés en forme de petites
Thèbes [Louqsor]. A- vol. III,
tourelles carrées, blanchies à la chaux; ils sont percés de trous et
environnes de petites branches d’arbre, pour faciliter aux pigeons
l’entrée de leurs retraites. Le dessus des tourelles est garni de pots
de terre brune, rangés les uns à côté des autres, et quelquefois
disposés en pyramide. En avant de l’obélisque de droite, il existe
de semblables colombiers qui le masquent en partie, et que l’on
s’est permis, à cause de'cela,de supprimer, afin de donner plus
d’intérêt à cette vue. Sur la gauche, on yoit. quelques maisons du
village de Louqsor.
3. Colosses en granit de Syène. Ils sont enterrés jusqu’aux épaules..
Leurs visages sont mutilés. (Voye£ la Description du palais de
Louqsor, sect. V I I du chapitre IX .)
4. Obélisques en granit de Syène. Ils sont enterrés de quatre à cinq
mètres et parfaitement conservés, à l’exception du pyramidion du
plus petit : c’est celui qui se trouve à droite. ( Voye.1 la Description
du palais de Louqsor, sect. v il du chapitre IX .)
Derrière les obélisques et les colosses, s’étendent, de part et d’autre,
les deux parties du pylône, dont la corniche est en grande partie détruite.
Chacune d’elles est percée de deux ouvertures qui donnent du jour
dans les escaliers de l’édifice.
Les sculptures du pylône n’ont pas été copiées avec une très-grande
exactitude : leur grande altération, et la hauteur à laquelle elles se
trouvent, rendoient ce travail très-difficile. Si l’on a pu donner- Y intention
de ces tableaux, on le doit au genre de sculpture adopté par les Égyptiens.
Les figures sont en relief dans le creux, en sorte que, pour peu
que le soleil donne dessus, les ombres portées par les arêtes saillantes
dessinent avec netteté tous les contours. Quand ces arêtes ;spnt brisées;
on ne peut plus rien distinguer.
5. Mur en brique élevé entre les deux massifs du pylône, et percé
d’une petite porte. (Voyez la section v u du chapitre IX .)
6. Colonnes de neuf à dix pieds de diamètre, formant une galerie à
la suite du premier péristyle.
7 . Colonnes du deuxième péristyle. Au-dessus et dans le.fond, du
tableau , on aperçoit Je fleuve, et les. montagnes de la chaîne
Libyque.
8. Dôme d’un tombeau de santon.
9. of. Français occupés à dessiner.
1 o. Un autre Français mesurant le colosse à gauche, autour, duquel
on a fait des fouilles pour en connoître les proportions.
1 1 . Un soldat Français monté sur un âne.
1 3 . Un aveugle conduit par son fils. •
P L A N C H E 4 -
V u e particulière du P a la is, prise dît sud.
Cette vue a été prise du point marqué B , sur le plan topographique
des ruines, planche / , A . vol. III.
Les buttes sur le devant sont en grande partie,composées de sables
amoncelés par les vents.
1. Mosquée et minaret.
I s i l i l l 1 1 i i i m ¡t i
asi